samedi 21 juillet 2018

Du Mercredi 18 au Samedi 21 Juillet

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Édito
La liesse populaire, dimanche soir au Creusot, était encore plus forte qu’en 1998. Mais c’était logique. On vous explique pourquoi.
Et puis, que les aigris rangent leur venin…
Questions à...
Dans une interview fleuve à creusot-infos, Anibal Castano balance ses vérités. Sur son sport le basket, sur la Fédération, sur l'arbitrage.
Les rendez-vous d’été seront lancés avec un spectacle très aérien. Avec aussi un nouveau lieu de programmation.
L’adjoint à la culture parle aussi de l’avenir de L’arc, de la mise en lumière du Château de la Verrerie, du projet d’installations de boites à livres.
30 associations écologistes ont fait du lobbying auprès de lui, mais Rémy Rebeyrotte n’a pas cédé aux pressions vertes sur la question du glyphosate et il s’en explique avec force d’arguments.
Le Député n’hésite pas à prendre le désherbant pour nettoyer les arguments de la nouvelle gauche sur les dotations de fonctionnement. Il parle aussi des accords possibles pour les municipales de 2020 avec un peu d’engrais pour le Grand Autunois Morvan…
Sans oublier les poules, les abattoirs, le bois et les rodéos…
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Dominique Juillot : «On fera tout pour conserver Nate Wolters»

13/04/2018 03:15Lu 3960 foisImprimer l’article
Dans une interview à creusot-infos, le Président de l’Elan Chalon se confie après la belle victoire obtenue contre Strasbourg et avant la venue de Limoges.Il salue à sa juste valeur la perf contre les Alsaciens et celle de Nate Wolters, qu’il va tenter de convaincre de rester.
L’Elan Chalon est-il sauvé ?
DOMINIQUE JUILLOT : «Ou va dire que mathématiquement non, mais que psychologiquement oui. C’est pour cela qu’il fallait battre Strasbourg. Maintenant, on ne voit pas pourquoi et comment tout pourrait s’écrouler. Et encore plus après la défaite de Boulazac face à Monaco».

Les play-off, vous y croyez ?
«Je n’aime pas passer d’un état de «transi de peur» à un état euphorique. Pour se qualifier pour les play-off, il faudrait signer des exploits et bénéficier d'une bonne conjonction. J’ai peur qu’il nous manque une victoire pour se qualifier et on saura se souvenir contre qui. Je pense évidemment à ce match perdu contre Boulazac. Ce match venait après plusieurs défaites enregistrées de peu. Mener de 19 points et s’incliner, je ne l’avais jamais vu. Les nuits ont été longues ensuite. Très très longues…»

A quoi attribuez-vous la métamorphose de l’Elan ?
«Les joueurs ont toujours travaillé. Mais quand on n’est pas récompensé en retour, on travaille dans le vide, ça trouble et il est difficile de s’en extirper. L’incompréhension succédait à l’incompréhension.
Je le dis très clairement : Je pensais qu’on avait trouvé la bonne solution en faisant venir Dorsey. Malheureusement, ça n’a pas changé  fondamentalement les choses.
Psychologiquement, le ressort était cassé, alors même que Dorsey nous avait été précieux pour gagner au Mans…»

…Et puis donc vous avez enrôlé Wolters…
«Rémi Delpon m’a parlé de Wolters qu’on ne connaissait pas. Il m’a convaincu et l’opportunité s’est faite. Nate Wolters est un joueur d’exception. Il sait rendre les autres meilleurs, maîtriser l’environnement du jeu, au sens de la qualité technique. Mais il fallait aussi que les autres joueurs se mettent au niveau. Et cela est le cas».

En quoi sa performance a été exceptionnelle contre Strasbourg ?
«A Gravelines, il avait passé tout seul. Là, mercredi contre Strasbourg, il a mis tout le monde à son niveau. Il a su rendre nos intérieurs meilleurs, il les a obligés à gagner le combat physique. C’est très clair, contre Strasbourg, on a vu que chacun se sent dépositaire du bien de l’équipe. Mettre 23 points à une équipe de Strasbourg qui a des joueurs exceptionnels, c’est une sacrée performance.
Avant le match, j’ai dit à Vincent Collet que je pensais que c’était son année. Mais si on a gagné aussi nettement, ce n’est pas que les Alsaciens ont été mauvais, mais ça veut dire qu’on les a faits déjouer».

