mercredi 18 septembre 2019

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Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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LE CREUSOT : Une agent agressée et frappée ce lundi matin au Lycée Léon Blum

19/03/2019 23:12Lu 35639 foisImprimer l’article
Les cours reprennent normalement mercredi à 8 heures.
Un rassemblement des élèves mercredi à 10 heures.
Les enseignants attendent avec impatience d’être reçus par la rectrice.
ACTUALISE mardi à 23h12 :
Un communiqué du Rectorat.
Au cours d’une journée forcément très perturbée, avec le droit de retrait exercé par des enseignants et d’autres en grève dans le cadre de la journée interprofessionnelle de mobilisation, un rassemblement des élèves du Lycée Léon Blum a eu lieu ce mardi à 14 heures.
Les élèves ont convenu qu’ils se rassembleront, beaucoup plus largement, mercredi à 10 heures avec une prise de parole, quant aux faits de violence très graves qui se sont déroulés lundi matin, contre une femme de ménage qui a été frappée. Les enseignants et les personnels ont été invités à se joindre à eux.
Les enseignants, qui se sont à nouveau réunis ce mardi en début d’après-midi, ont décidé de ne pas prolonger le droit de retrait exercé lundi et mardi, et donc d’une reprise des cours. Notamment parce que des épreuves sont programmées pour les élèves de Terminale.
«Nous attendons surtout une réponse de la Rectrice à qui nous avons demandé une audience. Celle-ci a été formulée dès lundi après-midi et ce mardi, à 17 heures, nous n’avons toujours pas de réponse. Que ce soit clair : Si nous n’avons pas une réponse rapide et si on nous donne une date trop éloignée, alors nous appellerons à nouveau à la mobilisation jeudi et à se mettre en grève», préviennent les représentants du personnel.
Alain BOLLERY


Communiqué du Rectorat suite à l’agression d’une agente technique du lycée Léon Blum au Creusot (envoyé mardi à 23h00) :
Lundi 18 mars, une agente technique a été victime d’une agression par un élève. Le proviseur a pris toutes les mesures qui s’imposaient pour prendre en charge la victime et sécuriser l’établissement.
Un inspecteur vie scolaire du rectorat ainsi qu’un chargé de mission pour le plan sécurité de l’école de la DSDEN de Saône-et-Loire se sont rendu sur place.
Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l’académie de Dijon, et Fabien Ben, Inspecteur d’académie, DASEN de Saône-et-Loire, condamnent fermement cet acte de violence.
Ils adressent tout leur soutien à la communauté éducative de l’établissement et témoignent de leur réel appui à l’action et à l’engagement du chef d’établissement au sein du lycée, pour garantir des conditions propices d’apprentissage pour les élèves.

Notre précédent article :
«Banalisation de la violence»… Ce sont les mots qui reviennent le plus dans les qualificatifs des personnels et enseignants du Lycée Léon Blum après l’agression qui a vu une femme de service blessée, ce lundi matin (lire notre premier article ci-dessous), ainsi que creusot-infos l’a révélé peu avant midi.
Et comme nous l’avons annoncée, une assemblée générale s’est tenue, ce lundi à 13 heures, en salle des professeurs. Elle a rassemblé enseignants et autres personnels et agents de l’établissement, rejoints par le Proviseur Marc Aubert.
Avant que ne débute la réunion l’alarme a longtemps retenti. Comme pour témoigner d’une journée qui malheureusement fera date. Car ce lundi 18 mars est une très mauvaise journée. Pas à cause de l’alarme déclenchée à de multiples reprises, comme en écho à cette violence latente, que tout le monde perçoit. Cette violence qui s’installe dans le paysage et qui a donc gagné les établissements scolaires. A ce sujet, il est utile de préciser que Le Creusot n’est pas une exception. Simplement au Lycée Léon Blum les personnels ne veulent plus se taire, estimant que le silence est la pire des choses, et peut être reçu par quelques fauteurs de troubles comme une forme d’approbation.

