jeudi 16 août 2018

Du Mardi 14 au Samedi 18 Août

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Édito
Ce n’est pas parce que son retentissement médiatique est énorme, qu’il convient de juger l’affaire Benalla à un niveau supérieur de ce qu’elle est et représente.
De quoi s’agit-il ? D’un garçon qui s’est cru plus fort que les autres, parce qu’il était dans le cercle rapproché de la sécurité du Président de la République.
Questions à...
Après une saison à découvrir l’élite du basket français, Bastien Pinault a une formidable envie de voir l’Elan Chalon réussir un bel exercice 2018-2019. Il a envie de tout casser et il veut consentir les efforts nécessaires pour doubler son temps de jeu.
Au soir d’une journée d’intégration où il a emmené ses joueurs sur une falaise avant de les faire marcher sur l’eau, juste avant la reprise officielle de l’entraînement, l’entraîneur de l’Elan Chalon a répondu à nos questions.
Dans une interview fleuve à creusot-infos, Anibal Castano balance ses vérités. Sur son sport le basket, sur la Fédération, sur l'arbitrage.
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Dominique Juillot : «Un retour de Roberson à l’Elan Chalon ? On pourrait l'envisager si...»

12/05/2018 03:17Lu 4195 foisImprimer l’article
Alors que le championnat se termine, Dominique Juillot se livre dans une interview vérité. Il se projette dans l’avenir et dessine ce que devra être l’Elan Chalon 2018/2019. Avec des jeunes. Avec, pourquoi pas, un retour de John Roberson…
Ce dernier match à la maison contre Le Portel, vous l’aviez imaginé comment ?
«En début de saison, je l’avais imaginé autrement, c’est-à-dire comme pouvant être essentiel pour une qualification. Mais, ne nous voilons pas la face, en décembre et janvier, je l’avais imaginé bien pire. Alors c’est finalement un soulagement de pouvoir le jouer sans tension et sans pression… Si ce n’est celle de bien figurer. On le doit bien à notre public qui a été exemplaire. Alors oui, j’espère que tous les joueurs sauront relever cet ultime défi à domicile, comme l’a rappelé Michaël Gelabale».

Dans une interview à creusot-infos, Gelabale avait dit son envie de rester à Chalon. Ce sera le cas ?
«Oui c’est ma volonté de Président. C’est un très bon joueur de basket, extrêmement attachant. Il porte des valeurs qui sont celles de Chalon. Il n’est pas concentré sur lui. Il a un comportement exemplaire, avec toujours cette envie de bien faire. Il a répondu à ce que l’on souhaitait pour le club, pour les salariés, pour la grande famille de l’Elan. A ses côtés, je pense que des jeunes peuvent s’épanouir. Michaël restera s’il le souhaite. Nous lui avons fait une proposition de signer pour deux saisons supplémentaires. Oui, je souhaite qu’il reste».

Il ne vous a pas déçu. Ce qui n’a pas été le cas de tout le monde…
«J’ai toujours des exigences correspondant au statut des joueurs. Cette saison, on ne pouvait pas avoir les mêmes exigences avec Pinault et Rozenfeld, qu’avec Dorsey, Farr, Harris ou Gillet, qui étaient considérés comme des joueurs cadres. Alors oui, certains ont failli dans la durée.
Farr, de toute évidence n’est pas de niveau. Mais le pire c’est Dorsey. Il savait le contexte dans lequel on l’a recruté et il a triché, il s’est caché. Il s’est menti à lui-même. Il s’est avéré un jouer très banal, alors qu’il devait jouer un autre rôle. Un rôle majeur. Je le dis sans ambiguïté : Dorsey n’était pas digne de notre club».

C’est une leçon difficile à digérer pour vous ?
«Il faut se servir de tout cela pour voir ce qui n’a pas fonctionné, voir pourquoi on s’est trompé. On l’a déjà fait. Les paramètres sont multiples. La conquête du titre, mais aussi le manque de temps. Mais on s’en sort et c’est bien là l’essentiel. Le coach n’a jamais lâché».