Le public a aussi répondu présent…
«Dans notre salle, avec un public comme ça, c’est plus compliqué pour l’adversaire et c’est euphorisant pour nous».

Ce public, vous l’attendez pour les prochains rendez-vous ?
«Contre Limoges, comme contre Monaco et Le Portel, il nous faudra avoir les mêmes encouragements. Mais on sent un nouvel engouement. On a vendu, sur internet, entre 300 et 400 places pendant le match contre Strasbourg, pour le match contre Limoges. C’est complètement fou. Ca veut dire qu’on suscite à nouveau une grosse envie».

Vous le mesurez aussi médiatiquement ?
«Oui. L’Equipe a rendu compte largement de notre victoire. SFR Sports a téléphoné pour passer une journée avec nous. Je n’ai pas paradé l’année dernière. Alors je suis un peu et agréablement surpris que l’on revienne nous voir.
Par contre, je ne sais pas où est France 3 Bourgogne. Est-ce que la frontière s’arrête en Côte-d’Or ? On a du mal à comprendre leur absence contre Strasbourg. C’est leur responsabilité. Ils font comme ils veulent. Je ne veux pas être dans la polémique, mais bon on voit bien que c’est la facilité Dijon. Le service public se dégrade. Leur métier c’est pourtant d’informer équitablement sur tout le territoire. Je veux juste rappeler que l’Elan Chalon est en Jeep Elite, Champion de France en titre, que le Colisée est plein, que le club se porte bien, et qu’on n’a jamais défrayé la chronique judiciaire. Quand nous avons été dans le dur, on en a parlé entre nous. On ne risquait pas de le dire à France 3, car ils ne nous l’ont jamais demandé».

Limoges qui revient avec Axel Bouteille… Ca va vous faire quelque chose ?
«J’adore ce gamin. J’ai été très triste quand il est parti. J’ai espéré jusqu’au bout le retenir avec nous. On aurait été plus forts et il aurait pu tenir les fondamentaux. C’est un bon gamin».

La saison prochaine vous êtes déjà dedans ?
«Tant que le maintien n’était pas assuré, ce n’était pas à l’ordre du jour. Maintenant on va commencer à travailler sur la prochaine saison. On va essayer de voir ce que l’on peut faire de mieux…»

Conserver Nate Wolters à la baguette, vous y pensez ?
«Je ne peux pas dire oui, mais je ne peux pas dire non. Je ne peux pas me résoudre à le laisser repartir sans rien faire. On peut peut-être lui proposer quelque chose sur le long terme. On ne sera peut-être pas les mieux placés pour le convaincre, mais on fera tout ce qu’on peut, oui, pour conserver Nate Wolters, comme on a fait tout ce que l’on pouvait pour le faire venir !»

C’est possible ?
«Ce qui est assez extraordinaire, c’est que mercredi, au soir de la victoire contre Strasbourg, les partenaires étaient aussi heureux que quand on a été champions. Ils sont prêts à nous suivre et pour certains, ils sont même prêts à augmenter leur participation. Il y a une vraie affection. Chacun est conscient qu’il faut faire des efforts pour ne plus avoir peur. Ce club de l’Elan Chalon est une grande famille, avec des fondamentaux solides, même si on a été secoués par les résultats du début de saison».

Les supporters aussi sont toujours là...
«Oh que oui. Vous savez je fais cela pour eux. Ma seule récompense, la plus estimable pour moi, c’est de voir le Colisée plein et heureux. Je suis ému quand je vois le Colisée chavirer de bonheur. Le sport, c’est une activité populaire. Si le peuple ne vient pas pour voir de la fierté de gagner, ça veut dire qu’on n’est pas la fierté de ce territoire».
Recueilli par Alain BOLLERY