lundi 20 mai 2019

Pour la Fête des Mères, dites-lui avec des dessous !

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Nouveauté : Brassière de Sport

Édito
Les faits très graves qui se sont produits lundi matin, ont révélé autant le manque de respect et de politesse, que cette violence qui n’en finit plus de s’incruster dans les têtes, dans les esprits et donc bien malheureusement dans les actes.
Questions à...
Le vice-président de la Région Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées est catégorique : «On sait s’adapter, on sait être réactif et on peut voter un financement exceptionnel»
Elu lundi après-midi nouveau Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, Bernard Lacour entend mener une présidence de combat. Pour défendre l’agriculture «contre les attaques menées par des minorités». C'est ce qu'il affirme dans une longue interview qu'il a accordée à creusot-infos.
«88% de la société française apprécie notre agriculture et ses agriculteurs et on entend que les minorités»
«L’agriculture française c’est la qualité et la traçabilité»
«L'engagement du conseil départemental a été vital»
«Dans la Communauté Le Creusot - Montceau, on va franchir un cap dans la gestion de l’eau».
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.
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LE CREUSOT : Un cambriolage à près de 1,5 million d’euros

02/02/2018 00:46Lu 34076 foisImprimer l’article
C’est le casse du siècle !
Jamais encore un cambriolage n’avait causé un tel préjudice dans l’agglomération du Creusot.
La Police lance un appel à témoins.
ACTUALISE :
La réaction du directeur d'ASCOT.
Pourquoi les disques de turbines volés, coûtent très très cher...

Les faits se sont produits au cours du week-end et la découverte a été sévère. L’entreprise ASCOT, groupe MISTRAS, qui se trouve sur le village Chanliau a été la cible des cambrioleurs au cours du weed-end. Avec un vol par effraction au préjudice vertigineux.
En effet, selon les informations qui ont été portées à la connaissance de creusot-infos, le préjudice, d’abord estimé à un million d’euros, approcherait finalement le million et demi d’euros !
Pour l’occasion les cambrioleurs ont employé les gros moyens. Ils ont en effet emporté un stock évalué à 7 tonnes de matériels. Un butin composé essentiellement de disques de turbine, pour les moteurs d’avion, pour lequel l’établissement creusotin du groupe Mistras met ses compétences au service de grands groupes industriels, pour ce qui concerne les contrôles non destructifs.
Ces contrôles non destructifs sont à l’industrie ce que les contrôles sanitaires sont à l’agroalimentaire. Ils permettent de valider la parfaite conception de pièces essentielles.
En l’occurrence ce sont donc des disques de turbine, pour les moteurs d’avion qui ont été dérobés. Au total, près dune cinquantaine de pièces.
Le cambriolage ne s’est pas effectué en cinq minutes. Les cambrioleurs avaient besoin de temps pour charger leur butin qui ne va pas spécialement leur être très utile. En effet, les disques sont le fruit d’alliages qui ne représentent pas spécialement une grande valeur à la revente, pour ainsi dire sans intérêt. Les disques de turbine dérobés ont surtout de la valeur, parce qu’il s’agit de pièces maîtresse.
Et au stade où ils passent par les contrôles non destructifs dans les locaux d’ASCOT, ces matériels ne présentent pas de données sensibles pour l’espionnage industriel, dans la mesure où il s’agit de pièces brutes qui n’ont pas été façonnées, comme par exemple elles le sont dans les ateliers de SAFRAN, avant d’être expédiées pour équiper les moteurs d’avions.
Le casse opéré à l’entreprise ASCOT, selon une source au fait de l’industrie, se rapproche dans un certain sens de deux autres cambriolages qui ont eu lieu, au cours des derniers trimestres, sur le site Chanliau. Et on n’est pas sur le même registre que les vols de cuivre qui ont fait la une de l’actualité ces dernières années.
L’entreprise ASCOT, du groupe MISTRAS, est une entreprise de référence. Elle est plébiscitée par de grands groupes industriels, de Framatome à SAFRAN, en passant par Hispano-Suiza, Turbomeca, Turbine Casting, General Electric…
La Police a évidemment ouvert une enquête et mené de premières investigations.
Alain BOLLERY