«C'est quand elle a sorti son téléphone...»

C’est une collègue de la victime qui a pris la parole en premier pour expliquer comment l’agression a eu lieu. «Notre collègue s’est fait insulter parce qu’elle demandait à passer avec son chariot. Et puis elle a rejoint son local. Elle a sorti son téléphone portable pour prendre en photo l’élève qui avait lancé les insultes».
C’est là que tout a dégénéré. L’élève l’a frappée, projetée au sol». Tout le monde souhaite qu’elle dépose plainte.
«Elle avait déjà été préalablement insultée et sa voiture avait même été «caillassée». Ce sont des élèves qui l’ont aidée à se relever».
Ainsi que nous l’avons écrit, elle souffre de multiples contusions.
C’est ce qui a d’abord été précisé au cours de l’assemblée générale qui a connu une participation importante. Une réunion au cours de laquelle il a été indiqué que l’élève, reconnaissant ses faits de violences, aurait déclaré qu’il avait réagi ainsi, parce que l’agent l’aurait giflé.
Une chose est certaine, d’autres personnels sont catégoriques : «Jusqu’à son raccompagnement au portail – pour son exclusion à titre conservatoire – il s’est montré dans un état de violence».

Envoyer un message clair à l'ensemble des élèves

On s’en doute, cette agression avec blessures volontaires, a particulièrement choqué tous les enseignants et personnels du Lycée Léon Blum. «C’est pire que ce que l’on a déjà eu jusqu’à maintenant», a lancé une enseignante en guise de résumé, avec une triste perspective : «A force de nous mettre à l’épreuve, bien sûr qu’à l’arrivée on va en coller «une». »
Devant ce nouveau palier franchi dans la violence, «il faut envoyer un message très clair à l’ensemble des élèves», a-t-il été dit. «Et même si on nous dit que pour nous, enseignants, ça n’entre pas dans les cases du droit de retrait, nous on est là»…
Entendez que tous les personnels de l’établissement se retrouvent en première ligne devant cette nouvelle violence. Alors pour les enseignants présents à l’assemblée générale, «ne pas reprendre les cours cet après-midi, c’est le minimum. Car si on ne réagit pas, on va le perdre cet établissement»… En décodé la situation pourrait devenir encore plus difficile.
«Quel est l’intérêt du droit de retrait ?» demanda alors un représentant des élèves. «Un ras le bol par rapport à l’institution qui ne règle pas les problèmes».
Et un professeur d’ajouter : «Il est inacceptable ce qui se passe dans une classe de seconde, où des élèves ne peuvent pas travailler normalement».

«On dit non à la violence»

Pour tout le monde, «on ne peut pas tout accepter dans un établissement scolaire. Cet élève, très clairement on ne lui a pas appris qu’il y a des règles sociales».
Pour la porte parole des enseignants, Anne-Sophie Birembaut, qui a pris la parole à 14 heures devant les élèves, «On ne veut pas d’hypocrisie et on ne veut pas de promesses. Car ce n’est pas faute de ne pas avoir tiré la sonnette d’alarme. Nous sommes tous des personnels de l’établissement. Et si un élève s’était fait agresser, on montrerait notre mécontentement».
Le message adressé ce lundi est on ne peut plus clair : «On dit non à la violence».
C’est pour cela que les personnels en assemblée générale lundi entre 13 heures et 14 heures ont décidé d’un droit de retrait pour l’après-midi. Certains souhaitent une suite mardi. La grève avancée par un enseignant n’a pas été retenue, car le mouvement de grève annoncé ce mardi 19 mars, doit être dissocié.

Une suite mardi ?

