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EDITO : Ce féminisme qui gave un peu, beaucoup…

09/03/2017 08:15Lu 3704 foisImprimer l’article
La journée internationale des droits de la femme a été l’occasion, comme tous les ans, de surenchères incontrôlées et pour certaines teintées de démagogie.

Pas seulement parce que nous sommes en campagne électorale. Mais aussi parce qu’il est de bon ton pour nombre d’élu(e)s de se poser en défenseur des droits des femmes. C’est bien. Mais il ne faut quand même pas exagérer. La séquence que l’on vient de vivre depuis plusieurs jours est un peu décalée avec les réalités.
Ainsi, quand dans l’enceinte du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, il est entendu et affirmé «qu’une femme présidente de club ça dérange», c’est faux.
Il y a sur le secteur du Creusot plusieurs femmes Présidentes de club. C’est le cas de Laurence Gallezot pour le Tennis Club, de France Millet pour le club de Voile, d’Anita Leclerc pour le club de foot de l’ANFE, d’Annie Bagnard pour Creusot Gym Fémina…
Pour connaître «un peu» la vie dans la ville, autant que ses activités sportives, ces présidences féminines ne dérangent personne. Bien au contraire d’ailleurs. Tout le monde salue leur engagement et cela n'a rien de péjoratif.
Si parfois ces femmes peuvent se sentir isolées et rament un peu, que l’on rassure les féministes de tout poil, les Présidents aussi rament, car l’engagement bénévole au service des autres n’est jamais une partie de plaisir. Pour les femmes comme pour les hommes.
Pour le reste, on a donc entendu ce mercredi 8 mars beaucoup de revendications sur le thème que les femmes seraient obligatoirement moins bien traitées que les hommes, qu’elles n’ont pas leur place dans certaines professions.
Mais les féministes ont des visions parcellaires, conscientes ou inconscientes. Ainsi, elles ne s’étonnent pas, ni ne s’émeuvent que par exemple on compte aujourd’hui encore beaucoup plus d’étudiantes souhaitant embrasser une carrière de «professeur des écoles», que d’étudiants. La proportion, en Saône-et-Loire, est d’environ de 90%. Pareil pour les instituts de formation aux soins infirmiers où les proportions de filles sont largement plus importantes que dans d’autres professions.
Faut-il s’en émouvoir ? Pas certain, ou alors il faudrait donc imposer une politique des quotas, selon laquelle on aurait toujours la parité dans toutes les professions. Ce qui serait pour le moins totalitaire. Et je ne suis pas persuadé que c’est ce à quoi aspirent nos concitoyennes ou nos concitoyens.
Que les tenantes d’un féminisme rigoriste veuillent défendre des droits, c’est louable et c’est même très bien. Car il faut savoir s’indigner. Mais de grâce, de grâce, qu’on arrête avec cette stigmatisation de certaines réalités en s’en tenant qu’aux chiffres, car à la fin cela finit même par gaver des femmes.
Alain BOLLERY