lundi 23 septembre 2019
Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Dans une longue interview, le Président de la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire parle sans langue de bois. Il dresse des constats, accuse, parle de l’avenir et de la question de l’eau.
Il dénonce la main des Etats-Unis derrière des associations agissantes.
«On a des agriculteurs sur les rotules et petit à petit ils se désespèrent»
«Désolé, mais un steak végétal, ce n’est pas une entrecôte»
«On met de l’eau potable dans les toilettes et on n’est pas capable de répondre à l’abreuvement de nos animaux»
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
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SAONE-ET-LOIRE : Le conseil départemental va mobiliser 2 millions d'euros pour que le département soit base arrière des Jeux Olympiques

20/06/2019 10:52Lu 1253 foisImprimer l’article
En 2024 la Saône-et-Loire sera olympique ou ne sera pas.
Chalon-sur-Saône pour le basket et la natation, Le Creusot pour le tennis de table, Mâcon pour 7 sports dont l'aviron, Montceau pour la gymnastique vont profiter du soutien du département.
Le Président André Accary a aussi annoncé plus d'engagements financiers du département, en faveur du sport, sans doute dès le budget 2020.
Paris 2024 ce n'est pas quelques mois auparavant qu'il faudra s'y préparer. C'est le sens que le conseil départemental a voulu donner à un engagement financier qu'il a décidé de voter pour que la Saône-et-Loire soit la base arrière des Jeux Olympiques.
«Le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) souhaite que la France entière bénéficie des JO 2024. C’est 36 000 collectivités et 180 000 acteurs potentiellement concernés. Aussi, dans sa volonté affirmée d’être la collectivité de proximité de référence, et de faire exister la Saône-et-Loire au regard des 4 milliards de spectateurs qui suivent les JO, le Département s’est inscrit dans la démarche de labellisation « Terre de jeu 2024 ». Dans ce sens, la collectivité souhaite mettre en place un appel à projet de 2 millions d’euros pour aider les 5 villes candidates à devenir centres d’entrainement. Objectif : les soutenir dans le financement de leurs infrastructures en vue d’accueillir des fédérations sportives dans le cadre de la préparation des Jeux Olympiques de 2024», a d'abord précisé Pierre Berthier, vice-président du conseil départemental en charge des sports, en présentant le soutien que le département compte apporter aux équipement des communes et à la préparation d'une athlète.
Les 5 villes candidates engagées dans le collectif initié par le Département et le Comité Départemental Olympique et Sportif sont :
• Autun (triathlon et VTT)
• Chalon-sur-Saône (basket et natation)
• Le Creusot (tennis de table)
• Mâcon (athlétisme, aviron/kayak en ligne, équitation, escrime, lutte et sport boules/ pétanque)
• Montceau-les-Mines (gymnastique)
«En parallèle, le Département accorde une enveloppe de 6 000 € à la championne paralympique de judo, Sandrine Martinet, candidate aux JO 2020 à Tokyo. Il s’agit de l’aider à investir dans le matériel spéci que nécessaire à sa préparation, comme le Département l’a fait avec Julien Brunet, sportif de haut niveau qui participera cette année à l’Iron Man de Nice», a ajouté Pierre Berthier.
Un engagement salué par Catherine Amiot qui a rappelé qu'Autun accueillera les prochains jeux olympiques de la jeunesse,.
Au nom de l'opposition, Evelyne Couillerot a d'abord remarqué : «Nous vous sollicitons, M. le Président afin que l’esprit et la joie de l’Olympisme puissent être partagés le plus largement possible dans notre département. Est-ce que vous pourriez imaginer avec vos services un maillage de notre département et sur cette base un accompagnement des animations portées par les communes pour promouvoir l’Olympisme dans le cadre de « terres de jeux » ?
« Terres de jeux », c’est aussi une porte d’entrée pour les collectivités qui auraient aussi un projet de type centre d’entrainement. Vous faîtes référence dans le rapport à ces 5 communes afin de les accompagner en investissement et afin de leur donner toutes leurs chances d’être retenues comme centres d’entraînements. Nous sommes bien sûr favorables à votre proposition de créer une AP de 2M€»
Avant de demander : «Quelle concertation avez-vous avec la région afin que vos soutiens soient complémentaires et coordonnés ?
Les conditions de soutien aux centres d’entrainement, ce qui était plus communément appelée base arrière des JO, ont à peine été définies par la COJO , et les lien avec les opérations terres de jeux sont très flous. Comment les communes pourront elles déterminer les critères auxquels elles devront répondre et donc faire les investissements appropriés ?
3 dates sont données pour répondre à l’appel à projet : comment allez-vous ventiler l’enveloppe ?»
Claudette Brunet-Lechenault devait elle jouer une note différente : «J’ai des interrogations par rapport à Montceau. C’est un très gros investissement et selon certaines informations, c’est Nanterre qui tient la corde. Oui c’est bien que des communes souhaitent investir, mais je suis perplexe», devait elle déclarer. Ce à quoi Pierre Berthier devait répondre : «Quelle corde Nanterre peut tenir ? Il va y avoir 200 pays, il faudra bien plusieurs centres d’entraînement»
En fin de discussion plutôt que de débat, après avoir souligné toutes les performances enregistrées par les sportifs de Saône-et-Loire ces derniers mois, la plus symbolique était sans aucun doute la montée des filles de Charnay en Ligue de Basket, André Accary a fait part d'une bonne nouvelle pour les clubs sportifs. Très vite le conseil départemental entend augmenter son aide et donc son enveloppe pour les clubs sportifs. Et c'est sans doute dès le budget 2020 que les clubs bénéficieront de ce changement de cap qui devrait mettre un peu de beurre dans les épinards. Etant entendu que si d'autres départements font moins, d'autre font plus.
Alain BOLLERY