Une nouvelle assemblée générale aura donc lieu mardi matin à 8 heures. Elle décidera des suites, et d’un prolongement éventuel du droit de retrait. «On a fait des efforts, il ne faut pas lâcher maintenant. Non on ne peut pas se permettre de lâcher maintenant».
Personnels et enseignants attendent maintenant de savoir comment les autorités vont réagir. Les autorités, car il y a d’un côté le Rectorat et l’Inspection Académique, dont on aurait pu penser que l’on ou l’autre vienne dès lundi matin au Lycée ; Et de l’autre côté le Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, puisque c’est une de ses agents qui a été agressée et frappée. Chacun espérait à 14 heures que les choses bougeraient dans l’après-midi. Avec du concret.
En attendant, dès 14 heures, les élèves ont été informés du pourquoi du «droit de retrait», voir notre vidéo. Une grande majorité ont applaudi… A une prise de conscience ?
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)


Un droit de retrait maintenu ce mardi
mais pas par tous les professeurs et personnels

Une assemblée générale a donc eu lieu ce mardi matin, dès 8 heures, comme cela avait été décidé lundi en début d'après-midi. Selon les informations portées à la connaissance de creusot-infos, elle n'a pas débouché sur une décision unanime. Certains professeurs ont décidé de maintenir leur droit de retrait, tandis que d'autres ont décidé d'assurer les cours, sans que l'on sache le nombre exact. A cela s'ajoute le fait que des professeurs sont absents car ils prennent part au mouvement de grève national, qui lui devrait avoir des répercussions sur le service de restauration.
A.B.

Liberscol a été piraté
C'est une très mauvaise plaisanterie : Lundi soir, Liberscol, la plateforme internet d'échanges entre la direction du Lycée, les enseignants, les parents et les élèves, a été piratée... Le ou les pirates ont annoncé qu'il n'y aurait pas de cours ce mardi, ce qui chacun le sait n'avait pas été décidé lundi. Ce mardi matin, la page était inaccessible...
L'Editeur du site a tenu à réagir en estimant et en affirmant qu'il ne s'agissait aucunement d'un piratage : «Sur le site liberscol, il a été écrit : « Pas de cours, mardi 19 mars de 8h à 9h ». Les élèves ont enlevé l’information « de 8h à 9h » par une simple modification de la page source  pour laisser simplement « Pas de cours Mardi 19 mars ». Sur snapchat, une impression écran avec « de 8h à 9h » masqué par du texte  a été diffusée.
A.B.

Déjà 28 exclusions définitives
S’il est bien une chose qui est établie au Lycée Léon Blum au Creusot, c’est que le laxisme n’a pas de raison d’être. Depuis le début de l’année scolaire, Marc Aubert annonce que 28 exclusions définitives ont été prononcées. C'est quand même l'équivalent d'une classe complète ! Le chiffre devrait augmenter avec la quasi-certaine exclusion définitive de l’élève qui lundi matin a frappé une femme de ménage dans un couloir. Son cas sera examiné le 28 mars, lors de la 35ème commission de discipline de l'établissement depuis le mois de septembre ! L'élève incriminé est majeur, originaire de Chalon-sur-Saône et avait été admis à Léon Blum pour un redoublement.
A.B.

Rémy Rebeyrotte écrit à Madame La Rectrice et à Madame La Présidente de Région
«En quelques mois, deux agressions ont marqué la vie du lycée Léon Blum du Creusot.
La réinstallation de l'ensemble du lycée sur le site de la Chaume-Lavoisier est bien sûr une bonne chose puisque les conditions matérielles d'enseignement se sont améliorées. Le nouveau lycée, lancé à l'initiative de François Patriat lorsqu'il était Président de la Région Bourgogne, était donc attendu et est une réussite à bien des points de vue.
Cependant, la taille du nouvel établissement, qui permet de faire des économies d'échelle en regroupant sur un seul site l'activité des deux sites précédents, nécessite pour autant un renforcement des moyens humains en matière d'encadrement.
Je me suis donc permis de saisir de cette question à la fois Madame Frédérique Alexandre Bailly, Rectrice de l'Académie de Dijon ainsi que Madame Marie-Guite Dufay, Présidente de la Région Bourgogne», indique le Député Rémy Rebeyrotte, dans un communiqué adressé à creusot-infos.
A.B.

