vendredi 23 août 2019
Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le nouvel entraîneur de l’Elan Chalon se confie dans une interview. Il explique comment il va travailler et ses premières ambitions dans cette première période de préparation.
Alors que des maires ont le blues, le Député Rémy Rebeyrotte vient de rendre un rapport pour redonner du pouvoir aux Maires, surtout des petites communes, face à des intercommunalités parfois accusées d'une trop grande voracité…
Le Député de Saône-et-Loire veut mettre de l’huile entre les intercommunalités et les communes, pour que leurs élus soient plus reconnus et considérés.
«Des conseils des Maires se prononceront sur les grandes orientations de leur intercommunalité»
A l’occasion d’une conférence de presse, le patron du groupe SOS, dont dépend l’Hôtel-Dieu du Creusot, a affirmé plusieurs choses.
«L’établissement génère un déficit. On l’a repris pour le redresser et le relancer».
«On a dit oui pour une aide-soignante de jour et «on verra» à la fin de l’année pour une infirmière de nuit».
«Pour l’urologie, la nouvelle organisation sera sans coût supplémentaire pour les patients».
«On va avoir un bon énorme en terme de prise en charge des patients».
«Le robot sera utilisé en urologie, en chirurgie digestive et en chirurgie gynécologique».
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EDITO : Le lycée ça doit être le respect, pas la violence

20/03/2019 03:17Lu 5553 foisImprimer l’article
Les faits très graves qui se sont produits lundi matin, ont révélé autant le manque de respect et de politesse, que cette violence qui n’en finit plus de s’incruster dans les têtes, dans les esprits et donc bien malheureusement dans les actes.
«Moi, quand j’étais ado, jamais je n’aurai osé…» C’est en substance ce que de nombreux enseignants et des personnels du Lycée Léon Blum ont à la bouche depuis lundi matin. Beaucoup l’ont dit à creusot-infos. Oser quoi ? Tout simplement voir un ado ou un jeune adulte frapper un agent ou un enseignant. Mais aussi voir un jeune homme frapper une femme !
Les limites de l’acceptable ont été dépassées. Et au-delà des premières explications avancées par ce jeune qui a envoyé une femme de ménage à terre et à l’Hôpital, ce qui s’est passé est grave.
C’est la bien malheureuse expression de cette violence qui s’incruste partout. Sur internet, sur les réseaux sociaux, dans les échanges, dans les comportements. Facebook a été adulé, promu. Facebook est maintenant montré du doigt pour les torrents de haine et de violence que ce réseau social permet, avec bien peu de modération.
Il ne faudrait pas croire que le Lycée Léon Blum est le vilain petit canard de la Saône-et-Loire et de la Région Bourgogne – Franche-Comté. Simplement dans cet établissement la parole s’est libérée, quand dans d’autres elle est contenue, bridée, interdite, car «il ne faut surtout pas donner une mauvaise image».
Mais à quoi bon si c’est pour que d’une année à l’autre, les maux deviennent plus nombreux, plus forts, et toujours moins acceptables.
Reste maintenant à trouver des solutions et forcément ce n’est pas le plus facile. Des expériences montrent que la vidéosurveillance peut être une solution. Car elle agit un peu et même beaucoup comme la peur du gendarme.
Mais la vidéosurveillance n’est pas voulue par tout le monde. Quand certains la demandent, d’autres la rejettent, au nom d’un certain nombre de principes et de valeurs. Mais quand la réalité de la violence se fait plus forte, il n’est peut-être plus le temps d’avoir des totems en forme d’interdits.
Il faut bien comprendre que les expressions de violence, comme celle qui a eu lieu lundi matin, sont évidemment très choquantes et très traumatisantes pour les personnes qui en sont les victimes. Mais elles le sont aussi pour les autres. Pour les élèves, pour les enseignants, pour les personnels, pour les prents. Parce que cela ne se digère pas, ne s’évacue pas d’un coup de baguette magique. Surtout quand au détour d’un couloir, la violence reste dans les mots.
Depuis le début de l’année scolaire 2018/2019, nous l’avons écrit, ce sont 28 exclusions définitives qui ont été prononcées au Lycée Léon Blum. L’équivalent d’une classe. Un record.
«Mais que peut-on faire de plus ?», lâchent de nombreux personnels, enseignants ou non. C’est bien dans la capacité à apporter et trouver de nouvelles réponses qu’une nouvelle page d’une vie apaisée de l’établissement pourra s’écrire.
En ce sens, il serait bien que la demande d’une audience rapide par la Rectrice soit entendue. Il serait bien que les moyens supplémentaires qui sont jugés indispensables soient donnés. Et par l’Education Nationale et par le Conseil Régional. Et il serait bien que ce dernier donne sa position sur un investissement dans des caméras de surveillance et sa capacité à le faire rapidement.
Après c’est à la communauté éducative du Lycée qu’il sera demandé de trancher ou au minimum de donner son avis. Mais des décisions doivent être prises. Dans la transparence. Pour qu’élèves, enseignants et personnels sachent de quoi sera fait l’avenir. C’est aujourd’hui qu’il doit se préparer et se construire. Car il ne faudrait pas que demain il soit trop tard. Car répétons le, il est inacceptable qu’une femme de ménage a été frappée.
Alain BOLLERY