dimanche 18 août 2019
Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le nouvel entraîneur de l’Elan Chalon se confie dans une interview. Il explique comment il va travailler et ses premières ambitions dans cette première période de préparation.
Alors que des maires ont le blues, le Député Rémy Rebeyrotte vient de rendre un rapport pour redonner du pouvoir aux Maires, surtout des petites communes, face à des intercommunalités parfois accusées d'une trop grande voracité…
Le Député de Saône-et-Loire veut mettre de l’huile entre les intercommunalités et les communes, pour que leurs élus soient plus reconnus et considérés.
«Des conseils des Maires se prononceront sur les grandes orientations de leur intercommunalité»
A l’occasion d’une conférence de presse, le patron du groupe SOS, dont dépend l’Hôtel-Dieu du Creusot, a affirmé plusieurs choses.
«L’établissement génère un déficit. On l’a repris pour le redresser et le relancer».
«On a dit oui pour une aide-soignante de jour et «on verra» à la fin de l’année pour une infirmière de nuit».
«Pour l’urologie, la nouvelle organisation sera sans coût supplémentaire pour les patients».
«On va avoir un bon énorme en terme de prise en charge des patients».
«Le robot sera utilisé en urologie, en chirurgie digestive et en chirurgie gynécologique».
Écouter, lire, voir
> Vie locale > Le Creusot

HOTEL DIEU DU CREUSOT : «Notre proposition est à prendre ou à laisser», affirme Mickaël Munier, directeur général de SOS Santé

15/07/2019 17:00Lu 8904 foisImprimer l’article
A l’occasion d’une conférence de presse, le patron du groupe SOS, dont dépend l’Hôtel-Dieu du Creusot, a affirmé plusieurs choses.
«L’établissement génère un déficit. On l’a repris pour le redresser et le relancer».
«On a dit oui pour une aide-soignante de jour et «on verra» à la fin de l’année pour une infirmière de nuit».
«Pour l’urologie, la nouvelle organisation sera sans coût supplémentaire pour les patients».
«On va avoir un bon énorme en terme de prise en charge des patients».
«Le robot sera utilisé en urologie, en chirurgie digestive et en chirurgie gynécologique».
Ainsi que creusot-infos l’avait annoncé, Mickaël Munier, directeur général du groupe SOS Santé, a tenu une conférence de presse, ce lundi après-midi à l’Hôtel-Dieu du Creusot. Avec Philippe Bucheret à ses côtés, il a évoqué la situation de l’Hôtel-Dieu, la grève aux urgences et les propositions de la direction, en invitant les personnels à s’installer dans les nouveaux locaux. Mais il a aussi parlé de l’avenir, notamment du service urologie qui reprendra son activité à la rentrée.
«Il est bien que l’on donne le son de cloche de la direction du groupe, quant à ce mouvement syndical qui touche les urgences», a d’abord déclaré Mickäel Munier. Et d’abord de préciser : «C’est un mouvement national qui impacte environ 200 services en France, pour faire reconnaitre spécificité des urgences. Et nous sommes aussi dans l’attente du positionnement du Gouvernement».

«Quand on gagne un euro, on investit»

Le directeur général du groupe est catégorique : «Si on regarde Le Creusot et le groupe SOS, je veux rappeler que le groupe SOS est une association, sans actionnaires et sans résultats. Quand on gagne un euro, on investit. Et on espère parvenir à une amélioration des traitements des salariés.
La richesse ce sont les salariés et les équipes. Sur l’Hôpital du Creusot, on est sur un modèle d’un groupe qui a repris l’établissement en décembre 2015. On a repris pour redresser, relancer et perpétuer les activités. L’établissement est en déficit de 2 millions d’euros. On a entamé un projet de développement pour retrouver l’équilibre.
Quand un établissement est en déficit, les autres participent à combler le déficit. Il est bon de le rappeler. Cela veut donc dire que les autres établissements de SOS contribuent à éponger le déficit de l’Hôpital du Creusot. Chacun doit en avoir conscience».
Mickaël Munier poursuit : «On vise à faire des soins de qualité et c’est pour cela que l’on investit sur des renouvellements et des agrandissements. C’est quand même 1,3 million d’euros pour refaire le service des urgences».
Concernant le mouvement de grève d’une partie du personnel des urgences, le directeur général assure : «On a rencontré plusieurs fois les équipes avec une demande d’effectifs et sur les primes.
Je me suis engagé à reverser à l’euro la prime qui sera décidée par la Ministre. Au-delà, ce n’est pas possible. Car l’Hôpital perd de l’argent, on a des praticiens qui arrivent, des urologues qui vont nous rejoindre, avec un beau projet d’urologie. On va avoir un bon énorme en terme de prise en charge des patients.
Le groupe mise sur l’Hôpital, sur les urgences, pour avancer».

