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LE CREUSOT : Christophe Alévêque sur la scène de L’arc, pour «un exutoire» à partager

13/10/2017 08:07Lu 741 foisImprimer l’article
L’humoriste sera sur la scène nationale de L’arc ce samedi. Dans son spectacle «Ça ira mieux demain», Christophe Alévêque parle de la jeune génération d’aujourd’hui, s’inspire de Don Quichotte, pour en arriver à partager son «défouloir» sur la société et le monde actuels. Entretien avec l’humoriste.
Parlez-nous un peu de votre spectacle ?
«C’est un spectacle que je joue depuis 2015. Je parle des jeunes d’aujourd’hui, de la génération "T’inquiète", "Tranquille"... Des jeunes vus par un vieux con, en l’occurrence moi dans le spectacle. Je m’inspire aussi du personnage Don Quichotte.
C’est un spectacle qui oscille entre optimisme, pessimisme, espoir, résignation, à l’image de la société d’aujourd’hui je dirais, où tout le monde est paumé. Et niveau humour, c’est "Pas de couilles, pas d’embrouilles aujourd’hui"...
Ça part dans un stand-up centriste pour se terminer finalement par une thérapie collective qui doit faire du bien.»

Pourquoi vous inspirez-vous de Don Quichotte ?
«Tout simplement parce que Don Quichotte s’est inventé une réalité et des rêves à lui. Il a été vu comme fou mais l’est-il vraiment ? La question se pose…»

Qu’est-ce que la scène par rapport à la télévision selon vous ?
«La différence est grande. Sur scène, on peut dire tout ce qu’on veut. Je dirais que, dans une salle de spectacles, on se retrouve entre personnes intelligentes…»

Vous qui êtes originaire d’ici, peut-on s’attendre à des références locales dans votre spectacle ?
«Ah oui je ne vais pas me gêner car j’en connais des histoires. J’ai mes racines ici, ma famille est ici, je suis né au Creusot et j’ai habité à Montceau-les-Mines jusqu’à 19 ans donc ce n’est pas rien. J’ai toujours une maison à Pouilloux. Et pour tout vous dire, ça fait 30 ans que j’habite à Paris mais je considère toujours que je suis en transit dans la capitale.»

Pour en revenir à votre spectacle, qu’est-ce qui vous révolte ou vous indigne aujourd’hui ?
«C’est cette hypocrisie, les mensonges… Je ne vise pas non plus tous les médias mais la façon dont est traitée l’actualité me dérange. On reçoit tout au même degré, que ce soit un incident lié au nucléaire ou bien la naissance de pandas dans un zoo… À moi de crier sur scène que ça ne va pas.»

Que faut-il pour que ça aille mieux demain ?
«Se dire que le monde dépend de nous. Ce ne sont pas les politiques ou les puissants qui vont le faire pour nous. Les Présidents changent mais nous nous restons là. L’avenir c’est nous et nous c’est l’avenir. C’est nous la démocratie. Les gens n’en ont pas du tout ou pas assez conscience mais nous avons un énorme pouvoir.
On s’en aperçoit mieux quand on prend de la distance. Je suis sur scène pour ça. Après évidemment, les gens pensent ce qu’ils veulent et font ce qu’ils veulent. Je ne suis pas là pour leur imposer des points de vue. Je suis là pour en rire avec eux.»

Peut-on qualifier votre spectacle d’interactif ?
«Tout spectacle d’humour est interactif. Mais je dirais plutôt que c’est un exutoire, un défouloir, et le personnage qui m’inspire dans ce spectacle s’y prête bien. Je pense que je dois être capable de faire rire avec le pire.
La revue de presse en deuxième partie, c’est un tour de tout ce qui fait l’actualité… Des faits divers aux bébés pandas, en passant par l’économie, la politique, l’affaire du petit Grégory… Tout mélangé comme on nous le sert aujourd’hui, ça n’a aucun sens et c’est drôle.
J’aime bien partir du constat selon lequel la société est une cocotte minute de laquelle il faut extraire la vapeur. Il faut crever l’abcès en quelque sorte, et je pars du principe que c’est à moi en tant qu’humoriste d’appuyer sur le bouton pour évacuer la vapeur. Le spectacle peut durer jusqu’à 1h45 avec le public.»
Propos recueillis
par Alix BERTHIER

Christophe Alévêque pour

«Ça ira mieux demain»

Samedi 14 octobre à 20h30
L’arc-scène nationale
Briguant le rôle de Don Quichotte, l’humoriste part entre autres à l’assaut de l’éducation et des ados. Il s’attaque à la génération « des grands flasques », des « tranquille, t’inquiète », ces résignés qui opposent une tiédeur béate aux vieux énervés dans son genre.
Christophe Alévêque part aussi en campagne contre le reste du monde : la crise, l’opposition, le gouvernement, le réchauffement et la malbouffe jusqu’aux pluies abusives. Dans un délire d’optimisme, il en est sûr, les forces de l’esprit l’emporteront... Un enchaînement de réflexions cinglantes entrecoupées d’escapades au piano, poussant son chant de révolte jubilatoire autant par la bonne formule que par la chanson.

«L’humoriste signe l’un de ses spectacles les plus personnels. Celui d’un révolté émotif et utopique.», selon Le Monde.
«Le ton Alévêque : tendre et corrosif.», selon L’Express.
«Toujours drôle et percutant, il manie parfaitement l’art de la feinte et du contre-pied. Un spectacle désopilant, instructif.», selon L‘Humanité Dimanche.

Les informations pratiques sur le spectacle sont à retrouver en cliquant sur lien suivant : http://www.larcscenenationale.fr.