dimanche 24 mars 2019

Du Jeudi 21 au Samedi 30 Mars

-20% sur les Jean’s Levi’s Homme et Femme*

Édito
Les faits très graves qui se sont produits lundi matin, ont révélé autant le manque de respect et de politesse, que cette violence qui n’en finit plus de s’incruster dans les têtes, dans les esprits et donc bien malheureusement dans les actes.
Questions à...
Elu lundi après-midi nouveau Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, Bernard Lacour entend mener une présidence de combat. Pour défendre l’agriculture «contre les attaques menées par des minorités». C'est ce qu'il affirme dans une longue interview qu'il a accordée à creusot-infos.
«88% de la société française apprécie notre agriculture et ses agriculteurs et on entend que les minorités»
«L’agriculture française c’est la qualité et la traçabilité»
«L'engagement du conseil départemental a été vital»
«Dans la Communauté Le Creusot - Montceau, on va franchir un cap dans la gestion de l’eau».
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.
A qui s’adressera-t-il ? La Présidente du Conseil Régional dit tout dans une interview...
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LE CREUSOT : Les profs du lycée Léon Blum ont exercé leur droit de retrait ce vendredi matin

23/11/2018 17:51Lu 25880 foisImprimer l’article
Professeurs, personnels et lycéens en ont ras le bol des incivilités galopantes qui avaient déjà entraîné 50 exclusions avant les vacances de Toussaint.
C'est l'agression verbale et physique d'un professeur jeudi, qui a mis le feux aux poudres. Les personnels demandent plus de moyens d'encadrement et de surveillance.
ACTUALISE : Un communiqué des personnels du Lycée Léon Blum
Ce vendredi matin, les professeurs du Lycée Léon Blum, ainsi que tous les personnels, ont donc majoritairement décidé d'exercer leur droit de retrait, après l'agression verbale, mais aussi physique d'un professeur jeudi en fin de journée. «Oui on peut parler d'agression physique, car il a été pris et tiré par le bras, par un élève», ont expliqué, à creusot-infos, Anne-Sophie Birembaut et Mathieu Henriot, élus au conseil d'administration.
Les élèves, les enseignants et les personnels, se sont regroupés sur la grande esplanade du Lycée pour une grande explication aux élèves du Lycée, en présence de Marc Aubert, proviseur de l'établissement.
«Depuis le début de l'année scolaire, les incivilités se multiplient, avec des agressions verbales, des provocations, des dégradations et des déclenchements particulièrement nombreux de l'alarme incendie. Il y a très clairement un manque de personnels. Nous avons 4 CPE et il serait prévu qu'il en reste 3 à la rentrée de septembre prochain, alors qu'il nous en faudrait un de plus. Idem pour les AED. Il en faudrait un de plus».
Les enseignants ne manquent pas de souligner que la direction apporte des réponses aux problèmes : «Il y a eu 50 mesures d'exclusion avant les vacances de Toussaint. Mais ça continue. On sait tous que les problèmes sont le fait d'une minorité. Le règlement a été appliqué, mais on se rend compte aujourd'hui que ce n'est pas suffisant, puisque les déclenchements d'alarmes subsistent, tous comme les incivilités dans l'établissement et envers tous les personnels, absolument tous les personnels. Nous avons le soutien de Madame Salamand, la représentante des parents d'élèves. Il y a un mouvement solidaire de tout le monde, parce que le ras le bol est général. C'est pour cela que nous avons exercé notre droit de retrait».
Après les explications en plein air, les professeurs se sont regroupés dans une salle pour élaborer une motion. Ils souhaitent que les autorités soient alertés au plus vite sur les problèmes et sur les besoins en personnels pour juguler un problème que la grandeur de l'établissement a amplifié par rapport aux précédentes années scolaires.
Les Lycéens ont eux été nombreux à se retrouver dans une salle pour établir des constats, échanger, voir comment une mobilisation peur permettre d'en finir avec des problèmes qui sont le fait d'une minorité et qui exaspèrent tout le monde. A un point qu'en début de semaine, un personnel est passé par les urgences en raison de douleurs à la poitrine... générés par du stress.
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)

Communiqué des personnels du lycée (vendredi) :
Jeudi matin, une fois de plus, la fois de trop, l'un de nos collègues a été agressé alors qu'il cherchait à remettre de l'ordre dans le couloir et ce, pendant l'un de ses cours : aux insultes et aux menaces se sont ajoutées les violences physiques.
Cet incident révèle une atmosphère délétère qui ne fait que s'aggraver. Les chiffres sont éloquents : en l'espace de 50 jours de cours, 180 exclusions de cours (punitions) et 115 journées d'exclusion (sanctions) de l’établissement ont été prononcées et plus de 200 heures de retenue ont été effectuées ; en l'espace de 3 semaines, l'alarme incendie de l'établissement a été déclenchée abusivement 48 fois.
En plus des difficultés habituellement rencontrées au quotidien dans tout établissement scolaire (classes surchargées, salles parfois trop petites ou mal adaptées, pénurie de matériel informatique, etc.), des incivilités (dégradations du matériel et des locaux – neufs! - , manquements aux règles élémentaires du savoir-être et du savoir-vivre, etc.), nous devons à présent faire face à des problèmes de violences verbales et physiques allant crescendo et touchant l'ensemble des personnels et des élèves.
Les insultes et les bousculades s'adressent dorénavant tout autant aux adultes qu'aux élèves. Les jets de projectiles, parfois de gravier ou de pierres, se multiplient jusque dans les salles de cours. Pendant la journée du 12 novembre, la quasi-totalité des casiers des élèves ont été dévalisés. Aux déclenchements quotidiens de l'alarme incendie s'ajoutent les dégradations des systèmes de sécurité incendie : 64 extincteurs déclenchés et une quarantaine dégoupillés pour un montant de 7400€. Toute intervention du personnel de l'établissement, qu'il s'agisse des enseignants, des personnels éducatifs et administratifs ou des agents d'accueil, d'entretien, de maintenance et de cuisine nous expose à des agressions verbales voire physiques.
Cette insécurité s'étend aussi aux abords de l'établissement : les chauffeurs des bus scolaires sont visés par des insultes, les riverains rapportent des dégradations à proximité du lycée, des véhicules ont été dégradés sur les parkings alentour et des élèves ainsi que des véhicules ont été visés par des jets de pierre aux arrêts de bus, voire dans les bus.
Les effectifs de la vie scolaire étant trop faibles pour contenir tous ces débordements, l'ensemble des personnels s'est mobilisé solidairement pour assurer la surveillance de l'établissement, en faisant notamment des « rondes » dans les couloirs mais cela reste insuffisant et nous sommes tous, personnels comme élèves, dépassés par les événements.
La situation en est arrivée à un point tel que nous enregistrons des démissions d'élèves ne supportant plus le climat général qui règne dans le lycée. Nous constatons également une usure psychologique parmi l'ensemble des personnels qui a déjà conduit à des arrêts de travail. Nous refusons de prendre le risque de laisser la situation dégénérer et c'est pourquoi nous exerçons ce matin notre droit de retrait.
Nous remercions les nombreux élèves et les parents d'élèves qui nous soutiennent activement dans notre démarche.
Les personnels d'enseignement et d'éducation, les agents du Lycée Léon Blum

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