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Fans de Johnny Hallyday : Dans la famille Cannet, du Creusot, il y a le père et le fils…

07/12/2017 03:15Lu 6465 foisImprimer l’article
Jean-Yves a gardé l’affiche du concert de Johnny, en 1962 au Creusot.Mickaël a vendu, pour la bonne cause, la guitare que Johnny lui avait dédicacée.
On peut être amoureux de Johnny Hallyday de père en fils. C’est le cas dans la famille Cannet du Creusot où Jean-Yves, le père, a transmis sa passion de l’œuvre du chanteur à son fils Mickaël
Retraité de la ville du Creusot où il a terminé comme responsable du parc touristique, Jean-Yves remonte à la sortie de son enfance. Il n’était pas encore adolescent et il a eu le déclic : «Mon histoire avec Johnny elle a commencé quand à 12 ans je l’ai vu à la télévision pour la première fois. Il était le seul à incarner la nouveauté, la jeunesse qui commençait à se révolter»…
Et Jean-Yves de poursuivre : «Quand je suis parti faire mes études d’architecture à Dijon, le dimanche on ne rentrait pas, on ne sortait. Alors on regardait la télévision à plusieurs et il y avait Johnny dans Musicorama. Cela m’a conduit à faire de la musique. 6 titres sur 10 c’était Johnny, dont le fameux «Noir c’est Noir». Et puis je suis rentré dans un groupe creusotin, celui de Bernard Martin et son ensemble, on s’appelait les Gem’s. On se produisait à la salle polonaise et Johnny était évidemment dans notre répertoire».

«Johnny c’est un anti dépresseur»

Jean-Yves se souvient que c’est sur une chanson de son idole qu’il a connu sa femme, sur «Que je t’aime». Et puis surtout il parle du premier concert de Johnny au Creusot. «C’était en 1962, place des Acacias, là où il y a maintenant le foyer des jeunes travailleurs. Je crois que c’est la J.O.Creusot qui l’avait fait venir. C’était plein mais sans plus»… Surtout Jean-Yves Cannet a conservé deux affiches de Johnny au Creusot, qu’il conserve précieusement, «des affiches de son concert à l’Eden»
Il parle aussi des trois concerts seulement où il est allé… «Je ne suis pas trop fan des concerts, car il faut être à la bonne place pour en profiter». Jean-Yves préfère les disques. Il en a près de 300… «Je suis surtout très accro aux DVD de spectacles…»
«Que je l’aime», «J’ai pleuré sur ma guitare», «Vivre pour le meilleur» sont les trois titres qu’il cite en premier.
Chez lui il a accumulé beaucoup de choses du parfait collectionneur. Mais c’est son jardin secret.  Il a notamment accumulé 350 cartes postales et une quarantaine de livres.
Pour Jean-Yves, «Johnny c’est un anti dépresseur». Il se souvient encore de la dernière fois qu’il a vu chanter en vrai… «C’est quand il a chanté pour Chirac, j’étais monté avec Jean-Pierre Terrand.

Mickaël sur scène, avec Johnny...

Mickaël, le fils de Jean-Yves, s’est lui retrouvé sous les feux des projecteurs quand, au cours de l’été dernier, il s’est retrouvé sur le plateau de Sophie Davant, pour vendre une guitare dédicacée par Johnny… «Elle a été mise aux enchères et elle a été achetée 3100 euros, alors que je l’avais achetée 70 euros sur une brocante», lâche celui dont le physique a «quelque chose de Johnny» et dont la voix s’approche très fortement de celle de la star dans les années 60.
Domiciliée dans la côte chalonnaise, Mickaël a eu la chance de se retrouver sur scène avec Johnny, en 1993, au Parc des Expos à Chalon-sur-Saône. «Johnny, j’étais dans le ventre de ma mère que je connaissais déjà ses chansons», dit-il dans un petit sourire, car depuis mercredi c’est une profonde tristesse qui l’a gagné.
Il n’oubliera pas l’instant où il lui a offert son portrait. Régulièrement, il chante du Johnny, «mais je ne suis pas son sosie», s’empresse-t-il de souligner. Car il ne veut pas de ça. Par respect du chanteur aujourd’hui disparu. Tout simplement.
Alain BOLLERY