lundi 22 juillet 2019

Au départ de Bourbon-Lancy, les échappées à vélo offrent des parcours sympas pour tous les amateurs de la petite reine et de VTT. Découvrez deux bons plans !

Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
A l’occasion d’une conférence de presse, le patron du groupe SOS, dont dépend l’Hôtel-Dieu du Creusot, a affirmé plusieurs choses.
«L’établissement génère un déficit. On l’a repris pour le redresser et le relancer».
«On a dit oui pour une aide-soignante de jour et «on verra» à la fin de l’année pour une infirmière de nuit».
«Pour l’urologie, la nouvelle organisation sera sans coût supplémentaire pour les patients».
«On va avoir un bon énorme en terme de prise en charge des patients».
«Le robot sera utilisé en urologie, en chirurgie digestive et en chirurgie gynécologique».
Vice-présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté en charge des sports, Laëtitia Martinez, dans une interview, évoque l’engouement autour du mondial féminin. Elle souligne aussi la démarche volontariste de la Région pour développer et soutenir le sport féminin.
Juste avant les grandes vacances, le Maire David Marti se livre dans une interview à creusot-infos.
Gratuité à la piscine, espace Simone Veil, démolition de la Tour Jaurès et à la Molette, travaux dans les équipements sportifs… Le Maire répond aussi au sujet des prochaines élections municipales.
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SAONE-ET-LOIRE : Les élus du conseil départemental ont mis le Préfet sur le grill

20/09/2018 16:20Lu 2558 foisImprimer l’article
Après avoir présenté le bilan des activités des services de l’Etat qui emploient 12.000 personnes en Saône-et-Loire, le Préfet Jérôme Gutton a répondu aux questions et aux interpellations des élus.Formation contre la radicalité, actions contre la violence routière, investissements, sécheresse, immigration, centre éducatif fermé, immigration... Les sujets n'ont pas manqué.
C’est un exercice annuel. Et il ne faut voir aucune malice à ce que le compte-rendu de l’activité des services de l’Etat pour l’année 2017, soit présenté en septembre 2018. C’est ainsi et cela a l’avantage de permettre au Préfet d’être le plus précis possible.
Jérôme Gutton avait donc rendez-vous ce jeudi matin avec les conseillers départementaux réunis autour du Président Accary. Il a délivré un certain nombre d’informations qui permettent d’avoir une meilleure vision, certes parcellaire, de ce que sont les activités des différents services de l’Etat en Saône-et-Loire.
Et comme le veut la tradition, le Préfet a ensuite répondu à une longue série de questions et d’interpellations formulées par les élus. «Nous sommes tous amoureux des services de l’Etat ce qui peut expliquer des discours enflammés, mais c’est au service du territoire», a jugé André Accary avant de libérer les paroles et les questions…
creusot-infos vous donne une sélection de l’ensemble.
Compte rendu : Alain BOLLERY

Le Préfet d’un sujet à l’autre


A chacun ses efforts

«La réduction des effectifs, qui nous a vu rendre 40 emplois, ne remet pas en cause notre action, car il y a une exigence d’un Etat stable, qui protège les plus vulnérables, un état garant»

170 formés contre la radicalité

«En matière de sécurité, nous devons restés mobilisés, nous poursuivons les efforts de formation. 170 professionnels ont suivi un cycle de formation à la lutte contre la radicalisation. La prévention ou la lutte contre le terrorisme ne limitent pas les actions de sécurité, avec des gendarmes et des policiers qui sont sur le terrain. J’en veux pour preuve ce qui s’est passé avec deux policiers qui se sont précipités au secours de l’un de nos concitoyens.
La protection des biens, la protection des personnes, demeurent une priorité. Nous avons fait baisser le nombre des cambriolages sur l’année 2017.
Je regrette la hausse de plus de 5% des violences aux personnes, notamment dans le milieu familial. Mais l’augmentation constatée c’est aussi la libération de la parole des victimes».

Toujours plus ferme contre les violences routières

«2017 n’a pas été une bonne année pour la sécurité routière. 46 morts, dont 14 jeunes de moins de 25 ans. C’est dans ce contexte que je donne des consignes toujours plus fermes.
2018 n’aura connu qu’une mince amélioration, fragile et précaire et les chiffres vont plutôt dans le bon sens».

