jeudi 15 novembre 2018

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Alors que la France grogne contre la hausse des carburants, ils sont comme muets…
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C’est un visiteur de marque qui, dimanche après-midi, a découvert l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» à L’arc.
Président de l’institut national de la recherche agronomique, Philippe Mauguin s’est confié à «creusot-infos».
Le champion Alain Bernard s'est confié dans une interview à creusot-infos. Pour parler du complexe aquatique du Creusot, mais pas seulement.
«Pour moi c'est important d'aller au contact des jeunes».
«Pour PARIS 2024 je n'ai pas peur, mais je suis inquiet».
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C’est officiel, le conseiller régional de Bourgogne - Franche-Comté et Président des Amis de la Rose à Frangy, quitte lui aussi le Parti Socialiste pour créer un autre parti avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qu’il accueillera en Saône-et-Loire en novembre.
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LE CREUSOT : Marie-Guite Dufay ne s’est pas démontée face aux syndicats

06/11/2018 18:35Lu 5666 foisImprimer l’article
Dans un face à face enflammé avec les syndicats, au cours de la visite inaugurale, la Présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté a répondu point par point aux délégués de FO et de la CGT venus l’interpeller. Elle a aussi dénoncé leur comportement.
Plusieurs parents ont dénoncé le blocage de l’entrée du Lycée auprès de creusot-infos.
C’est un épisode qui se voulait en marger de l’inauguration du nouveau Lycée Léon Blum. Tout avait commencé par un blocage du lycée interdisant aux élèves de rentrer dans l’établissement. Une «entrave de circulation» dénoncée par plusieurs parents qui ont réagi auprès de creusot-infos (lire ci-dessous). La manifestation à l’entrée des élèves s’est ensuite déplacée jusqu’à l’accueil et l’entrée de l’établissement (voir notre premier reportage).
Et puis, alors qu’elle venait couper le ruban inaugural et que la visite de l’établissement venait de commencer, Marie-Guite Dufay a vu arriver les manifestants, principalement de Force Ouvrière et de la CGT, soutenus par la FSU.
Ils sont arrivée bruyamment, avec des slogans que l’on aurait aimé ne pas entendre dans une enceinte éducative, sur le thème «Marie Guite ton contrat, au c… au c…» Il y a franchement mieux à entendre dans un lycée.
Alors que Marc Aubert demandait à forte voix aux manifestants de quitter le restaurant scolaire et l'enceinte de l'établissement, un dialogue enflammé s’est instauré entre la Présidente de Région et les délégués de FO et de la CGT. Un dialogue où on a parlé fort. Vertement interpellée, Marie-Guite Dufay, avec juste à ses côtés David Marti, maire du Creusot et Président de la CCM, Jérôme Durain, sénateur de Saône-et-Loire, mais aussi Stéphane Guiguet et Laëtitia Martinez, vice-présidents de la Région, ne s’est pas démontée.
Elle a répondu avec des éléments chiffrés, en évoquant aussi la loi que la chambre régionale des comptes lui a demandé d’appliquer. En expliquant aussi que «les agents de la Région sont embauchés avec un salaire 20% au-dessus du SMIC».
Le face à face a été tendu et Marie-Guite a indiqué aux syndicats son accord pour les rencontrer.
Plus tard, la Présidente de Région et d’autres élus n’ont pas manqué de souligner le contexte de cette manifestation délocalisée au Creusot. En expliquant qu’elle se situait dans la perspective des prochaines élections professionnelles...
Au-delà du dialogue de sourd qui semble prévaloir, Marie- Guite Dufay, interrogée par creusot-infos, est catégorique : «Le dialogue social existe à la Région, puisque régulièrement je rencontre les organisations syndicales, ce qui était le cas lundi, pour évaluer la mise en œuvre de notre contrat social, ainsi que je m’y étais engagée. Je précise que les propositions que j’ai formulées ont été saluées par la CFDT qui l’a écrit sur son blog, mais aussi par l’UNSA».
Marie-Guite Dufay évoque aussi le comité technique qui a eu lieu lundi au sujet du contrat «santé et prévoyance», qui concerne la mutuelle complémentaire. «Nous avons décidé de prendre en charge 50 euros par agent et par mois. Et il y a eu unanimité sur le sujet».
Pour la Région, qui a souhaité une harmonisation entre les régimes des agents de Bourgogne et de Franche-Comté, cela représente un effort supplémentaire de 400.000 euros, sur une enveloppe globale de 2,4 millions d’euros par an.
Concernant la décision de la Région d’appliquer la loi sur le temps de travail, Marie-Guite Dufay explique : «La loi nous oblige à 1607 heures, ce qui fait quatre jours de travail en plus sur l'année. C’est la loi et il n’est pas normal d’entendre des délégués syndicaux affirmer «on va faire du travail gratuit», comme cela a été dit à des élèves. C'est mensonger».
Concernant le régime indemnitaire, enfin, la Présidente de Région, souligne : «pour les lycées nous sommes dans l’attente d’un décret du Gouvernement. Et j’ai très clairement dit que si en juin il n’est pas signé, alors nous prendrons nos dispositions».
Alain BOLLERY

Des parents en colère

Plusieurs parents ont réagi auprès de creusot-infos après le blocage du lycée mardi matin. «Que des agents de la Région manifestent et ne soient pas contents contre la Présidente et son exécutif, je veux bien l’entendre. Mais pourquoi avoir bloqué les élèves en leur interdisant l'accès au lycée ? En quoi sont-ils concernés ? J’habite à une dizaine de kilomètres du Creusot et mon fils, que j’avais posé à 7h30 avant d’aller au travail, est donc resté dehors plus de deux heures. C’est scandaleux», a réagi Dominique.
«Oui aux manifestations, c’est un droit en France, mais non à la liberté de circuler, non aux blocages. Ce qu’on a vu ce matin, c’est une entrave au travail, car nos enfants vont au Lycée pour travailler», ont réagi en substance plusieurs parents, certains affirmant : «nos enfants ont été pris en otage».
«Je travaillais chez FrancEole. Nous avons manifesté pour sauver notre entreprise et nos emplois. Mais jamais nous n’avons bloqué le site industriel. Bloquer un lycée comme cela a été fait ce mardi matin, ce n’est pas acceptable. Et pourtant je suis respectueux du droit de grève», assure un autre parent. Et de demander : «J’ai vu des dizaines d’élèves descendre en ville en début de matinée. Qui aurait été responsable si l’un d’eux avait eu un accident alors qu’il aurait dû être en cours ? La CGT ? FO ? La direction du Lycée ?»
A.B.

Voir notre vidéo :