mardi 16 juillet 2019

Niché au cœur du quartier thermal de Bourbon-Lancy, le centre CeltÔ est un véritable lieu de détente dédié à votre Bien-Être où l'on vous réserve un accueil intimiste et attentionné pour une prise en charge personnalisée.

Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Vice-présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté en charge des sports, Laëtitia Martinez, dans une interview, évoque l’engouement autour du mondial féminin. Elle souligne aussi la démarche volontariste de la Région pour développer et soutenir le sport féminin.
Juste avant les grandes vacances, le Maire David Marti se livre dans une interview à creusot-infos.
Gratuité à la piscine, espace Simone Veil, démolition de la Tour Jaurès et à la Molette, travaux dans les équipements sportifs… Le Maire répond aussi au sujet des prochaines élections municipales.
Le Député de Saône-et-Loire veut redonner du pouvoir aux Maires et encore plus dans les intercommunalités. Rémy Rebeyrotte a aussi dit ce qu’il pense de la menace de rétention des notes du Bac.
Municipales : «Nous avons des Marcheurs dans les deux majorités au Creusot et à Autun…»
Écouter, lire, voir
> Sports > Athlétisme

ULTA TRAIL du MONT-BLANC : Frédéric Meunier (EALC Le Creusot) termine 833ème en 40h 47min 55s