Des investissements pour les territoires

«Sur la dotation de soutien à l’investissement local, l’enveloppe pour la Saône-et-Loire est aujourd’hui de 5,5 millions d’euros, alors qu’il y a trois ans elle n’existait pas. Cette enveloppe est notamment consacrée à structurer les territoires ruraux. Je prends un seul exemple. Je suis allé à La Guiche et j’ai pu constater qu’il y avait aussi, pour la rénovation thermique, des fonds de l’ADEME et donc près de trois quarts de participation. Cela donne du sens à notre travail.
Je le dis aux élus, présentez-nous des dossiers prêts à démarrer. Car si nous ne consommons pas ensemble les crédits que le Ministère des Finances nous confie, c’est un problème.
Nous avons par ailleurs cinq contrats cœur de ville, pour revitaliser les villes qui structurent le territoire ; Autun, Le Creusot, Montceau, Chalon et Mâcon. C’est un défi pour ne services pour soutenir les projets».

RCEA : Bravo la Saône-et-Loire

«Le chantier continue d’avancer à un rythme intensif. En 2017, ce sont 10 kilomètres qui avaient été achevés. Avec la volonté de maîtriser les nuisances. Concernant l’année 2018, «je sais que le département a joué un rôle clef, pour trouver le tour de table indispensable. La Saône-et-Loire, toutes tendances politiques confondues, a été capable de serrer les coudes».

Téléphonie et haut débit

«Mon seul regret c’est qu’avec les opérateurs il est difficile de faire de pédagogie pour expliquer comment cela s’organise et se fait sur le terrain».

Emploi et cohésion sociale

«Sur le développement économique, tous les indicateurs sont bons. Le nombre de demandeurs d’emplois baisse plus dans ce département que dans des parties du reste de la France. Le recours à l’activité partielle a diminué de moitié entre 2016 et 2017. C’est un signe de confiance des entreprises».

Sécheresse : Attentif aux indemnités compensatoires

«Sur l’ensemble de ces problématiques, comme sur la sécheresse, nous restons présents. Le Ministre de l’Agriculture a obtenu la mise en place de dispositions exceptionnellement, comme le relèvement de l’acompte. Je reste très attentif aux indemnités compensatoires, notamment dans le secteur de Cluny».

Des services civiques SVP

«La cohésion sociale c’est aussi la citoyenneté. On est dans la mission et cela ne peut pas être n’importe laquelle. Dans les collectivités on avance. 290 contrats en 2017. On est à 200 cette année, on peut faire plus. Bien sûr il ne s’agit pas de remplacer des emplosi. Mais les jeunes apprennent le sens de l’engagement volontaire».

Immigration

«Je veux dissiper les malentendus et les amalgames. Nous avons des réfugiés qui obtiennent leur statut depuis l’étranger. La ville d’Autun en accueille.
On a des personnes qui sont demandeurs d’asile et qui peuvent obtenir un statut. En attendant les décisions, on doit les mettre à l’abri.
On a des personnes qui ont été déboutées et que je dois reconduire à la frontière, sauf exceptions qui sont très intégrées, comme la réussite scolaire.
Enfin, il y a les mineurs non accompagnés.
Mon souhait est une bonne connaissance et que l’on évite les amalgames».

12.000 en priorité dans l’Education Nationale

«On compte 12.000 agents dans le département. Les plus nombreux sont les enseignants. Les Policiers, les gendarmes, dépendant du Ministère de l’Intérieur sont beaucoup moins importants.


Des questions au Préfet et des réponses


Frédéric Brochot (agriculture)

«L’agriculture est dans une mauvaise passe, comme je l’expose depuis 3 ans. J’ai l’impression de radoter. Des mesures sont prises, mais des orientations de certains ministères vont vers la dégradation. Un pan économique est en train de s’effondrer. Il ne faut plus être attentif, il faut aller dans l’action. Par exemple, je suppression de l’exonération des charges pour les emplois saisonniers, et pour le service de remplacement.
Quid des états généraux de l’alimentation ? De la zone de montagne du massif d’Uchon ? Le Ministre n’a pas répondu. Il faut du bon sens. L’exclusion de huit communes dans la région de Cluny est une aberration.
Concernant la sécheresse, les éleveurs déstockent leurs stocks de foin et seront démunis en février».

Josiane Corneloup (agriculture)

«Il faut reconnaitre l’état de catastrophe naturelle pour le département et mettre en place une cellule de crise, pour répondre rapidement aux exploitants. Notamment pour permettre l’acquisition de fourage» ;

Christian Gillot (agriculture)

