lundi 21 octobre 2019

Tout doit disparaître !

Du 16 Octobre au 16 Décembre

Ouverture exceptionnelle

  Dimanche 20 Octobre Après-midi  

Sans oublier les Cuisines Mobalpa

Jusqu’à -70%

Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Dans une interview à creusot-infos il parle du Mondial au Japon, de l’équipe de France, du Top 14, du rugby trop violent et du Creusot.
Dans une longue interview, la Présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté se montre marquée par les bouleversements climatiques.
«La sécheresse est une lame de fond»
Elle annonce une mobilisation exceptionnelle pour les années à venir, pour agir sur plusieurs leviers :
«La grande priorité, c’est la question climatique»
Marie-Guite Dufay confirme aussi qu’elle n’écarte absolument pas d’être candidate aux prochaines élections régionales, avec une affirmation en forme d’avertissement :
«Il faudra un rassemblement des forces de progrès pour faire barrage au Rassemblement National»
Dans une interview à creusot-infos, Le Maire du Creusot annonce qu’il sera bien candidat pour les élections municipales de mars 2020. Il explique aussi quelle liste il entend mener, sur quelles valeurs, et pourquoi.
Écouter, lire, voir
> Vie locale > Le Creusot

LE CREUSOT : Les caméras de surveillance, annoncées au Tennis, crispent le débat au conseil municipal

08/10/2019 03:15Lu 2252 foisImprimer l’article
L’arrivée d’ici quelques semaines de la vidéo-protection dans le quartier du Tennis a vu Charles Landre, le leader de l’opposition, réclamer aussi plus de présence humaine, c’est à dire de policiers municipaux.
Le Maire David Marti lui a répondu du tac au tac en lui rappelant qui a fait baisser les effectifs de la Police et en soulignant le travail effectué au quotidien.
Ce sont neuf caméras permettant la lecture des plaques et quatre caméras de reconnaissance de personnes qui vont être installées.
Lundi soir, c’était la dernière question à l’ordre du jour du conseil municipal. Et c’est celle qui a vu le débat le plus fourni, avec un long échange entre Charles Landre, le leader de l’opposition et David Marti, le Maire du Creusot.


D’ici quelques semaines, la vidéo-protection va faire son arrivée à la cité du Tennis, avec treize caméras de deux types.
Neuf caméras de type VPI, permettant la lecture de plaques d’immatriculation des véhicules circulant aux abords du quartier du Tennis encadré par la rue de la Paix, la rue Baptiste Marcet, la rue des Acacias, la rue Albert 1er et le Boulevard des Abattoirs.
Mais aussi quatre caméras de type dôme PTZ, de reconnaissance de personnes, positionnées aux abords des bâtiments, à l’intérieur du périmètre. Et toujours sur les voies publiques ou dans des espaces ouverts au public.
Les images sont d’abord stockées, puis auto-effacées au bout d’un laps de temps, si aucun fait majeur n’est à déplorer, sans n’avoir été nullement visionnées. Les d’un événement grave, l’accès aux images est réglementé et doit s’effectuer dans un local sécurisé et isolé, par des personnes dûment habilitées. Il a également été décidé de renvoyer directement les images au commissariat de Police du Creusot, afin de faciliter le travail des forces de l’ordre.
En ce sens, les élus avaient à voter le principe d’une convention de partenariat avec l’Etat. Ce qui a été fait à l’unanimité. Mais le vote a donc été précédé un échange vif entre Charles Landre et David Marti.

«Les caméras sont utiles, mais ne remplacent pas la présence humaine»

Le leader de l’opposition a ainsi lancé : «J’ai rencontré des familles terrorisées. Les habitants ont peur. Les caméras sont utiles mais ne remplacent pas la présence humaine. La Police municipale est là aussi pour assurer la sécurité. Sur ce quartier il y a besoin de présence humaine, de lien avec les habitants.  On ne peut pas accepter que des immeubles soient bloqués avec un sentiment d’impunité total. Cela participe à l’inquiétude.
C’est vrai aussi sur la Charmille où le trafic de drogue existe et où les habitants se sentent aussi isolés.
Il y a le trafic de drogue, mais aussi les incivilités, déchets à la molette, rodéos urbains.
La commune doit réaffirmer sa présence en lien avec la population, dans une démarche d’humanité.
Avec les caméras il n’y a pas de réponses apportées aux difficultés. Par exemple quand une famille paye son loyer, ses charges et que le ménage n’est pas fait dans l’immeuble, c’est une situation inacceptable sur laquelle on doit agir. Il y a la drogue et il y a tout le reste.
Une minorité pourrit la vie des autres, en s’affranchissant des règles. Il faut remettre de l’humain.
Vous n’apportez pas de réponse. C’est dommage et c’est pénalisant pour les habitants concernés».

«Vous offensez ceux qui travaillent au quotidien»

Le Maire David Marti devait lui répondre : «Vous n’êtes pas le seul à rencontrer les habitants. Nous continuons de rencontrer les habitants. Oui il y a un sentiment de peur sur le Tennis, qu’il ne faut pas nier, qui est réel.
Dans vos propos vous offensez ceux qui travaillent au quotidien.
Il y a un travail permanent, depuis de nombreux mois, auquel participe la ville, aux côtés de la Police et de la Justice. Un travail considérable. J’espère quand ce sera le cas, j’espère que vous aurez l’honnêteté de le reconnaitre.
Si vous l’aviez souhaité, j’aurai pu vous communiquer, de façon confidentielle, ce qui se fait. Car même quand on est dans l’opposition, ce qui est important c’est l’intérêt général.
Quand il y a eu les attentats, les politiques se sont rassemblés. Vous, vous avez préféré communiquer. Mais la responsabilité du politique, c’est des droits et des devoirs.
Vos communications ont mis en danger des personnes. En vous adressant aux dealers vous leur avez donné un statut.
Vous êtes en campagne électorale depuis le début de ce mandat. 6 ans. C’est long.
Le statut de candidat, avec vous il devient une fonction, un métier. Vous prenez un malin plaisir à donner une mauvaise image de la ville. Mais je ne nie pas les difficultés.

«Qui a supprimé des postes par milliers dans la Police Nationale ?»

Vous parlez de laxisme, c’est faire offense. Vous vous faites le chantre du service public en disant qu’il faut multiplier, doubler, tripler la police municipale. Regardez ce qui se passe ailleurs. Oui notre effectif est sans doute un peu limité. Mais on ne résout pas les problèmes avec Police municipale.
Qui a supprimé des postes, par milliers, dans la Police Nationale ? Ce sont vos amis, ceux que vous soutenez. Et maintenant vous venez nous parler de la Police Municipale.
Je rappelle que si les caméras vont être installées, c’est à la demande de la Police et de la Justice qui nous l’ont demandé.
Nous avons été la deuxième ville après Bordeaux et la 1ère intercommunalité à se doter d’un conseil de prévention de la délinquance. Cela fait des années que nous travaillons sur ce sujet.
La directrice départementale de la Police  a encore redit que la ville du Creusot est la ville qui a le plus faible taux de délinquance du département. Si c’est le cas, c’est qu’il y a des raisons. Cela veut dire que l’on n’est pas laxiste, que l’on fait du travail.
Faut-il éradiquer au Tennis ? Oui ! Va-t-on éradiquer ? Oui !
On travaille et on continuera de travailler».
Alain BOLLERY
(Photos d'illustration)