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LE CREUSOT : «L’homme qui danse» a désormais trouvé sa place à la Bibliothèque Universitaire

18/03/2017 13:24Lu 1355 foisImprimer l’article
Marie-Claude Busso y a accueilli ses amis, ses voisins, ses anciens élèves…
Christine Busso n’a jamais exposé car elle considérait que son travail  n’était pas totalement abouti. Elle le ferait lorsqu’elle estimerait que ce serait le cas. Mais la maladie ne lui en aura pas laissé le temps. C’est à présent sa maman Marie-Claude qui parcourt la France et fait découvrir les œuvres de sa fille.
En ouvrant ses cartons, Marie-Claude découvre une œuvre surprenante où toutes les pièces ont été soigneusement archivées. Quel dilemme ! Faut-il les cacher ou faut-il les montrer ? Marie-Claude découvre alors des consignes de restauration et de conservation et là, toutes les hésitations laissent place aux certitudes. Joncy, Igé, Mâcon, la Halle Saint-Pierre à Paris accueilleront les œuvres de Christine Busso. Bientôt, ce sera Vaison la Romaine, Montpellier, Tournus… avec le secret espoir que Le Creusot s’ajoutera à la liste.
Christine rêvait d’être danseuse, mais les accidents, les mauvaises chutes l’en priveront. Ce sera alors les Beaux-Arts de Saint-Etienne où elle se consacrera d’abord à la sculpture puis à la peinture pendant une quinzaine d’années.
« L’homme qui danse » est une de ses réalisations, mais les 2,60m de ce géant ne lui permettent pas d’être installé n’importe où. Une convergence d’idées voit alors le jour. Le Creusot, ville sidérurgique tout comme la Lorraine d’où est originaire la famille Busso, la danse rêve évanoui, une filière STAPS option danse au centre universitaire Condorcet, le lieu est tout naturellement trouvé, ce sera le cadre prestigieux de la Halle Patrimoniale et de la Bibliothèque Universitaire.
« La sculpture est un art de l’espace qui met en jeu des rythmes, des tensions, des énergies, tout comme la danse. Cela m’apparaissait le moyen idéal de traduire les sensations cénesthésiques, les impulsions de mouvements qui me déchirent et que le corps ne peut plus dire ». (Christine Busso)
Joël Servy