jeudi 25 avril 2019

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Édito
Les faits très graves qui se sont produits lundi matin, ont révélé autant le manque de respect et de politesse, que cette violence qui n’en finit plus de s’incruster dans les têtes, dans les esprits et donc bien malheureusement dans les actes.
Questions à...
Le vice-président de la Région Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées est catégorique : «On sait s’adapter, on sait être réactif et on peut voter un financement exceptionnel»
Elu lundi après-midi nouveau Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, Bernard Lacour entend mener une présidence de combat. Pour défendre l’agriculture «contre les attaques menées par des minorités». C'est ce qu'il affirme dans une longue interview qu'il a accordée à creusot-infos.
«88% de la société française apprécie notre agriculture et ses agriculteurs et on entend que les minorités»
«L’agriculture française c’est la qualité et la traçabilité»
«L'engagement du conseil départemental a été vital»
«Dans la Communauté Le Creusot - Montceau, on va franchir un cap dans la gestion de l’eau».
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.
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LE CREUSOT : Non, il n’y a pas de maltraitance animale dans le Parc de la Verrerie

06/12/2018 03:17Lu 3461 foisImprimer l’article
La ville du Creusot ne pratique pas systématiquement l’euthanasie. Elle s’en remet à un vétérinaire et c’est très bien comme cela.
C’était le 21 novembre. Une habituée du Parc de la Verrerie, dans un mail adressé à tous les médias, s’était émue des conditions de vie des animaux du Parc de la Verrerie, avec des accusations à peine voilées, laissant penser que la ville était coupable de maltraitance animale. Des accusations portées quelques jours plus tard dans un autre mail, par une autre personne.
En sachant que les animaux font l’objet d’un suivi par un vétérinaire, creusot-infos avait alors interrogé la ville pour en savoir plus. Les réponses ont été apportées, mercredi après-midi, par le Maire David Marti, en personne, qui s’est rendu sur place pour donner des précisions importantes.
Non il n’y a pas de maltraitance animale au Creusot, dans le Parc de la Verrerie et dans son parc animalier. «Il y a une grande attention de la ville sur les animaux et leur environnement. Avec au minimum une visite par an pour chaque animal et autant d’interventions que nécessaires. Oui des personnes peuvent réagir à un moment si un animal n’est pas en forme. Mais nous avons fait le choix d’accompagner le plus longtemps possible les animaux vieillissant. Nous les soignons pour qu’ils vivent le plus longtemps possible».
En clair, la ville du Creusot n’a pas décidé d’euthanasier les animaux quand arrivent leur vieillesse et que comme les adultes ils ne sont pas en forme. Et c’est aussi heureux que respectueux.
Dans notre société il n’existe par d’EHPAD pour les animaux. Alors oui il faut accepter de les voir vieillir. Vieillir mais pas agoniser. Ainsi, le 22 novembre, Luna, une truie âgée d’une vingtaine d’années, a été euthanasiée sur les conseils du vétérinaire qui assurait son suivi particulier. Un mois auparavant, le vétérinaire avait indiqué que l’heure de l’euthanasie approchait, mais n’était pas arrivée, car ses soins palliatifs lui permettaient de vivre sa fin de vie (18 ans) correctement.
Par contre, le vétérinaire s’était inquiété de l’alimentation extérieure apportée aux animaux. «On déplore que le public, trop souvent, donne à manger tout et n’importe quoi aux animaux, ce qui nuit à leur santé», souligne David Marti.
Concernant leur protection, le Maire du Creusot a souligné que les enclos font l’objet d’un suivi. Mais beaucoup savent aussi que les renards viennent en ville et que l’on empêchera jamais une fouine ou une belette d’attaquer un animal. C’est un aspect de la prédation dans la biodiversité, même encadrée avec des enclos.
Concernant la volière un investissement a été programmé depuis plusieurs mois déjà et sera réalisé.
Concernant les daims, David Marti n’a pas manqué de souligner que l’espace est agréé pour sept au maximum et que c’est pour cela que le cheptel a été diminué.
Alors oui, on peut comprendre que les agents ont été choqués par des attaques qui se voulaient blessantes quant à leur intégrité autant qu’à leur travail. C’est que le Maire n’a pas manqué de souligner, en présence de Jean-Luc Rateau, directeur des services techniques, mais aussi Stéphane Barnay et Alain Komorniczak.
Au delà du ressenti que chacun peut avoir quant aux animaux et à leur santé, il était important que les choses soient précisées. Le Maire du Creusot (lire aussi le communiqué sous les photos) l’a fait au nom de la transparence, en ne manquant pas de présenter le dernier rapport du vétérinaire.
Alain BOLLERY