Comment travaillez-vous avec lui ?
«Jean Denys Choulet a un contrat de deux ans. Je ne l’ai pas vu, car on attend la fin du championnat, pour que la suite se passe dans les meilleures conditions. Il faut construire, bâtir, mais on ne peut pas faire abstraction de ce qui s’est passé».

Nzeulie et Harris étaient les deux seuls champions dans l’équipe. Seront-il encore là ?
«Non Jérémie Nzeulie va partir et Lance Harris aussi. Il appartient à Jérémie de faire fructifier son capital. Il l’a mérité. L’Elan aura participé à son émancipation, comme d’autres avant lui. On pourrait s’aligner pour le faire rester, mais cela voudrait dire qu’il faudrait faire le choix de se limiter. Et puis Jérémie mérite de connaître autre chose…
Concernant Lance Harris, on est bout de l’histoire. Il a apporté ce qu’il devait apporter, même s’il a manqué de constance. On ne peut pas lui donner un contrat de deux ans».

Dans une précédente interview, vous aviez dit vouloir essayer de conserver Nate Wolters. C’est toujours le cas ?
«Nate va partir. Je ne vois pas comment il pourrait rester. Il a montré des choses exceptionnelles, mais aussi des limites. Une chose est certaine, s’il avait été là depuis le début de la saison, nous nous serions qualifiés. On serait dans les six ou dans les quatre».

Roberson est annoncé en disgrâce avec l’ASVEL et Tony Parker. Il pourrait revenir ?
«Attention. Il a deux ans de contrats. Il y a les mots et il y a la réalité. Il y a à mon sens plein de paramètres qui ont fait qu’il ne termine pas sur une très bonne saison. S’il était intéressé pour un retour à Chalon, on regarderait avec énormément d’attentions. John Roberson, il a grandi avec nous, il connaît les marques d’amour que le public a pour lui. Et John c’est un joueur qui a besoin d’amour. Son retour est envisageable et possible s’il en a la volonté. Chez nous, à l’Elan Chalon, le gars gavé il n’a pas sa place…»

Votre priorité des priorités, c’est un meneur ?
«Un bon meneur, oui. Mais en début de saison, il n’y a pas que le meneur qui a failli. Concernant Arthur Rozenfeld je reste sur ma faim. Mais il faut reconnaître que le contexte ne lui était pas favorable. Il venait pour apprendre et on lui a parfois demandé de sauver la maison…»

Préparer la saison 2018-2019 c’est difficile ?
«Pas tant que cela. Le public, les partenaires, personne ne nous a abandonnés. Le monde du basket est un peu bluffé par ce que nous avons réalisé, sans drames. Malgré les défaites qui s’accumulaient, il n’y a pas eu la guerre à l’Elan. Le public a montré un attachement fort et c’est réconfortant. Je pense qu’on aura plus d’abonnés la saison prochaine. Dans ce département, cette région, c’est mieux si l’Elan existe que s’il n’existait pas».

Une coupe d’Europe ce serait bien ?
«Oui. Nous sommes plutôt bien classés, puisque nous sommes allés deux fois en finale. On s’est donc permis de déposer une demande pour une invitation. Ce serait très bien de proposer des matches européens à notre public».

Vous envisagez aussi un directeur sportif ?
«Il y a des discussions engagées. On y pense depuis longtemps, mais on a repoussé. Mais soyons clairs. Un entraîneur doit se concentrer sur la partie technique et être soulagé quand il le faut».

Pour la saison prochaine, vous êtes comment ?
«Je ne suis pas pessimiste. On a besoin de nous. Quand Slaughter dit à d’autres joueurs que c’est bien de venir à l’Elan, c’est fort. On va intégrer des jeunes. L’idée est d’en avoir deux sur le banc. Les jeunes c’est aussi Bastien Pinault. J’attends beaucoup plus de lui. Je suis sévère, car je crois en lui. Il peut devenir un joueur majeur. Mais il doit travailler, y compris physiquement».
Recueilli par Alain BOLLERY