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SAONE-ET-LOIRE : Interview de Michel Suchaut, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie

21/06/2017 03:17Lu 5766 foisImprimer l’article
«La Saône-et-Loire c’est 3000 créations par an»
«Mon objectif est vraiment d’éviter les doublons pour gagner en efficacité»
«Aller vers un CFA unique Sud Bourgogne»
Déjà sept mois que Michel Suchaut est le nouveau Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saône-et-Loire. C’est en effet le 21 novembre qu’il a été élu pour présider aux destinées économiques de la Saône-et-Loire. Dans une interview à creusot-infos, il fait le point.

Quel premier bilan tirez-vous depuis votre accession à la Présidence de la CCI ?
«D’abord je veux rappeler que je n’avais jamais été élu précédemment. Je suis un homme neuf et l’équipe dirigeante a été largement renouvelée, puisqu’elle compte 60% de nouveaux. Je travaille avec Bernard Echallier, l’ancien Président, qui est chevronné».

Avec quels objectifs ?
«Ce qui est d’abord important c’est de bien mesurer notre place dans la Bourgogne – Franche-Comté. En ce sens, il faut retenir un chiffre. La Saône-et-Loire et la Côte-d’Or c’est 40% du poids économique de la grande région.
Avec la nouvelle équipe dirigeante, on a pu mesurer que la CCI ne fait pas suffisamment connaître ce qu’elle fait. Et ce n’est pas rien. Car à côté du travail régulier, il y a aussi et surtout le suivi des créations d’entreprises et d’activités. Et on est sur une moyenne de 3000 créations par an. C’est un chiffre à prendre en considération.  Car il y a nécessité de l’affirmation des CCI territoriales. En ce sens, j’ai rencontré tous les élus des territoires pour mesurer leurs attentes autant pour leur rappeler ce que la chambre de commerce et d’industrie représente. On a besoin d’optimiser les choses».

C’est-à-dire ?
«Mon idée c’est qu’il doit y avoir une clarification nécessaire et souhaitée par rapport à la loi NOTRE. On s’aperçoit qu’il y a encore trop de doublons avec la Région, les communautés de communes, la CCI. Mon objectif est vraiment d’éviter les doublons pour gagner en efficacité. Il faut absolument que les créateurs d’entreprises et d’activités puissent avoir une vision plus claire».

Comment le voyez-vous ?
«Les créateurs ont besoin de parcours plus balisés. Le territoire test, c’est le Charolais-Brionnais où les activités économiques sont très diversifiées et où se trouve la première entreprise du département, avec FTP à Bourbon-Lancy.
Quand je dis qu’il faut éviter les doublons, c’est parce qu’il faut bien considérer un chiffre. Le soutien à la création et à la transmission c’est un budget important, dans un budget global de 19 millions d’euros pour la CCI de Saône-et-Loire. Il est donc important que l’argent soit bien utilisé. Pour la formation, nous avons par exemple mutualisé avec la Côte-d’Or».

Pourquoi sur la formation ?
«Nous sommes au plus près des besoins des entreprises, comme par exemple avec la gestion des ports ou plutôt des plateformes multimodales, comme au port sud à Chalon-sur-Saône».

Comment voulez-vous engager votre mandature ?
«Notre programme de mandature sera présenté le 26 juin à l’occasion de l’assemblée générale de la CCI qui aura lieu à Mâcon. Il faut clairement se concentrer sur la mission de la CCI, dans un contexte de raréfaction de nos ressources qui ont baissé de 37% en 5 ans. Nous avons obligation de réussir la transition numérique, mais aussi la transition énergétique.
Nous devons coller au plus près des besoins des entreprises. Et nous avons une obligation d’adaptation au changement démographique».

Avec quelles perspectives ?
«Ainsi se dégagent très nettement des besoins des en formation pour assurer et réussir le maintien des personnes à domicile. C’est un enjeu de société, mais c’est aussi un enjeu économique.
Nous devons être capables de fournir des conseils éclairés aux entreprises pour la transition énergétique. Pas seulement avec de simples informations, mais bien en étant capable d’apporter un appui aux entreprises. Car on sait, les statistiques le prouvent : Une entreprise aidée à un taux de survie plus important».

Et pour l’apprentissage que comptez-vous faire ?
«Nous avons deux structures avec le CFA Auto à Mâcon et le CIFA à Mercurey avec la Chambre des Métiers et de l'Artisanat. Notre projet est de mutualiser tout ce qui peut l’être, dans un CFA Sud Bourgogne. Il faut des internats dignes de ce nom pour séduire les jeunes. En ce sens, Marie-Guite Dufay doit venir à Mercurey le 27 juin».

La Saône-et-Loire c’est aussi l’industrie…
«Oui. C’est même le premier département industriel de Bourgogne – Franche-Comté. Il faut préparer l’industrie de demain, avec du soutien. De même nous devons, pour le commerce, chercher à revitaliser les centre-ville. Pour cela il faut des unions commerciales fortes avec de vraies politiques de centre-ville. Je pense que les collectivités seraient bien inspirées de trouver le moyen de racheter des maisons en ville, car elles sont prisées par les nouveaux arrivants qui viennent travailler dans nos entreprises. C’est simple et pragmatique.
Il faut bien voir qu’une des faiblesses de la Saône-et-Loire c’est qu’on n’a pas de grande agglomération».

Un mot sur le projet de centre pénitentiaire à Châtenoy le Royal ?
«La CCI dispose d’une réserve foncière de 20 hectares à La Garenne. Il y a donc capacité à accueillir un nouveau centre pénitentiaire qui sera de nature à générer de l’activité économique et des créations d’emplois. Nous attendons de savoir ce que veut précisément l’Etat».
Recueilli par Alain BOLLERY