Le communiqué de la mairie :
Le parc animalier est actuellement composé d'1 lama, 2 alpagas, 6 daims, 8 caprins nains, 8 ovins de Zoé, 5 paons, 1 oie de Guinée, 3 canards. De nouveaux animaux devraient compléter le parc en 2019.
Tous sont déclarés et identifiés à la Chambre d'agriculture et pour les daims, qui sont des animaux non domestiques détenus en captivité, nous disposons d’un registre d'entrées et de sorties, des numéros d'exploitation, ainsi que de l'autorisation n°71 174.
Ce parc animalier est entretenu par un agent formé qui assure 1 à 2 heures par jour tous les matins de l'année sans exception, week-end et jours fériés compris, les tâches quotidiennes : l'approvisionnement en alimentation et eau (remise à niveau des bassins), le nettoyage des enclos et locaux, et veille à ce que les animaux se sentent bien et signale la moindre anomalie. A cela s’ajoute les travaux d’entretien général ou encore la tonte des animaux et les petits soins vétérinaires.
Les animaux disposent tous d'un suivi sanitaire :
- une visite est effectuée une fois par an par un vétérinaire (dernière en date le 26/10/2018, voir en pièce jointe)
- une prise de sang est effectuée également une fois par an sur les ovins, caprins et porcins,
- une vaccination est effectuée une fois par an sur les ovins, caprins et camélidés,
- un vermifuge est effectué deux fois par an sur les ovins, caprins, camélidés et daims,
- une coupe régulière des dents et des sabots est effectuée sur les ovins, caprins, porcins, camélidés,
- et bien entendu, en cas de problèmes particuliers détectés sur un animal, en cas de doute sur son état de santé, le vétérinaire est aussitôt appelé.
Le coût moyen annuel de ce suivi oscille entre 880 € et 1.500 € (hors interventions exceptionnelles).
Depuis cette visite du 26 octobre, le vétérinaire a dû intervenir pour Louna, la truie, qui faisait l'objet d'un suivi particulier du fait de son grand âge. Elle a été euthanasiée hier, jeudi 22 novembre, sur les conseils du vétérinaire.
Et nous déplorons également le décès d'une oie intervenu dans la nuit de mercredi 20 à jeudi 21 novembre. Celle-ci avait plus de 15 ans et sa mort n'a rien d'anormal.
Les animaux du parc ne manquent donc nullement d'attention, mais, malheureusement, comme tous les êtres vivants, ils développent différents symptômes principalement dus à l'âge. Pour la Ville du Creusot, l'euthanasie ne doit rester qu'une solution extrême dans le cas où l'animal présente une grande souffrance.
Quant à l'enclos, il est aux normes en vigueur et par ailleurs jugé suffisant et en bon état par le vétérinaire lui-même. Cependant, les agents avaient effectivement identifié quelques travaux à effectuer, dont le toit ou les clôtures. Des réparations provisoires vont être réalisées avant des travaux un peu plus importants prévus au budget 2019.
Ce qui pose surtout soucis aux agents de la Ville du Creusot – qui, contrairement à ce qui est prétendu, s'inquiètent du bien-être des animaux et s'en occupent chaque jour (leur présence est donc loin d'être inexistante) comme si c'était les leurs – c'est l'alimentation des animaux.
Les agents municipaux les nourrissent avec une alimentation sous forme de granulés spécifiques pour chaque race avec complément vitaminé, maïs, blé et foin. Ce qui représente entre 2.600 € et 3.200 € par an.
Seulement voilà, malgré les panneaux de recommandations de ne pas donner à manger aux animaux, du pain (que les animaux ne mangent même plus car ils en sont gavés…) est régulièrement retrouvé. Parfois même moisi… Mais pas seulement puisque les agents retrouvent également des sacs plastiques, parfois même non ouverts… Pire encore, ils retrouvent aussi des papiers gras que parfois certains animaux gourmands ingèrent… Ceci a été constaté mais ne correspond en aucun cas à un manque de soins de la part de la collectivité.
On ne le dira jamais assez, pour le bien de ces animaux, il est interdit de leur donner à manger ! Le non-respect de cette recommandation entraîne leur surpoids et les risques de mauvaise santé !