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Édito
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Questions à...
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COURSE EXTREME : Philippe Gomes (EALC Le Creusot) a terminé l’Ultra Trail de 101 kms de Ronda en Andalousie

15/05/2018 03:18Lu 2930 foisImprimer l’article
Après l’Ultra Trail du Mont Blanc, Philippe Gomes rêvait de celui de Ronda en Andalousie. C’est fait.Une performance exceptionnelle saluée, lundi soir, par un comité d’accueil enthousiaste à sa descente du TGV.
Il n’a pas pleuré, mais il a quand même été submergé par l’émotion. Quand lundi soir, peu après 20 heures, il est descendu d’un TGV en provenance de Lyon et du Sud de la France, Philippe Gomes était loin de penser qu’il aurait droit à un comité d’accueil.
Il était familial, avec en premier ligne son épouse Rémé et son fils Raoul. Il était surtout aussi opportun que légitime. Car Philippe Gomes peut maintenant se targuer d’avoir bouclé l’ultra trail de Ronda, en Andalousie, dans le Sud de l’Espagne. Un ultra trail de 101 kilomètres qu’il a bouclé en 18 heures, 13 minutes et 35 secondes…
Licencié à l’Entente Athlétique Le Creusot, Philippe Gomes est un homme de défis. A 47 ans, il a encore soif de performances. Mais c’est bien humblement qu’il a posé pour une photo aux côtés de Super Paco, qui a 84 ans, est une véritable star en Espagne et qui lui aussi a bouclé les 101 kilomètres.
Philippe Gomes attendait depuis des années d’être retenu pour l’Ultra Trail de Ronda. Ca ne venait pas, jusqu’à ce qu’une connaissance lui permettre d’être inscrit dans une équipe. Avec une règle, tout le monde reste ensemble, sauf s’il y a un abandon. Cela suffisait déjà à son bonheur et puis, comme un cadeau venu du ciel, il y a eu une défaillance d’un partenaire d’équipe et le Creusotin a pu lâcher les chevaux, courir comme il l’entendait.
«Jusqu’aux 50 kilomètres ça allait. Mais après j’ai vécu l’enfer. J’ai même pleuré, mais j’ai tenu», indique l’employé de la SNCF qui s’empresse de préciser que c’est bien sur ses vacances et pas sur des journées de grève qu’il s’est rendu dans le Sud de l’Espagne.
Parce que les émotions sont parfois plus fortes qu’on le veut, Philippe Gomes avoue avoir pleuré au départ, devant le sens de l’organisation autant que par le cadre, avec un passage, dans les premières centaines de mètres, dans la plus ancienne arène ibérique.
«C’est organisé par la Légion Etrangère et tous les quatre à cinq kilomètres il y a un point d’eau et de ravitaillement…»
Quand on lui demande quel est le plus difficile, le sociétaire de l’EALC est catégorique : «L’Ultra Trail du Mont Blanc est hors norme. Mais celui de Ronda est terrible dans les 50 derniers kilomètres. Ca monte et ça descend, avec 2500 mètres de dénivelé».
Les spécialistes apprécieront et auront peut-être eux aussi envie de se lancer dans le défi. Philippe Gomes qui a montré à son comité d’accueil quelques effets qu’il va conserver précieusement, n’annonce pas un autre défi. Mais on peut être certain que ça va rapidement cogiter dans sa tête.
Alain BOLLERY