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LE CREUSOT : Le syndicat Unité SGP Police a rencontré Rémy Rebeyrotte

25/10/2017 03:17Lu 3460 foisImprimer l’article
Dans une interview à creusot-infos, Franck Cannet, secrétaire départemental adjoint du syndicat policier, détaille la nature de l’entretien et parle des problèmes spécifiques au commissariat du Creusot.
A l’occasion de la passation de commandement au centre de secours du Creusot, Franck Cannet et Rémy Rebeyrotte avaient convenu de se rencontrer rapidement pour évoquer les problèmes de la Police. Le rendez-vous n’a pas tardé. Franck Cannet et Denis Campy, membre du bureau du syndicat au Creusot, ont rencontré le Député à sa permanence.

Vous aviez convenu de vous rencontrer avec le Député. Avec quelles priorités ?
Franck Cannet : «Notre syndicat Unité SGP Police souhaitait d’abord avoir un entretien avec lui, d’abord parce qu’il est le Député de notre territoire, mais aussi parce qu’il est Député de la majorité».

Que lui avez-vous dit ?
«Avec Denis Campy, nous lui avons d’abord parlé de nos sujets d’inquiétude et d’interrogation, concernant par exemple la Police de sécurité du quotidien, plus communément appelée la Police de proximité. En fait nous souhaitons en savoir plus.
Nous avons également interpellé Rémy Rebeyrotte sur la baisse de pouvoir d’achat des fonctionnaires de Police, à qui on demande beaucoup».

Quelle est la situation dans le Département de Saône-et-Loire ?
«Très clairement nous avons mis en lumière les manques de moyens. Les effectifs ne sont pas suffisants. Mais aussi les moyens matériels, même si nous concédons que des efforts ont été faits.
Les fonctionnaires de Police subissent aussi des horaires de travail qui sont inadaptés et éprouvants. Avec un chiffre : Chaque fonctionnaire de Police bénéficie seulement d’un week-end toutes les six semaines. Et la charge de travail s’est accrue avec le menace terroriste».

Et au Creusot proprement dit ?
«Les chiffres parlent d’eux mêmes. Nous avons expliqué au Député qu’en dix ans le commissariat de Police du Creusot a perdu 30% de ses effectifs.
Nous avons été les grands oubliés des renforts qui ont principalement bénéficié aux commissariats de Chalon-sur-Saône, de Mâcon et de Montceau. Au Creusot quatre fonctionnaires sont partis pour une seule arrivée. Nous avons des problèmes à cause de ce ce manque d’effectif…»

C’est à dire ?
«Par exemple nous n’avons pas les moyens de lutter efficacement contre le trafic de stupéfiants. Le Creusot n’a pas plus de délinquance que les autres villes. Par contre, le secteur du Creusot est une des plaques tournantes pour le trafic de stupéfiants et cela entraîne de la violence. Pour pouvoir stopper l’escalade, nous avons clairement besoin de moyens. Nous demandons des renforts».
Recueilli par Alain BOLLERY