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Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Dans une interview à creusot-infos il parle du Mondial au Japon, de l’équipe de France, du Top 14, du rugby trop violent et du Creusot.
Dans une longue interview, la Présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté se montre marquée par les bouleversements climatiques.
«La sécheresse est une lame de fond»
Elle annonce une mobilisation exceptionnelle pour les années à venir, pour agir sur plusieurs leviers :
«La grande priorité, c’est la question climatique»
Marie-Guite Dufay confirme aussi qu’elle n’écarte absolument pas d’être candidate aux prochaines élections régionales, avec une affirmation en forme d’avertissement :
«Il faudra un rassemblement des forces de progrès pour faire barrage au Rassemblement National»
Dans une interview à creusot-infos, Le Maire du Creusot annonce qu’il sera bien candidat pour les élections municipales de mars 2020. Il explique aussi quelle liste il entend mener, sur quelles valeurs, et pourquoi.
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David Marti : «Oui je vais être candidat aux prochaines élections municipales»

26/09/2019 03:17Lu 6648 foisImprimer l’article
Dans une interview à creusot-infos, Le Maire du Creusot annonce qu’il sera bien candidat pour les élections municipales de mars 2020. Il explique aussi quelle liste il entend mener, sur quelles valeurs, et pourquoi.
A moins de six mois des élections municipales de mars 2020, David Marti, maire du Creusot et Président de la Communauté Urbaine, se confie dans une longue interview à creusot-infos. Il lève le voile sur ses intentions et sur son ambition d’être à la tête d’une liste de rassemblement. Sa candidature il souhaite l’inscrire dans une démarche collective de rassemblement.

Serez-vous candidat pour les élections municipales de 2020 ?
DAVID MARTI : «Oui je serai candidat. Enfin soyons précis : Je vais me porter candidat pour solliciter l’investiture de mon parti, le PS».

Pourquoi avoir attendu cette fin septembre pour l’annoncer ?
«C’est une décision qui a longuement mûri. On ne s’auto-désigne pas candidat. Après avoir consulté et discuté avec les membres de ma majorité municipale, nous avons considéré que ma candidature est la plus opportune».



Avec qui serez-vous candidat ?
«Déjà il faut bien avoir à l’esprit que la majorité municipale du Creusot est diverse. Avec des élus PS, PC, Verts, mais aussi des élus qui se sont révélés LREM, et d’autres qui n’ont pas de parti. Je suis à la tête d’une majorité large avec des élus d’horizons divers, ce qui constitue une force.
Aujourd’hui je veux constituer une équipe avec des gens qui se reconnaitront dans la ville et dans le travail qui est mené depuis plusieurs années. Avec un projet commun au-delà des clivages politiques. Je veux que nous portions des valeurs humanistes, progressistes, écologiques et sociales. Avec un objectif : Poursuivre la modernisation de la ville».

Ce rassemblement, vous le voulez quand ?
«Même si je sais que ce n’est pas simple quand arrivent les échéances politiques, j’ai la volonté de rassembler dès le 1er tour. Tout au long du mandat, nous avons travaillé ensemble ; au-delà des divergences que nous pouvons avoir sur les sujets nationaux. Nous en avons eu pendant le mandat, mais cela c’est la vie démocratique. Le travail s’est fait sur le programme que nous avions élaboré. Il ne serait pas opportun de se séparer, pour ensuite envisager de se regrouper».

Que direz-vous si certains choisissent de partir seuls en campagne ?
«Si certains prennent la responsabilité de faire autrement que le rassemblement qui nous a animé depuis le début du mandat, je le respecterai, mais je le regretterai».

Depuis 2017, La République en Marche s’est imposée dans le paysage…
«Oui et ce n’est pas un problème. Car au Creusot, avec les élus qui ont rejoint le parti présidentiel, on a travaillé ensemble. La majorité est restée la même car elle avait un projet. Notre majorité est restée unie. C’est incontestablement le témoignage que l’on peut travailler ensemble, au-delà des divergences que l’on peut avoir sur certains sujets nationaux. J’ai franchement du mal à comprendre qu’au nom d’un dogme on ne puisse pas travailler au niveau municipal. On a d’ailleurs démontré cette force de rassemblement au Creusot. Mais les électrices et les électeurs l’ont compris. Ce qui nous anime c’est Le Creusot et d’abord Le Creusot. Je ne renie pas ce que je suis».