Coup pour coup..
Cinq lycéennes et lycéens, témoins de la scène, ont tenu à témoigner auprès de creusot-infos. Ainsi que cela avait été indiqué lundi au cours de l’assemblée générale, ils confirment ce que l’élève qui a frappé l’employée de service, avait déclaré, à savoir «qu’il l’a frappée, après avoir reçu une gifle». Ils indiquent aussi que l’élève avait jeté à terre, le téléphone de la femme de ménage qui voulait le prendre en photo.
Un des cinq témoignages reçus : «Nous étions en G300 derrière les portes coupe feu lorsque nous avons aperçu une dame de ménage qui à son tour nous a vu aussi. Malgré cela elle a tout de même ouvert la porte sur l’élève. En passant elle a également dit une remarque. L’élève concerné a alors marmonné quelques mots qui n’ont pas été du goût de la dame de ménage qui a alors rangé son chariot dans son local et c’est muni de son téléphone portable afin de le prendre en photo l’élève.  Mécontent il a alors pris le téléphone et l’a jeté au sol ce qui n’a pas plus à la dame de ménage qui a giflé violemment l’élève, qui pour se défendre lui a rendu sa gifle puis est parti».
A.B.

Pas de cours mardi de 8 à 9 heures
Les personnels ayant décidé de se réunir en assemblée générale, la direction du Lycée Léon Blum a annoncé qu'il n'y aura pas cours de 8 heures à 9 heures ce mardi matin, en attendant la décision qui sera prise en assemblée générale.

Notre premier article (lundi 11h52) :
«Une femme agent territorial a été agressée, ce lundi matin, à 8 heures par un élève qui ne supportait pas une remarque, car elle ne pouvait pas passer dans un couloir avec son chariot»
, indique Marc Aubert, proviseur du Lycée Léon Blum au Creusot.
C’est donc à l’heure de la prise des cours que l’agression a eu lieu dans un couloir de l’établissement. La femme, agent territorial et employée par la Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, a été projetée au sol et frappée. Elle a été secourue et transportée à l’Hôtel-Dieu du Creusot.
«Elle souffre de plusieurs contusions et elle est surtout très choquée», assure Marc Aubert. Le Proviseur précise que l’agression a eu lieu sous les yeux effarés d’une quarantaine de témoins.
L’élève, en Terminale STMG série technologique, a fait l’objet d’une exclusion immédiate à titre conservatoire. «Son cas sera examiné au cours d’un conseil de discipline qui est convoqué pour le jeudi 28 mars», annonce Marc Aubert.
Les agents territoriaux du Lycée Léon Blum, après une assemblée générale, ont immédiatement exercé leur droit de retrait. Avec pour conséquence la suppression ce lundi de la restauration scolaire à la mi-journée. «Mais des repas de substitution seront distribués aux élèves», a-t-il été précisé ce lundi à 11h40, «avec un décalage des horaires prévus pour la restauration».
Par solidarité, les enseignants ont également prévu d’exercer eux aussi leur droit de retrait, pendant une heure. «Il n’y aura donc aucun cours de 13 heures à 14 heures», a encore annoncé Marc Aubert, on s’en doute très en colère après cette agression complètement gratuite.
ACTUALISE : En assemblée générale, les enseignants du lycée Léon Blum en présence des personnels viennent de décider droit de retrait pour l’après midi. Les cours pourraient aussi ne pas avoir lieu mardi.
Des cours sont cependant assurés par les professeurs ayant décidé de ne pas exercer leur droit de retrait. Le Lycée n'est donc pas fermé. Il est ouvert aux élèves, a bien pris soin de souligner, le Proviseur Marc Aubert.
Alain BOLLERY