lundi 16 septembre 2019

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Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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SAONE-ET-LOIRE : La gauche s'interroge, accuse et met de la friture dans le très haut débit

14/03/2019 10:45Lu 1924 foisImprimer l’article
Par la voix de Frédéric Cannard, la gauche a attaqué le Président André Accary, sur le sujet du très haut débit. Lui reprochant l’absence d’informations et d’être mise devant le fait accompli.
«Coup médiatique» a répondu André Accary après une suspension de séance.
La session du conseil départemental de Saône-et-Loire, ce jeudi 14 mars à Mâcon, a débuté sur les chapeaux de roue. Et c’est sur la question du très haut débit que Frédéric Cannard a porté une attaque, au nom du groupe de gauche. Un peu à la surprise générale, puisque le programme de la journée prévoyait une intervention de COVAGE en fin de matinée et d’Orange en début d’après-midi.
Frédéric Cannard s’est voulu accusateur en lançant : «Depuis des mois, nous tirons la sonnette d’alarme. Depuis des mois, nous alertons sur le retard pris par le Département dans la gestion du Très haut Débit. Depuis des mois, nous sommes sans réponse quand un habitant, un Maire ou un chef d’entreprise nous attrapent par la manche pour nous dire « quand aurai-je la fibre chez moi ? ».
Et pourtant, nous vous avons suivi. Suivi quand vous avez adopté des délibérations qui allaient dans le sens des orientations votées unanimement par cette assemblée en 2014 et 2015. Déjà 5 ans ! Suivi quand vous avez choisi, tout en vous disant attention sur la complexité, de monter une SPL à plusieurs départements pour la commercialisation. Suivi quand vous avez décidé de lancer les engagements financiers nécessaires à ces investissements, et décider de créer une régie de gestion.
Puis est venu le temps de l’AMEL, qui devait être « notre meilleur ami », selon l’expression de votre président chargé du très haut débit.
Un rappel des faits - et des actes - est nécessaire :
 En novembre dernier, vous nous présentez une note, même pas un rapport, sur votre intention de répondre favorablement à la nouvelle opportunité qui se présente sous la forme d’un appel à manifestation, avec un opérateur privé qui sera chargé de faire les travaux, et deviendra propriétaire des infrastructures du réseau. Reprenez le PV de l’assemblée, nous vous alertions déjà sur les conditions de réussite de cette opération, en insistant sur la rupture de modèle de gestion qu’imposait ce choix, et en posant des interrogations sur l’impact de ce choix éventuel avec le déploiement de la phase 1 portée par le Département.
Puis en décembre, vous nous demandiez un blanc-seing, en sollicitant d’autoriser l’assemblée à vous donner une délégation de signature de la future convention avec COVAGE. Nouvelle alerte de notre part, sur le fonds et la forme. D’abord pour vous redire qu’il était hasardeux de signer,  alors que COVAGE n’avait pas encore l’autorisation formelle, par le Gouvernement de piloter cette opération ; et surtout nous avons conditionné notre autorisation à une condition ferme sur laquelle vous vous étiez engagée, et là encore le PV de l’AD de décembre fait foi : organiser une réunion interne avec les conseillers départementaux pour prendre connaissance de l’ensemble des conditions de cette opération».
L'élu de la Bresse ajouta encore : «Je vais lire précisément votre engagement devant cette assemblée : «  Je vous propose un premier engagement significatif : on vote aujourd’hui ce dispositif… En revanche, mon ouverture est simple : on aura validé aujourd’hui ce rapport, dès que la signature est faite, je vous propose une réunion technique, tous ensemble, avec l’interlocuteur COVAGE et l’ensemble des élus de ce Département, une réunion non publique. »
Or aujourd’hui, vous avez choisi, cédant une fois de plus à une forme de précipitation de communication, d’officialiser ce modèle en exposant publiquement cette assemblée au côté de l’opérateur COVAGE, encore une fois au mépris de l’engagement énoncé devant nous tous  d’une réunion interne avec les conseillers départementaux, représentants les citoyens.
Pourquoi cette précipitation alors que la réponse du gouvernement sur l’exploitation de l’AMEL pourrait intervenir qu’en juin prochain ?
Par ailleurs, nous apprenons dans la presse – (Les échos du 25 février) - que le fonds CUBE, actionnaire de COVAGE, société aux capitaux Belges et Luxembourgeois, va céder 50 % de ses parts  valorisés à 1 milliard d’€ dans COVAGE, ce qui vous serez d’accord avec moi pourrait bouleverser sa structuration financière, ses priorités et interrogez nos concitoyens sur de tel mouvements d’actionnaires.
En fait, vous avez choisi de nous imposer la venue de cette entreprise sans que nous puissions travailler préalablement nos questionnements, notamment sur  le point essentiel du traitement équitable de tous les territoires.
Nous constatons encore une fois que sur ce dossier la construction a cédé le pas à la communication, au détriment des engagements, et au final aux dépens des habitants qui ne comprennent plus ce que vous faites en matière d’accès au Très haut Débit.
Non, décidément, au fur et à mesure que ce dossier rebondit, l’AMEL n’est pas le meilleur ami de notre département et de ses habitants, mais plutôt un mirage qui nous fait croire à l’existence d’une oasis au loin, synonyme pour nos territoires ruraux d’une longue traversée du désert».
André Accary devait lui répondre dans la foulée : «Votre message tombe à côté de la réalité de la situation. On vous répondra. Vous auriez pu attendre. Vous êtes complètement à côté du dossier. C’est dans la ligne des propos que vous avez tenus à l’occasion de vos vœux. C’est une critique systématique. Attendez d’avoir entendu COVAGE et ORANGE. Moi je respecte mes engagements».
Evelyne Couillerot demanda alors une suspension de séance. Dix minutes plus tard, c’est Jean-Luc Fonteray qui au nom de l’opposition s’expliqua : «C’est sur la forme que Frédéric Cannard est intervenu au nom du groupe. C’est pour cela que nous avons demandé une réunion avec des éléments techniques. Faire intervenir COVAGE avant d’avoir ces éléments ne nous semblait pas souhaitable. Nous ne sommes pas associés aux travaux».
Le Président du conseil départemental se voulut alors rassurant : «Evidemment COVAGE vient ici, mais comme je m’y suis engagé il y aura bien une réunion de travail. La venue de COVAGE permettra d’avoir des éléments. La parole pour moi a un sens. Vous avez voulu faire un coup médiatique. Les réunions vont avoir lieu.
Ne dites pas que l’on traite mal l’opposition, car je peux redonner des éléments. Ce qui intéresse le public, ce ne sont pas incantations que l’on a connues. Nous on le haut débit on le fait».
Fin du premier épisode, avant sans aucun doute, d’autres échanges autour des interventions de COVAGE et d’Orange dans l’hémicycle.
Alain BOLLERY