mercredi 19 juin 2019

Vente directe à la ferme du producteur au consommateur

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Promotion du Jeudi 20 au Dimanche 23 Juin

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Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Alors qu’ils sont officiellement présentés ce jeudi à 18h30, Jérémy Pinto lève un coin du voile sur les 42 rendez-vous programmés.
Nicolas Pommerel est le nouvel entraîneur du Creusot, avec Eric Catinot pour les arrières et Vuli pour les avants.
Avant la reprise de juin, Nicolas Pommerel se confie dans une interview à creusot-infos.
Le vice-président de la Région Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées est catégorique : «On sait s’adapter, on sait être réactif et on peut voter un financement exceptionnel»
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EDITO : Des sondeurs de moins en moins crédibles et des partis aux abois

27/05/2019 03:18Lu 2517 foisImprimer l’article
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
On appelle cela des éléments de langage. Certains politiques sont de véritables orfèvres pour les manier. Mais ils ne sont pas les seuls. Car dimanche soir, quand sur les plateaux de télé on a commencé à s’approcher de l’annonce des résultats, il fallait bien commencer à rectifier le tir.
Depuis des jours et des jours les instituts de sondages annonçaient une abstention record… Patatras leurs prévisions ont volé en éclat ; Alors c’est ainsi qu’il a été expliqué qu’au cours des tous derniers jours, pour ne pas dire des dernières heures, les spécialistes en élections, avaient senti des frémissements. Mon œil ! Ils n’avaient rien senti du tout. A part peut-être l’odeur de l’argent donné par les commanditaires des sondages.
Vous aurez noté que le premier élément de langage aura donc été pour justifier cette abstention qui n’a pas été à la hauteur de ce qui avait été annoncé.
Sans doute que certains de ces instituts de sondage vont tenter de nous expliquer avec aplomb que les résultats ont finalement été pollués par la baisse de l’abstention qu’ils n’avaient pas vu venir. Car ils se sont pratiquement plantés jusqu’au bout.
Rions un peu… Pour souligner que dimanche soir, à plus de 19 heures, la RTBF (la télévision belge), annonçait le Rassemblement National entre 25 et 27%, La République en Marche entre 20 et 23, Les Républicains entre 10 et 13%, les Verts à 8%, les Insoumis entre 7 et 8% et Gluksmann, le candidat du PS en dessous de 5%...
A 1h30 du matin, dans la nuit de dimanche à lundi, c’était donc faux pour le RN donné à 23,5%, juste pour LREM donnée à 22,5%, faux pour EELV donné à 13,1%, faux pour LR donné à 8,2%, faux pour la liste PS/ Place Publique donnée à 6,4% et donc faux aussi pour les Insoumis donnés à 6,3%...
On comprend pourquoi Jean-Luc Mélenchon, dimanche soir, faisait la gueule à la télé en admettant à un mauvais résultat. On lui avait promis une troisième place dont il avait rêvé… Il se retrouve en sixième position, avec un score divisé par trois par rapport à la Présidentielle… Les Insoumis qui ont beaucoup spéculé sur le mouvement des gilets jaunes sont depuis dimanche soir doublement verts de rage. Verts de se retrouver ainsi largués. Et verts aussi d’avoir vu Yannick Jadot leur voler la vedette, et pas qu’un peu.
On laissera aux éditorialistes parisiens cette appréciation selon laquelle le parti présidentiel aurait perdu, sous prétexte que le Rassemblement National est devant lui. La vérité c’est que LREM fait pratiquement le double de ce que le PS avait réalisé pile deux ans après l’élection de François Hollande. Pas simple de démontrer que vous avez perdu en faisant mieux…
Bien évidemment qu’Emmanuel Macron aurait aimé voir sa liste arriver en tête. Mais après six mois de gilets jaunes, six mois d’une crise médiatiquement et politiquement surexploitée, le score de Nathalie Loiseau est loin d’avoir la saveur d’un échec…
En fait au jeu de «ils ont perdu et nous on a plutôt gagné», il y a certes en première ligne le Rassemblement National et les Verts, mais incontestablement La République en Marche ne peut pas être écartée de ce premier groupe.
Dans l’autre groupe, ce sont donc les échecs cuisants, dont le plus symbolique est incontestablement celui des Républicains, mais aussi des Insoumis. Reste l’attelage du PS et de Place Publique. Certes il a évité de tomber dans les abimes. Mais ses dirigeants savent qu’il faut la faire plutôt modeste quand on ne dépasse par les 7%, alors que moins de cinq ans auparavant on détenait l’Elysée, l’Assemblée Nationale, le Sénat, nombre de Régions et nombre de départements…
Mais surtout, même si tout le monde admet que les résultats des municipales ne seront pas indexés sur ceux des Européennes, leur préparation sera comme un Mikado… Entendez que la bonne alchimie ne sortira pas d’un livre, mais sera bien à imaginer, élaborer, en espérant trouver la formule gagnante.
En mars 2020, La République en Marche, EELV et le Rassemblement National auront beaucoup à gagner. Le PS et Les Républicains auront eux beaucoup, vraiment beaucoup à perdre. C’est pour cela que dimanche soir certains avaient déjà le «trouillomètre» non pas à zéro, mais pas beaucoup au-dessus.
Car c’est bien toute une politique qu’il va falloir repenser. Non pas pour séduire les électrices et les électeurs. Mais pour les convaincre. Même si c’est plus facile à faire localement que nationalement.
Alain BOLLERY