dimanche 17 février 2019
Édito
La Présidente a choisi le réseau social, dénoncé pourtant pour la violence de ses commentaires, pour présenter ses vœux. C’est bien plus que paradoxal.
Questions à...
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.

Marie-Guite Dufay : «Travaillons ensemble et faites confiance aux territoires»
Jean-Patrick Courtois : «Il y en marre des normes»
Michel Suchaut : «Le principal problème de la France c’est le recrutement»
Patrick Merliaud : «Commandez les EPR dont la France a besoin»

Exclusif

André Accary : «Faites confiance aux territoires»
Jérôme Durain : «Quelles mesures concrètes pour aider les Maires à boucler leurs budgets ?»
David Marti : «Soutenez nous pour le maintien des services publics»
Rémy Rebeyrotte : «La santé, la mobilité, le numérique sont des sujets majeurs»
Écouter, lire, voir
> SAONE ET LOIRE > Saône-et-Loire

SAONE-ET-LOIRE : Les enjeux de l’Election des Républicains

12/10/2018 03:16Lu 1530 foisImprimer l’article
Le résultat sera important. Pour Gilles Platret, comme pour Charles Landre.
Ce samedi 13 octobre sera marqué par l’élection pour la Présidence des Républicains de Saône-et-Loire. Le Président sortant et Maire de Chalon-sur-Saône, mais aussi porte-parole de Laurent Wauquiez, affronte Charles Landre, le leader de l’opposition au Creusot et porte-parole de l'opposition à la Communauté urbaine.
Cela dans un scrutin dont le résultat va être important pour l’un comme pour l’autre. Car il conditionnera leur carrière politique à court et moyen terme.
Dans un parti où la ligne directrice de Laurent Wauquiez ne fait pas l’unanimité et où des militants n’ont pas renouvelé leurs adhésions et/ou leurs cotisations, le score sera observé à la loupe.
S’il l’emporte à plus de 60%, Gilles Platret pourra afficher une vraie satisfaction. S’il l’emporte avec un score entre 50 et 60% avec une faible participation, alors sa victoire sera qualifiée de petite, de contestée. Et évidemment s’il venait à s’incliner, son étoile passerait dans l’ombre au minimum jusqu’en mars 2020. Gilles Platret joue donc gros sur cette élection interne.
Pour Charles Landre une victoire, même à 50,1% serait un triomphe, plus qu'une surprise. Une défaite avec plus de 40% des voix lui donnerait plus de légitimité dans son parti et lui permettrait d’affronter les prochains scrutins plus sereinement et avec plus de force et de poids. En obtenant entre 30 et 40% des suffrages, son score serait jugé honnête, mais sans plus. Et s’il obtenait moins d’un tiers de voix, alors ses détracteurs parleraient d’échec. Le leader de l’opposition au Creusot, qui s’est gardé d’être présent jeudi soir au conseil de la Communauté Urbaine qui portait sur la contractualisation avec la Région, joue donc gros lui aussi dans ce scrutin.
Mais c’est le propre d’une élection. Quand elle est interne. On perd ou gagne. Mais suivant le contexte et les circonstances, des résultats victorieux ne sont pas toujours considérés comme tels. Et inversement, des défaites peuvent être aussi considérées comme des demi-victoires. En fait, au-delà du résultat final, pour Gilles Platret et pour Charles Landre, les enjeux de ce scrutin interne ne sont pas les mêmes.
Alain BOLLERY