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Questions à...

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C’est un visiteur de marque qui, dimanche après-midi, a découvert l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» à L’arc.
Président de l’institut national de la recherche agronomique, Philippe Mauguin s’est confié à «creusot-infos».
Le champion Alain Bernard s'est confié dans une interview à creusot-infos. Pour parler du complexe aquatique du Creusot, mais pas seulement.
«Pour moi c'est important d'aller au contact des jeunes».
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C’est officiel, le conseiller régional de Bourgogne - Franche-Comté et Président des Amis de la Rose à Frangy, quitte lui aussi le Parti Socialiste pour créer un autre parti avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qu’il accueillera en Saône-et-Loire en novembre.
Denis Lamard s’explique dans une interview à creusot-infos.
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David Marti : L’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot», n’est pas un aboutissement, «il y aura un avant et un après»

30/09/2018 12:00Lu 3998 foisImprimer l’article
Une affluence majestueuse pour une exposition majestueuse… L’inauguration de l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» a ravi au-delà des espérances.
Quand on sait que, parfois, certains spectacles sont programmés dans la petite salle pour éviter trop de vide, forcément on ne peut être qu’admiratif devant l’affluence constatée, samedi en fin de journée, pour l’inauguration de l’exposition événement «Pierre Soulages, Le Creusot».
De toute évidence il y avait une formidable envie de découvrir les œuvres majestueuses de cet artiste à la réputation mondiale qui a sublimé le noir par la force de la lumière.
Le conseil départemental de Saône-et-Loire n’est pas partenaire de cette exposition, au contraire du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, mais son vice-président à la culture Hervé Reynaud ne voulait pas rater l’événement. Il était donc aux côtés des conseillers départementaux locaux, Evelyne Couillerot, Laurence Borsoi, Bernard Durand et Jean-Marc Hippolyte venus assister à ce moment rare du lancement d’une saison en lettres majuscules, pour ne pas dire en lettres d’or.
La grande salle de L’arc était pleine aux quatre cinquièmes quand Antoine Diaz, le Président de L’arc a débuté la série des discours. Elle a été courte, mais riche. Comme quoi la longueur d’un discours n’est pas toujours spécialement synonyme de qualité… Mais surtout que son les mots quand une œuvre vous parle comme les œuvres de Pierre Soulages forcément ne laissent personne indifférent. Et c’est bien toute la force de plus d’un siècle de génie créatif. Car s’il n’a pas commencé dans ses plus jeunes années, évidemment que son inspiration s’est construite au fil de son éducation.

«On ne peut que remercier Pierre Soulages de l'émotion qu'il procure»

Lui né dans l’après guerre de la «grande guerre» et dont les premières œuvres ont commencé à séduire après la libération. Et il a été de ceux qui ont donné une libération culturelle à l’art du pinceau et de tous ces outils qu’il a adoptés pour magnifier le noir avec la complicité de la lumière, jusqu’à la nuit comme on peut le mesurer à l’abbatiale de Conques dont il a refait les vitraux, offrant ainsi des filtres de lumière contemporains à ce monument religieux bientôt millénaire.
«On ne peut que remercier Pierre Soulages de l’émotion qu’il procure» a jugé Antoine Diaz quand il a parlé devant le public samedi, louant autant sa générosité que sa simplicité. Soulignant comment le Monument Pierre Soulages a su donner simplement des mots à Marie-Claude Busso, quand elle l’a sollicité.

Le rayonnement culturel pour attirer les élites de l'industrie

Gérard Chrysostome, président de l’Académie François Bourdon, partenaire de l’exposition avec les photographies présentées au Pavillon de l’Industrie, a expliqué pourquoi l’Académie s’est inscrite volontairement dans le projet : «Tout simplement parce que notre Académie est attachée au rayonnement artistique et culturel de la ville, qui pour ses entreprises a besoin d’attirer les élites de l’industrie».
Tout au long de la soirée, plusieurs références ont été faites à Lydie Dattas et Christian Bobin dont les formules ciselées avec de bons mots ont accompagné le projet. Car «Pierre Soulages, Le Creusot», c’est bien plus qu’une exposition. C’est aussi un catalogue d’une grande richesse, appelé à être un objet de collection.
«Quelle levée de rideau pour une saison que cette mise en lumière de Pierre Soulages», a d’abord déclaré Laurence Fluttaz, vice—présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge de la culture.

«Un choix audacieux»

En présence de Laëtitia Martinez et de Jean-Claude Lagrange, vice-président du Conseil Régional, elle a poursuivi en saluant le «choix audacieux de L’arc, car le travail de Soulages a une résonnance dans la ville. Eh oui cette exposition mérite le soutien de la Région, car nous avons fait de la culture notre priorité».
David Marti n’y est pas allé par quatre chemins : «Je suis un Maire heureux et fier, car je ne pouvais pas imaginer une plus belle ouverture. Cette exposition n’est pas un aboutissement. C’est une référence. Il y aura un avant et un après». Ce qui veut dire que la ville du Creusot compte bien désormais associer son identité à de grandes références de la peinture et des arts plastiques. «Oui nous avons la volonté que L’arc soit une référence. Et oui il est important d’associer culture et industrie. Ici, au Creusot, la Bourgogne c’est le travail, le labeur, la persévérance».

«Aussi bien et même mieux qu'ailleurs»

Et c’est bien au nom de cette dernière, que Le Creusot a voulu faire la démonstration qu’une exposition Pierre Soulages pouvait se faire ici et pas ailleurs, «car nous pouvons accueillir aussi bien et même mieux que dans des lieux plus prestigieux», a ajouté David Marti. Il n’a pas manqué de saluer Laura Goedert, commissaire de l’exposition.
Le Maire a aussi fait le parallèle entre cette couleur noire qui a trop longtemps été associée au Creusot et le noir magnifié par Pierre Soulages.

«Du noir jaillit la lumière»

Pour le Député Rémy Rebeyrotte, «du noir jaillit la lumière avec cette industrie qui fait la force de son économie». Il s’est aussi félicité de voir que L’arc continue d’avoir un rôle majeur sur un vaste territoire. «Et on a bien de la chance d’être ce soir au Creusot», a-t-il ajouté.
Laura Goedert, très émue de voir autant de monde, a redit ce qu’elle martèle à l’envie : «Pourquoi cette exposition au Creusot ? Parce que». Oui, «parce que» et même pourquoi pas. «Car nous avons envie de poursuivre le décloisonnement entre l’art et l’industrie». Tout un programme.
Après tous ces bons mots, le public, en faisant la queue, a pu enfin découvrir les œuvres majestueuses. Pour une fois, c’était après les discours. Mais personne ne s’en est plaint.
Et entre L’arc et le pavillon de l’industrie qui n’avait jamais connu une telle affluence – pas uniquement pour le vin d’honneur – il y avait beaucoup de bonheur sur les visages. Comme quoi on peut chasser la morosité et les idées noires avec du noir.
Alain BOLLERY