dimanche 23 septembre 2018

Retrouvez les offres en cours sur les pensées, les fraisiers et les cyclamens !

Grand arrivage de fleurs tergal et de fruitiers

Nombreuses compositions d’automne et funéraires

Édito
Ce n’est pas parce que son retentissement médiatique est énorme, qu’il convient de juger l’affaire Benalla à un niveau supérieur de ce qu’elle est et représente.
De quoi s’agit-il ? D’un garçon qui s’est cru plus fort que les autres, parce qu’il était dans le cercle rapproché de la sécurité du Président de la République.
Questions à...
Dans une interview, Michel Neugnot, 1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, fait le point après la rentrée des classes. Le nombre de dossiers «à problèmes» liés aux transports a été divisé par deux.
La gratuité du transport scolaire sera de mise à la rentrée 2019, mais peut-être avec des frais de dossier.
Le Président de la FFR était présent samedi au Parc des sports lors de la journée découverte du rugby féminin organisée par le club des Tigresses. Il était accompagné d'Annick Hayraud, Manager de l'équipe de France féminine
A l’occasion d’une conférence de presse de rentrée, le Président du conseil départemental de Saône-et-Loire a annoncé une santé olympique pour le recrutement des médecins.
«Le Creusot a vocation à devenir le 5ème pôle»
«45 antennes vont être ouvertes sur tout le département»
«A Mâcon je veux ouvrir un centre en association avec la faculté de médecine»
Écouter, lire, voir
> Sports > Rugby

Interview Bernard Laporte : «Il faut du rugby féminin de l'école jusqu'à l'université»

09/09/2018 03:15Lu 2787 foisImprimer l’article
Le Président de la FFR était présent samedi au Parc des sports lors de la journée découverte du rugby féminin organisée par le club des Tigresses. Il était accompagné d'Annick Hayraud, Manager de l'équipe de France féminine
Bernard Laporte et Annick Hayraud ont répondu aux questions de creusot-infos.
Il est aimé ou détesté. Admiré ou décrié.  On adhère à son discours ou on le rejette. Mais quel que soit le cas, Bernard Laporte ne laisse personne indifférent. Et s'il est un point que personne, pas même ses fervents détracteurs, ne peut contester, c'est la simplicité, l'accessibilité et la disponibilité de l'homme. Il l'a encore prouvé samedi au Creusot lors de sa visite à la journée découverte du rugby féminin. Que ce soit pour un autographe, une photo, une discussion avec les dirigeants, la presse ou le public, l'ancien ministre des sports et actuel président de la Fédération Française de Rugby se prête volontiers à l'exercice. Souvent avec le sourire, toujours avec franchise et sans se dérober. Et il n'a pas la mémoire courte, comme en témoigne l'échange qu'il a eu avec Saho Karisik, qu'il avait affronté sur le terrain lorsque Bègles était venu jouer au Creusot au début des années 90.
Pour terminer la journée découverte et toujours dans cet esprit de dialogue, il s'est exprimé devant les dirigeants des clubs et a répondu à leurs questions.

Samedi donc, il était venu accompagné d'Annick Hayraud pour promouvoir le rugby féminin. Ils ont tous deux répondu aux questions de Creusot-Infos :

Bernard, votre présence aujourd'hui témoigne de l'importance que vous attachez au rugby féminin ?
Bernard Laporte : "Oui, la Fédération dans son ensemble attache une grande importance au rugby féminin et à son développement. La fédé, elle ne doit pas être à Marcoussis, elle doit être là, sur les terrains, auprès des clubs. On prend le pouls auprès des clubs, on écoute leurs demandes, on regarde les problèmes qu'ils rencontrent."

Justement, comment se porte le rugby féminin en France ?
Bernard Laporte : "Annick (Hayraud, Manager de l'équipe de France, NDLR) fait un excellent boulot et du coup les résultats suivent. L'année dernière, le nombre de licenciées a augmenté de 29%. Pour continuer à promouvoir le rugby chez les filles, nous devons être présents dans les écoles pour initier les jeunes, leur faire découvrir ce sport et éventuellement par la suite pouvoir recruter. D'ailleurs, cela pose la question de l'intérêt des compétitions seniors : ne faudrait-il pas développer un championnat scolaire puis universitaire, jusqu'à 23 ans ? Cela se pratique en Australie où les filles jouent pour leur école, leur université. Ce n'est pas incompatible avec l'existence d'un championnat de clubs."

Le développement du rugby féminin ne souffre-t-il pas de l'image qui fait du rugby un "sport d'hommes" ?
Bernard Laporte et Annick Hayraud : "Non, les mentalités évoluent. La pratique féminine a franchi un pas. Le jeu qui est mis en place séduit. C'est un jeu qui, tout en ne négligeant pas le côté combat propre au rugby, privilégie l'évitement, le mouvement, la vitesse, la technique. Pour continuer à séduire, le public comme les joueuses potentielles, il faut trouver des compétitions intéressantes. Mais la pratique du rugby féminin est sur le bon chemin. Il faut que cela continue et surtout, que nous continuions d'aller sur le terrain. Des jours comme aujourd'hui sont extrêmement importants."

L'équipe de France féminine : Grand chelem en 2018, 3ème des deux dernières coupes du monde. Le bilan est plutôt bon. Que lui faut-il de plus pour être encore meilleure ?
Annick Hayraud : "Effectivement, on fait une très belle saison l'année dernière, validée par un grand chelem. Cette année, on va rencontrer la Nouvelle-Zélande deux fois sur la tournée de novembre. C'est bien simple, c'est ce qui se fait de mieux, ce sont les numéros 1 mondiales. L'idée est d'être performantes sur ces deux matches. Si on peut en gagner un, ce sera super. Mais au-delà de ça, ce type de match va de toute façon nous tirer vers le haut.
Pour progresser, on doit gagner en maîtrise ; il faut que toutes les petites imperfections, pas graves indépendamment les unes des autres mais dont l'accumulation peut parfois nous empêcher de gagner, soient gommées. Et c'est en jouant des matchs de très haut niveau contre des joueuses comme les Néo-Zélandaises qu'on peut progresser dans ce domaine. Si on a réussi le grand chelem l'année dernière, c'est parce qu'on a réussi à marquer un essai aux Anglaises à une minute de la fin du match. Donc qu'on a maîtrisé. Cette maîtrise, il faut maintenant arriver à la reproduire constamment et pendant quatre-vingts minutes."

Recueilli par Christophe BOUILLET