Olivier Faure, le premier secrétaire du PS s’est dit hostile à des accords avec LREM. Est-ce un problème ?
«Il n’y a pas que lui, il y a d’autres partis à dire «pas d’accord». Ceux qui sont sur cette ligne seraient bien inspirés de venir sur le terrain pour voir que nous sommes d’abord dans des projets au service d’une ville, d’un territoire. C’est ce qui me motive.
La politique d’une ville ne doit pas être dictée par une doctrine politique. Ce n’est pas ce que veulent nos concitoyens. Ils veulent que l’on travaille au service de la ville, avec honnêteté, vision et souci de l’intérêt municipal. C’est pour cela, je l’ai dit et je le répète, que je souhaite rassembler les bonnes volontés portant les valeurs communes de progressisme, d’humanisme, d’écologisme et de social. Et en disant cela, je ne renie pas ce que je suis. Je reste socialiste. Car j’ai considéré qu’au-delà des difficultés des partis traditionnels, je restais sur le bateau. Cela ne m’empêche pas de travailler avec d’autres personnes. Je veux travailler pour ma ville et mon territoire. Et nous le voulons collectivement. Au-delà, je veux que la France s’en sorte et que les Français ne se divisent pas».

Avec qui préparez-vous la prochaine élection ?
«Nous sommes en discussion avec toutes les composantes de la majorité municipale et les échanges ont lieu dans un bon état d’esprit. Il ne s’agit pas de se précipiter. Je préfère une préparation assez longue que la faire à moitié. Une ville c’est un travail collectif, et il faut de l’équilibre. Il reste six mois de mandat et notre équipe sera au travail jusqu’au bout».

Justement, stade Jean Garnier, Parc des Sports, Œuvre utile, pôle Jouffroy, avenue de Verdun… quel est l’état d’avancement des dossiers ?
«Pour le stade Jean Garnier, nous somme dans les temps car la météo a été clémente. Pour l’œuvre utile, il y a du retard. Non pas par la faute d’Industeel mais pour des difficultés techniques. A Jouffroy la 1ère salle de sport, qui sera utilisée par le full contact et la boxe en attendant la seconde, ouvrira en 2020. Mais le pôle Jouffroy est aussi attendu par d’autres associations. Pour le Parc des Sports, les appels d’offres ont été lancés ou sont en cours.
Concernant les travaux de l’avenue de Verdun c’est engagé et il reste de deux à trois mois de travaux. Nous avons respecté ce que nous avions dit, à savoir que la rue de l’étang de la forge soit terminée. Concernant cette dernière, si nous sommes autorisés, l’objectif est de mettre des jets d’eau.
Enfin, n’oublions pas les dossiers de la Brasserie qui ouvrira en juin et du multiplexe de cinéma qui ouvrira avant Noël 2020. Nous sommes vraiment dans la poursuite du travail engagé, comme dans les écoles, ou comme la poursuite de la mise en place d’éclairages LED partout, ou les subventions pour les vélos électriques. Cet ensemble forme l’action municipale».

Mardi vous avez rencontré la Ministre de la Justice à Paris. Pourquoi ?
«Quand il était venu à Autun, j’avais interpellé le Président de la République sur l’avenir du Tribunal d’Instance du Creusot. J’ai été reçu avec le Présidente des villes moyennes et la Maire de Saint-Quentin. Un entretien de grande qualité et d’écoute. La Ministre m’a affirmé que le Tribunal ne fermera pas, que le personnel restera et qu’il pourra même être renforcé. Il s’appellera Tribunal de proximité. C’est une bonne nouvelle pour Le Creusot».
Recueilli par Alain BOLLERY