vendredi 20 septembre 2019

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Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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SAONE-ET-LOIRE : Quel avenir pour les Maires des petites communes à un an des élections municipales ?

21/03/2019 01:06Lu 2675 foisImprimer l’article
A un an des municipales et après un questionnaire envoyé aux Maires, le Sénateur Jérôme Durain a invité le Sénateur des Landes Eric Kerrouche à venir évoquer, ce mercredi soir au Creusot, «le blues des maires» sujet sur lequel il a écrit un livre.
ACTUALISE : Pas facile aujourd'hui d'être élu d'une petite commune et de peser dans une intercommunalité...
Jérôme Durain, Sénateur de Saône-et-Loire a adressé, en fin d'année dernière, un questionnaire à tous les maires du département, afin de recueillir leur état d'esprit et de les interroger sur leurs motivations à exercer leur mandat et sur les difficultés qu'ils rencontrent au quotidien.
Afin de livrer la synthèse des nombreux retours qu'il a pu recevoir et les réponses qu'il peut y apporter, le Sénateur socialiste de Saône-et-Loire a souhaité inviter ce mercredi soir les Maires à la salle de la Mouillelongue au Creusot. Pour une rencontre avec l’un de ses collègues, Eric Kerrouche, Sénateur des Landes, Directeur de recherche au C.N.R.S. et auteur du livre « le blues des maires ». Il est venu apporter son expertise sur tous les sujets qui peuvent questionner les élus. On ne peut pas dire que les Maires ont été nombreux à faire le déplacement. Il n'y avait pourtant pas de match de Champions League à la télévision... Les absents ont eu tort, car le Sénateur des Landes a parlé cash, sans doute en grossissant un peu le trait sur le fait que de nombreux maires ne voudraient pas se représenter ou ne se représenteront pas. Car à l'approche de la ligne d'arrivée et de départ pour un meilleur mandat, on verra, écrivons le avec le sourire, que le blues d'un jour n'est pas le blues de toujours. Y compris pour les élus.
Eric Kerrouche a évoqué très clairement le statut des Maires, mais aussi les difficultés engendrées par les regroupements d'intercommunalité qui ont fait baisser leur poids dans celles-ci.

Les intercommunalité dans le viseur...

«Quand on est élu des communes les moins peuplées, l’investissement personnel est plus important. Ca pose un problème d’inégalité. C’est de plus en plus difficile de concilier activités professionnelles et mandat d’élu.
Il y a un problème de statut de l’élu. Pas pour le déconnecter des réalités de la vie, mais pour qu’il n’ait aucune conséquence sur sa vie professionnelle», assure Eric Kerrouche.
Et de poursuivre : «Le temps demandé par un mandat est compatible avec le statut de retraité. En Grande Bretagne il y a une allocation différentielle pour les femmes, pour les aider à exercer un mandat».
Pour le Sénateur, «la réduction du nombre d’EPCI, avec les regroupements,  a demandé une implication des Maires. Les fusions ont demandé du temps. Il y a eu une forme d’épuisement des Maires dans les réunions qui se multiplient.
Pour la première fois, on se rend compte qu’un Maire sur deux veut quitter son poste. Ca monte à 60% dans les petites communes. Ce qui est de plus en plus difficile à gérer c’est la relation entre la commune et l’intercommunalité.
Le paradis de l’intercommunalité ce n’était pas avant la loi NOTRE, mais ce n’est certainement pas après. Mais l’intercommunalité a sauvé les communes».
Eric Kerrouche a aussi évoqué la représentativité des communes dans les intercommunalités, pour juger qu'elle a baissé. La voix des petites communes pèse moins. Ce qui est comptablement parlant n'est pas contestable.
«Quand on avait deux représentants par commune, cela n’a jamais posé problème.
Avec la loi, le passage à un élu a posé un vrai problème. Des vice-présidents ont ainsi disparu».
Le Sénateur a aussi indique que dans l'opinion «désormais et pour la première fois depuis dix ans, le département est passé derrière l’intercommunalité en terme d’influence».
Il a aussi effectué une remarque importante : «Quand on est élu pour la première fois, on est content, et il y a très vite un retour brutal. Les démissions les plus importantes sont chez les conseillers municipaux, principalement non élu aussi dans une intercommunalité»
Eric Kerrouche a aussi dénoncé : «Les normes, c'est par exemple refaire l’ensemble d’une œuvre pour 7 centimètres. Le système de normalisation est démesuré par rapport à ce que nous faisons localement».
Remarquant que les intercommunalités sont encore mal perçues et mal identifiées par le public, le Sénateur a ajouté : «Les départements ont mis 20 ans à s’imposer. Combien faudra-t-il pour les intercommunalités ?» Réponse sans doute avant...
Alain BOLLERY