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EDITO : C’était plus fort qu’en 1998

16/07/2018 08:30Lu 3569 foisImprimer l’article
La liesse populaire, dimanche soir au Creusot, était encore plus forte qu’en 1998. Mais c’était logique. On vous explique pourquoi.
Et puis, que les aigris rangent leur venin…
Seuls les plus anciens (enfin pas tant que cela) s’en souviennent. En 1998, pour la Coupe du Monde, c’est à partir des quarts de finale que Le Creusot avait commencé à descendre dans la rue et à sortir les drapeaux. C’était après le succès contre l’Italie et cela avait été timide, sans doute pour ne pas trop heurter nos amis italiens. Le 12 juillet au soir, après la victoire 3-0 contre le Brésil, Le Creusot avait vécu des scènes de liesse. Elles avaient été joyeuses, démonstratives. Mais loin d’être aussi importantes que celles que l’on a vécues en moins d’une semaine.
Déjà après la victoire contre la Belgique, mardi 10 juillet, il y avait plus de monde que le 12 juillet 98 place Schneider. Alors forcément, dimanche soir avec la victoire en finale contre la Croatie, on a atteint des sommets.
La conquête de la deuxième étoile a fait chavirer de bonheur des milliers de Creusotins qui sont venus s’imprégner de l’ambiance de la Place Schneider au cœur de ville.
Le Creusot était heureux, Le Creusot fêtait la victoire des Bleus de Didier Deschamps. Pourquoi la foule était elle si importante ? A cela au moins une raison : Le fait que la finale se soit jouée à 17 heures, heure française, pour se terminer peu avant 19 heures, a incité encore plus de supporters à sortir. Avec souvent de très jeunes enfants, ce qui n’était pas le cas en 1998.
Sans doute que pour beaucoup de petits, ce 15 juillet 2018 restera à jamais gravé dans les mémoires. Mais on peut même étendre l’âge de cette première grosse émotion jusqu’à plus de 25 ans et même moins de 30 ans, car des trentenaires n’avaient pas vécu ces moments de joie en 1998.
Il est toujours plus réconfortant de voir ses gens heureux que malheureux. Et en ce sens, ce sera le deuxième message de cet édito forcément partisan : Que les aigris rangent leur venin.
A ceux qui ont trouvé que les Français n’ont pas toujours pratiqué un football génial, nous répondrons que les Allemands, les Espagnols, les Italiens, les Portugais, les Brésiliens et beaucoup d’autres auraient bien voulu être à la place de la France dimanche soir.
A ceux qui ont avancé que le premier but de la France avait été inscrit par un Croate contre son camp, et le second grâce à la vidéo sur pénalty, nous nous permettons de rappeler qu’en 2006 Zidane n’aurait jamais dû être expulsé, puisque l’arbitre n’avait rien vu… Et nous dirons aussi que le premier but croate contre son camp, l’a été sous la pression des bleus montés pour placer une tête…
A ceux qui avancent que les tricolores jouent à l’étranger, nous rappelons juste que Mbappé porte les couleurs du PSG dans le championnat de France, alors qu’aucun croate ne joue dans son pays.
A ceux qui s’étranglent de cette mondialisation du football et que eux travaillent dans les usines du Creusot, nous rappellerons juste – mais ils le savent – que l’industrie creusotine, qui emploie plus de 5000 personnes, voit le fruit de son travail exporté à plus de 70 à 80% et même à 100% pour une entreprise.
Alors de grâce, on peut ne pas aimer le football et préférer le rugby. Mais franchement, nous on aime la France qui gagne, l’industrie qui gagne. Eh oui le football français est quand même en meilleure santé que notre rugby.
Enfin, même si la France s’était inclinée, il n’aurait quand même pas fallu oublier que nous sommes quand même une belle nation dans les sports collectifs et individuels. Faut-il rappeler la moisson de médailles de Martin Fourcade en biathlon aux Jeux Olympiques ? Faut-il rappeler aussi que nos handballeurs, nos volleyeurs, nos basketteurs et évidemment nos footballeurs sont respectés et redoutés partout dans le monde.
Alors oui, soyez heureux, soyons heureux de la victoire. Quatre buts en finale, seul le Brésil, contre la France avec deux buts de Pelé, avait fait mieux en 1958, en l’emportant 5-2. Et depuis la finale de 1970 (victoire du Brésil 4-1 contre l’Italie), cela fait donc près de 50 ans qu’une équipe n’avait pas inscrit quatre buts en finale ! On ne va quand même pas s’en plaindre. Oui on peut pleurer. Mais de bonheur.
Alain BOLLERY