Infirmière de nuit : «Pas un refus définitif»

Et de compléter : «Sur les effectifs, on a eu une discussion très claire, sur les besoins demandés, avec une analyse fine des personnes qui passent aux urgences. On doit trouver les moyens d’organiser les soins. On se doit d’avoir de soins de qualité à l’équilibre.
Sur l’ensemble de l’Hôpital, on les frais de personnels pèse pour 75% de l’ensemble du budget, contre 60% en moyenne ailleurs.
On ne nie pas que le personnel n’est pas en situation difficile. Nous sommes vigilants à maintenir les équipes, mais aussi à retrouver l’équilibre. On a validé de remettre une aide-soignante de jour.
On nous a demandé une infirmière de nuit ; J’ai souhaité ne pas accéder à cette demande, pour le moment. Ce n’est pas un refus définitif. Cela n’a pas été dit».

4 passages en moyenne aux urgences de 21 heures à 7 heures

Mickaël Munier, en ce sens, avance des chiffres : «De 21 heures à 7 heures du matin, on a moins de 4 passages par heure, en moyenne aux urgences. Nous avons à ce moment là quatre médecins et deux infirmières.
 Pour l’infirmière de nuit, j’ai dit qu’après installation dans le nouveau service, on fera un point dans quatre à six mois.
Les derniers échanges ont été courtois et de qualité. Ce qui a été proposé a été bien reçu. Nous refusons l’infirmière de nuit maintenant.
On va informatiser le dossier patient, ce qui fera gagner du temps. C’est 2 millions d’euros sur le groupe et plus de 500.000 euros sur l’Hôtel-Dieu.
On a fait des propositions, l’Hôpital est en déficit, on met des moyens, on investit. On ne peut pas arriver et dire on veut tout tout de suite. La proposition du poste de l’aide-soignante est à prendre ou à laisser !» On attend maintenant la position et la réaction des salariés grévistes
Alain BOLLERY

Une nouvelle donne pour l’Urologie

«Concernant le service d’urologie, on part d’une situation avec 3 salariés, avec notamment le Docteur Van Damme, qui termine sa carrière. Et avec qui on n’a pas pu trouver un terrain de dynamique d’organisation.
On a décidé de passer un partenariat avec des urologues qui aimeraient travailler en libéral.  On attend la décision, ou plutôt la validation de l’ordre des médecins. C’est une chance formidable d’avoir un robot. Les premières formations sont pour après l’été. Sur l’urologie il y aura zéro dépassement d’honoraire. Ils exercent en secteur 1 et ici ils vont avoir accès au robot. Ce sera sans redevance, contrairement aux autres cliniques.
L’utilisation du robot concernera l’Urologie,  la Chirurgie digestive et la Chirurgie gynécologique».

«Le devoir de moderniser»

«Nous avons des soignants dévoués, qui travaillent, qui ont l’amour de leur métier. Mais nous direction on a le devoir de moderniser le cadre de travail. Par exemple un dossier patient informatisé, c’est la norme. Le temps dégagé, ce sera du temps pour les patients. Les hôpitaux sont rémunérés par l’assurance maladie. C’est l’argent des Français. Les mutuelles ce n’est même pas 20%.
J’espère une sortie de conflit, car cela commencer à impacter l’Hôpital. Il y a une petite baisse de l’activité.  Une grève ce sont des concessions importantes.  Il faut que les uns et les autres on se mette d’accord.

Un temps d’attente faible

S’appuyant sur les chiffres communiqués par l’ARS via l’observatoire du réseau des urgences en Bourgogne, Miclaël Munier l’affirme : «A Creusot, on a le temps d’attente le plus faible de Saône-et-Loire. Moins de 2h30 au Creusot. En Mai, la durée moyenne d’attente était de 2h15. Les chiffres montrent aussi qu’entre 21 heures et 7 heures, on a un nombre de patients égal ou inférieur à quatre qui passe par les urgences. Et la courbe est identique chaque mois. J’ajoute que depuis février on a constaté une baisse de fréquentation. On est passé de 110 passages aux urgences par jour en janvier à 80 ces derniers mois. Et la canicule n’a eu aucune incidence.
On ne va pas augmenter les effectifs pour le cas où un jour il y ait une catastrophe».

«Intégrez les nouveaux locaux !»

On est dans l’optique de dire aux grévistes des urgences : intégrez vos nouveaux locaux et on se retrouve à la fin de l’année, sans idée préconçue. J’ai fait la même approche à Mont Saint-Martin et j’ai bougé ma ligne.