05/09/2018 17:43Lu 1899 foisImprimer l’article
Le coureur licencié à l’EALC a bouclé l’Ultra Trail du Mont-Blanc. Le terminer constitue déjà une réelle performance ! Mais lorsqu’on finit 833ème sur 2570 trailers venus du monde entier, cela en impose forcément.
Il livre son récit pour partager les sensations de ce week-end
Je ne veux pas parler de ce que c’est l’UTMB. Les médias en ont évoqué les grandes lignes en une minute... ?Cette année je fais partie de ces 2570 fous qui veulent traverser 3 pays en faisant le tour du Mont Blanc en moins de 46h. ?Bien sûr il faut de la volonté mais pas que... Il faut de l’entraînement, mais ça ne suffit pas... Il faut l’avoir rêvé et mettre le temps de construire ce rêve. ?Ça fait 5 ans pour moi que j’ai cette épreuve dans un coin de ma tête en sachant les difficultés que ça représenter, les sacrifices à faire tant personnels que professionnels.?Et en franchissant la ligne d’arrivée, ça vaut le coup!!! Mais avant ça il a fallu faire la course...?Tout commence vendredi où je suis arrivé à Chamonix à 13h. Le temps est maussade. Je vais récupérer mon dossard et fais vérifier mes équipements obligatoires avant de ressortir du gymnase et de sentir les premières goutes de pluie. ?Heureusement il y a toujours un resto pour t’accueillir à l’improviste à Chamonix. On n’est pas en Saône-et-Loire. La pluie s’est arrêtée une fois que je m’étais restauré (pâtes évidemment...).?17h: je suis changé et prêt pour la course dont le départ est donné à 18h. ?J’ai la chance de retrouver Aurélie et Pauline, deux amies spectatrices de l’événement. Un petit tour ensuite à l’église pour me recueillir et je vais m’abriter vers la compagnie des guides. Je croise alors Magali, une amie qui va courir aussi l’UTMB. Son coach qui est aussi son mari l’a entraînée depuis 3 ans avec des résultats exceptionnels.?17h50: après les séances de clapping arrive la musique: Vangelis 1492. Avec une guitare pour reprendre le refrain. Les concurrents s’élancent à la dernière note de musique. C’est parti!!!?Nous voilà dans Chamonix. Les spectateurs sont très nombreux et nous accompagnent durant les 10 premiers km. On a l’impression d’être des héros. Mais on n’a pas encore combattu. J’ai une sensation de gêne d’avoir aimé cette communion. J’ai pris beaucoup d’ondes positives. Et je sais que ça va me servir. ?Je cours avec Magali qui a décidé de faire sa course « Pépère ». Ça me va très bien et nous ferons une bonne partie ensemble. ?La nuit commence à tomber. Erreur de débutant ma lampe frontale baisse rapidement en intensité et la pluie qui nous avait un peu lâché depuis 17h30 s’abat sur nous. Je suis au km 20 et on arrive sur Saint-Gervais. Je pense pouvoir attendre le ravitaillement pour changer de piles. ?Dernier chemin avant d’atteindre la lumière de la ville et dans un virage je me tords la cheville. Le spectre de l’abandon par blessure se jette sur moi avant d’être dissipé par quelques pas sans douleur. Plus de peur que de mal mais il faut rester vigilant.?Les piles chargées et les batteries rechargées je repars à l’aventure. Mag a pris quelques mètres d’avance sur moi mais je la rejoins peu avant le ravitaillement des Contamines.
Les cols s’enchaînent et tous se passent bien. On a des images magnifiques de lever de soleil sur le Mont-Blanc côté Italien... mais l’important reste la course.?Km75 : J’ai du mal à descendre. C’est sûrement dû à l’ascension rapide du col de la Seigne. Il n’empêche que mes quadriceps sont contractés et que la descente annoncée va être compliquée. 4km 700 de D- pour arriver sur Courmayeur. ?Inespéré. J’arrive à Courmayeur à 7h50. J’en profite pour faire une micro sieste de 15 minutes. Un café après quelques pâtes bien fades et je repars. ?Magali est partie devant et elle a raison. Ça n’était pas dans sa stratégie de s’arrêter dormir alors que moi je voulais en profiter sachant ce qui nous attendait. ?Je retrouve d’autres compagnons de route Christophe et Antoine (Français et Belge) et un espagnol de Majorque qui ne parlait qu’anglais. Et oui l’UTMB est le RdVdes coureurs polyglottes où l’anglais deviendrait presque une seconde langue maternelle . Mais faut pas rêver non plus.
Jusqu’à Avournaz tout va bien, les jambes sont bonnes et j’enchaîne bien.?J’ai même le plaisir de croiser Yann avec qui j’ai galéré sur l’infernal. Mais aujourd’hui il est spectateur. ?Le grand col Ferret nous attend. Il fait 15 degrés à 1600m et les nuages cachant la cime me font envisager le pire... sauf que je ne me suis pas préparé. ?Erreur!!! La température est descendue d’un coup. L’humidité et le vent glacial accentuent la sensation de froid. Je finis l’ascension à 2500m transi par le froid. Je demande un peu de chaleur à un bénévole qui me propose la tente des secouristes. Je peux me recouvrir mais le mal est fait. ?La descente sur la Fouly est un calvaire. Technique et humide, je n’arrive pas à me donner comme je voudrais. Arrivé au ravitaillement je me fais un petit Check. J’ai des ampoules aux pieds, la cheville tient bien et les quadriceps sont contractés. Il faut y retourner surtout que la prochaine partie est rapide. Je plie les bâtons et j’avance. Je sais ce qui m’attend et qui m’attend à Champeix. ?Do not walk when you can run. J’ai répété cette phrase tout au long du parcours à une Chinoise et un américain. ?Champeix Matthieu mon fidèle assistant Lydie et Lyam m’attendaient. Je change de chaussettes et de chaussures avant de repartir. Mais c’est dur tout comme mes jambes et il reste 44 km ?Une bénévole m’indique le poste de Kiné. Je passe de suite dans ses mains et ressors reboosté. ?J’enchaîne les Bovines et les Tseppes. J’arrive sur Vallorcine après une descente. Mais je ne suis pas au top et j’ai envie d’un massage pour enlever les contractures. ?Sur la table je m’endors 20 minutes. ?Un café des biscuits. Rien n’y fait je suis à plat. Plus que 20 km et 1000m de D+?Je vais souffrir. Et j’ai souffert. Tantôt contre moi tantôt contre les organisateurs. Je n’arrête pas de râler quand finalement j’arrive à Chamonix.?Quel bonheur et quelle joie ! Les larmes et les pensées ont été pour ma mère et ma sœur en premier et ensuite à tous les amis qui m’ont soutenu avant, pendant et après la course. ?Encore merci à vous tous de m’avoir encouragé tout au long de cette épreuve magique.