«En 1976, la sécheresse avait débuté au mois de Mai et avait terminé en Août. Là elle a commencé début juillet et elle continue. Il faut absolument que notre département soit reconnu en état de catastrophe naturelle. Cette calamité de sécheresse contribue à déstabiliser nos exploitations.
Concernant les zonages, pour le Mâconnais et le Clunysois, où 8 commune sont proposées à l’exclusion, ce qui représente 10.000 euros par exploitation. Il faut revenir sur ce zonage.
Pour le classement de la zone de montagne, d’autres communes peuvent être concernées. Elles sont au nombre de dix.
Jérôme Gutton : «Ce n’est pas l’agriculture qui est dans une mauvaise passe, Monsieur Brochot, ce sont des filières. Ce n’est pas le cas de la viticulture, des volailles. Oui c’est vrai de l’élevage, de la viande et du lait. Il faut voir le succès de la génétique charolaise au plan mondial. J’attends les résultats des états généraux. Il faut imaginer les solutions ensemble. Il faut aller voir les exploitations qui s’en sortent le moins mal et s’en inspirer. L’investissement solaire peut contribuer à la résistance. Oui la situation est grave, comme dans les huit communes où les Maires menacent de démissionner, pour une sortie du zonage. Concernant la sécheresse, que ce soit le Préfet, le Ministre ou Bruxelles, on ne sait pas faire pleuvoir ! Le Ministre a obtenu de faire verser des avances. Je vais écrire à la direction des finances publiques pour faciliter les exonérations. A moyen terme, nous sommes condamnés à un examen collectif, car cette sécheresse peut devenir la norme. Il faut le prendre en compte».


Fabien Genet (services publics de proximité)

«Huit trésoreries devraient fermer. Ce sont 91 personnes qui sont affectées par cette décision.
Pourquoi centralise-t-on toujours en val de Saône et pas en Val de Loire ? Pourquoi ne pas installer une trésorerie hospitalière chez nous, par exemple».
Jérôme Gutton : «Concernant la modernisation de l’Etat et le réseau des trésoreries. Ce n’est pas seulement un sujet d’effectifs.
Oui je pense qu’il faudrait localiser dans des petites villes le résultat des centralisations. Il y a aussi le choix des équipes.
La Saône-et-Loire c’est géographiquement deux fois plus vaste que le Rhône avec deux fois moins d’habitants. Nous avons cinq villes de plus de 15.000 habitants.
Cela-dit, le service ne sera pas dégradé. Mais je suis sensible à l’isolement que ressentent les maires devant la présence physique moins importante des services de l’Etat. Il faut une établir une relation différente.
Comme contribuable, tout le monde peut comprendre que l’on regroupe. Y compris pour les agents qui se retrouvent isolés»

Raymond Gonthier (taxe d’habitation)

Quelles compensations pour la perte de la taxe d’habitation dans les communes, qui sont dans le désarroi ?
Jérôme Gutton : «Pour la taxe d’habitation, elle sera intégralement compensée : 2018 ce seront 47,8 millions de dégrèvements».

Françoise Verjux-Pelletier (mineurs non accompagnés)

«Concernant la question de l’accueil des mineurs non accompagnés, nous sommes régulièrement interpellés pour des solutions urgentes. Il semble que les structures sont saturées».
Jérôme Gutton : «Concernant les mineurs non accompagnés, il y a ceux pour lesquels l’aide sociale à l’enfance considère que leur caractère de mineur est crédible. Moi j’en ai connaissance quand ils ne sont pas reconnus comme mineurs. Et puis il y a ceux qui deviennent majeurs et qui poursuivent une scolarité. La naturalisation c’est pour plus tard».

Evelyne Couillerot (informations sur la RCEA)

«Monsieur le Préfet, je veux vous alerter sur la signalisation, dans les zonnes de travaux surla RCEA, notamment dans le secteur de Montchanin. Il faudrait des informations plus réactives, au bénéfice des usagers qui sont nombreux à se plaindre».
Jérôme Gutton : «Pour la signalisation des travaux, on peut toujours faire mieux. On essaye de progresser. L’architecture des services de l’Etat est complexe».

Jean Claude Bécousse (centre éducatif fermé)

«Nous avons appris, sans concertation, l’implantation du centre éducatif fermé à Chardonnay. C’est le berceau d’un cépage mondialement connu. Il y a un problème de fond et de forme sur ce dossier, avec des sommes importantes».
Jérôme Gutton : «Je serai exigeant en matière d’équipe de clôtures. C’est une association qui porte le projet à Chardonnay. C’est la Sauvegarde dont nous avons besoin».

Violaine Gillet (service public et suppressions d’emplois)

Concernant l’accès au service public, quels aménagements équitables en Saône-et-Loire ? On nous parle de concertation, mais elle ne vient jamais avant.  Quelle déclinaison des 1800 emplois en moins dans l’Education Nationale ?
Pour l’insertion, quelle crédibilité peut avoir l’Etat quand il continue de supprimer les contrats aidés.
Jérôme Gutton : «Concernant l’Education Nationale, je n’ai pas d’informations spécifiques à communiquer».