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Evelyne Couillerot : «Le Pont de la gare fermera après les vacances de Toussaint, au plus tard le 15 novembre»

04/10/2017 03:18Lu 5269 foisImprimer l’article
Dans une interview à creusot-infos, la 1ère adjointe au Maire du Creusot, en charge des travaux, précise les choses au sujet du vaste chantier du pont de la gare.
Elle répond aussi aux questions de creusot-infos sur la Halle des Sports, sur la rue de l’Etang de la Forge. Elle annonce aussi la pose de la première pierre du pôle santé sur Mach 2.
Pouvez-vous préciser votre position sur le projet du conseil départemental de recruter et de rémunérer des médecins généralistes ?
Evelyne Couillerot : «Depuis le début, nous considérons le dispositif comme complémentaire des autres et les élus de gauche ont voté favorablement le rapport. Il faut bien bien rappeler que nous sommes là sur une compétence de l’Etat qui malheureusement, au fil des années, n’a pas mené les réformes nécessaires. Les collectivités s’emparent donc de la question et d’ailleurs heureusement qu’elles n’ont pas attendu.
D’ailleurs, au Creusot, le mardi 10 octobre, correspondra à la pose de la première pierre de la maison du pôle santé de Mach 2. On aura un mix de professions libérales et de professions salariés. Un bâtiment sera réservé à la Mutuelle Française Réseau Santé, avec un centre de soins infirmiers, mais aussi une augmentation de son offre dentaire, avec de l’orthodontie et de l’implantologie. Deux cabinets de médecine générale seront également créés. C’est la SEMCODA qui va gérer l’offre pour les professionnels libéraux, avec beaucoup de diversité ; On pourra trouver des kinés, mais aussi des médecins qui exercent à l’Hôtel-Dieu. L’ouverture est escomptée pour la fin 2018.
Alors quand l’appel à manifester de l’intérêt a été lancé par le département, bien évidemment il ne s’agissait pas d’être à côté. Nous sommes favorables au projet global, mais nous avons demandé un vote séparé au sujet des sites d’implantations. Nous n’avons pas voté contre, nous nous sommes abstenus. Car le travail d’évaluation dans la communauté urbaine débute puisque la communauté urbaine n’avait pas la compétence santé ; et il n’y a rien pour justifier les choix. On a le sentiment que l’on met la charrue avant les bœufs. Nous attendons donc d’en savoir plus».

Concernant le gymnase du Collège Centre, la position de l’architecte des monuments de France vous inquiète-t-elle ?
«Si nous avons bien compris, l’architecte souhaite conserver la façade de la salle Clémenceau. Le département nous a répondu que cet écueil va être surmonté. Ce que je crains, c’est le respect des délais. La ville du Creusot met 200.000 euros, car le gymnase est un vrai besoin pour les Collégiens».

Le chantier de la piscine se déroule-t-il normalement ?
«Oui même si tout n’est pas simple pour articuler les interventions des entreprises, en sachant que certains travaux dépendent d’autres. En ce sens, je salue publiquement l’engagement et la compétence de notre directeur des services techniques qui est sans arrêt avec les entreprises pour que le chantier ne prenne pas de retard. C’est un challenge permanent».

La Halle des Sports a besoins de travaux. Avec notamment le sol à changer. Quand cela sera-t-il fait ?
«D’abord je rappelle qu’il y a une convention d’utilisation. C’est la Région qui est propriétaire de la halle. On a interrogé la région. C’est un dossier qui est porté par Laëtitia Martinez. Il commence à y avoir urgence. Ce serait bien que les travaux soient réalisés en 2018, car il ne faudrait pas que de grandes organisations, comme celles portées par l’UPCV en viennent à être remise en cause, alors même qu’elles apportent des retombées économiques pour le territoire.
Cela-dit, au sujet du sport et des subventions, on souhaite que les règlements du département évoluent…»

C’est-à-dire ?
«Le conseil départemental a proposé un cadre général avec une application en 2018-2019. Il est prévu qu’une organisation reconduite d’une année à l’autre, n’aurait plus d’aide la deuxième année. Cela n’est pas acceptable. Nous avons demandé un moratoire. Et quand on nous dit qu’il n’y aura pas de baisse de plus de 20% par club, ce n’est pas rien. Nous sommes d’accord pour que de nouvelles disciplines sportives soient considérées, mais il faut voir où on va».

Quelles sont les dernières informations sur le chantier du pont de la gare ?
«Le calendrier se précise et on ne prend pas de retard. Les travaux préparatoires, chacun peut le voir, ont été démarrés. La nouvelle voirie, dont je rappelle qu’elle se définitive, sera terminée fin octobre, avec un passage à niveau pour le train des Combes.
Au niveau de la sortie rue Chaptal, il y aura deux «Stop». Un dans chaque sens de circulation. Et un pour permettre aux habitants de la Combe des Mineurs de s’insérer dans le trafic.
Concernant le pont de la gare proprement dit, la passerelle va être déplacée du Nord au Sud, c’est-à-dire qu’elle va être déplacée. La fermeture du pont interviendra à la mi-novembre, mais peut être à la reprise scolaire après les vacances de Toussaint. On partira alors pour 12 à 13 mois de chantier».

Le chantier de la rue de l’Etang de la Forge aura-t-il lieu en même temps ?
«Le projet est en trois phases. Avec premièrement la création de la voie verte dans le parc, jusqu’aux escaliers à côté de la chaufferie. L’intervention rue de l’Etang de la Forge qui sera coupée pendant deux à trois mois, n’interviendra pas avant la fin 2018, le début 2019. C’est à dire pas avant la réouverture du pont de la gare. Il n’est pas question d’ajouter de la difficulté aux difficultés. D’ici là, on veut échanger avec les habitants, sur les jets d’eau, sur la voirie, sur l’éclairage. En ce sens, les ateliers urbains ont été riches d’échanges. Notamment sur l’ouverture du parc, dont je rappelle qu’elle était dans notre programme de campagne».
Recueilli par Alain BOLLERY