La réaction d'Aquiles Gomes


«Ils ont cru que c’était de la matière qu’ils allaient pouvoir vendre»… C’est ainsi qu’Aquiles Gomes, directeur de l’établissement ASCOT du Creusot, réagit après le cambriolage dont l’entreprise a été la cible. «Ce n’est pas le premier cambriolage que nous subissons, mais auparavant pour les précédents, ce sont des matériels électro portatifs qui avaient été dérobés. Alors oui c’est la première fois que l’on nous dérobe des disques de turbines». C’est par une porte fracturée que les cambrioleurs se sont introduits dans l’établissement. «Nous allons renforcer notre dispositif de sécurité», annonce le dirigeant.
A.B.
(photo d’archive creusot-infos : Aquiles Gomes avec David Marti)

Les disques de turbines coûtent très très cher

Les disques de turbines qui ont été dérobés s’ils sont pour ainsi dire pas revendables coûtent cependant très cher. Comme les toutes les pièces faisant l’objet de contrôles non destructifs, ces disques étaient en transit dans l’atelier d’ASCOT au Creusot. Des disques qui arrivent après avoir été forgés pour le compte de SAFRAN. Ils sont réalisés à partir d’alliages spécialement élaborés pour équiper les moteurs d’avions. Les disques de turbines, après avoir subi des contrôles non destructifs sont façonnés au sein des ateliers de SNECMA (SAFRAN), plaine des Riaux au Creusot.
Ces disques sont principalement destinés à équiper les moteurs CFM 56, pour Boeing ou Airbus, ou bien le nouveau moteur LEAP pour lequel l’extension de SNECMA au Creusot a été décidée. Parce qu’ils sont soumis à des températures extrêmement élevés, jusqu’à 950 degrés pour le CFM56 au décollage, puis 800 degrés en vitesse de croisière pendant de longues heures, pour ce qui concerne les vols intercontinentaux.
Ce sont donc des pièces vitales qui sont l’élément central de la sécurité aérienne, saluée à la fin de l’année 2017, puisqu’aucun accident d’avion de grande ligne n’a été enregistré l’année dernière. On comprend que leur valeur est extrêmement élevée. A l’ouverture de l’usine SNECMA au Creusot, en 1987, il avait été précisé que le prix d’un disque de turbine était équivalent au prix d’une Renault 25 Baccara, juste avant l’arrivée sur le marché de la Safrane Baccara. Depuis, on s’en doute, les prix n’ont pas diminué et qu’ils correspondent au prix d’une très belle voiture de luxe. De sorte que le préjudice du cambriolage subi par ASCOT est effectivement de l’ordre d’un million et demi d’euros au minimum, et peut-être même un peu plus…
A.B.

Appel à témoins

Dans le cadre de leur enquête sur ce cambriolage au préjudice exceptionnel, les Policiers du Creusot lancent un appel à témoins. Ils demande à toute personne qui pourrait amener des informations sur le cambriolage et notamment sur la présence d'un poids-lourd sur le village Chanliau au cours du week-end, de bien vouloir appeler le 03.85.77.05.25. Discrétion assurée.

100 millions en 1983

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver l’équivalent d’un gros cambriolage. Loin et plus précisément au 25 décembre 1983. Un casse avait visé l’Hypermarché Mammouth – devenu Géant Casino – à Torcy. Les voleurs avaient réveillonné sur place et ils étaient repartis avec 100 millions de centimes, ce qui à l’époque représentait une coquette somme. (source «Creusot Loire 20 ans déjà»).


(Photos d'archives à l'entreprise ASCOT - Alain BOLLERY)