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ÉTUDES POST-BAC : Un forum pour montrer que la réorientation est possible

13/11/2017 17:34Lu 1749 foisImprimer l’article
C’était l’intérêt du forum «1, 2, 3 Changement» organisé à la Bibliothèque universitaire.
S’être trompé d’orientation dans ses études post-bac n’est pas une tare irrémédiable. «Les professeurs, nous sommes là pour les accompagner et pas forcément les conforter dans une voie ou une filière qui ne leur convient pas. Ils ont droit de changer», tenait à souligner l’enseignante Catherine Viggiano jeudi dernier à la Bibliothèque universitaire. Des étudiants de l’IUT du Creusot, qui ont intégré l’établissement universitaire en septembre dernier, s’étaient déplacés afin de se renseigner sur les possibilités de réorientation…
S’étant inscrit sur la plateforme APB, Quentin Perreaut est finalement mal tombé en Génie Électrique et Informatique Industrielle. «Ce n’est pas l’IUT en tant que tel qui pose problème mais c’est trop technique pour moi je trouve. Je ne suis pas en échec dans la formation mais j’ai envie de changer. C’est un choix personnel», explique l’étudiant, qui aimerait aller étudier la sociologie en faculté.
En échangeant avec des amis à lui s’y trouvant bien, les idées faussées, sur le fait que la faculté serait un environnement où les étudiants sont totalement livrés à eux-mêmes, se sont estompées. À 19 ans, après un bac S-SI obtenu au lycée Hippolyte Fontaine à Dijon et donc quelques mois seulement en DUT, Quentin Perreaut semble décidé à quitter le DUT GE2I pour se relancer dans une licence en sociologie et pourquoi pas tenter le master.
Tom Mandrillon s’est rendu compte au bout d’un mois que la formation GE2I à l’IUT du Creusot n’était pas pour lui. «Ça semblait me plaire mais je pense que j’y suis entré avec une mauvaise image, que je m’étais faite, celle d’une formation avec beaucoup de manipulations et de mises en pratique. En puis, à la sortie du baccalauréat (S-SVT au lycée Mathias de Chalon-sur-Saône), j’hésitais entre ce DUT et une formation dans le domaine de la biologie, soit en faculté soit à l’IUT de Dijon», admet l’intéressé, 18 ans, qui entend alors s’engager dans la deuxième voie. Mais il nous précise : «S’il est trop tard pour aller en biologie, j’irai jusqu’à la fin de ma première année de DUT ou bien j’essaierai de le valider si je suis encore là l’année prochaine, pour valoriser quand même ces études. Même si ce n’est pas la bonne formation pour moi, c’est de toute façon une expérience. Je n’ai pas le sentiment d’avoir perdu du temps dans mes études». Tom Mandrillon a même déjà une idée de métier à l'avenir : technicien de Police scientifique.
Présente et se tenant à disposition pour les demandes d’informations et nouvelles inscriptions, une enseignante en BTS au lycée Léon Blum confirmait les possibilités de réorientation en cours d’année ainsi que la pertinence du changement maintenant : «Il n’y a pas vraiment de date limite pour les inscriptions mais disons que ce mois-ci est peut-être le dernier pour changer. Après, la difficulté est que les étudiants se trouvent trop en retard par rapport aux programmes et aux cours qui se déroulent. Ce forum est organisé à la bonne période. L’an dernier par exemple, deux étudiants avaient rejoint notre BTS Assistant Manager, et ils sont passés en deuxième année». Comme quoi la réorientation peut être une deuxième chance à saisir, une réussite à provoquer, et non un échec.
Directeur du site universitaire du Creusot, Yves Golder constatait tout de même une faible affluence pour ce rendez-vous. «C’est aussi bon signe dans le sens où nos étudiants n’éprouvent pas vraiment le besoin de changer», a-t-il remarqué.
Le forum était organisé par l’IUT du Creusot en partenariat avec le Centre universitaire Condorcet et le BTS Assistant Manager du lycée Léon Blum. 7 étudiants (3 de première année et 4 de deuxième année) de cette formation ont assuré la communication et l’accueil le jour J.
Les établissements représentés étaient ceux où il reste des places dans certaines formations, notamment en BTS : lycée Léon Blum du Creusot, lycée René Cassin de Mâcon, lycée Henri Parriat de Monceau-les-Mines, lycée Julien Wittmer de Charolles, lycée Claudie Haigneré de Blanzy, lycée La Prat’s de Cluny, lycée Camille Claudel de Digoin, Centre universitaire Condorcet et IUT du Creusot.
Alix BERTHIER