jeudi 15 novembre 2018

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Alors que la France grogne contre la hausse des carburants, ils sont comme muets…
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C’est un visiteur de marque qui, dimanche après-midi, a découvert l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» à L’arc.
Président de l’institut national de la recherche agronomique, Philippe Mauguin s’est confié à «creusot-infos».
Le champion Alain Bernard s'est confié dans une interview à creusot-infos. Pour parler du complexe aquatique du Creusot, mais pas seulement.
«Pour moi c'est important d'aller au contact des jeunes».
«Pour PARIS 2024 je n'ai pas peur, mais je suis inquiet».
«Je vais échanger avec la Ministre pour parler des projets».
C’est officiel, le conseiller régional de Bourgogne - Franche-Comté et Président des Amis de la Rose à Frangy, quitte lui aussi le Parti Socialiste pour créer un autre parti avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qu’il accueillera en Saône-et-Loire en novembre.
Denis Lamard s’explique dans une interview à creusot-infos.
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SAONE-ET-LOIRE : André Accary annonce que l’objectif de recrutement de «30 médecins salariés» est atteint et veut aller au-delà

04/09/2018 12:33Lu 5985 foisImprimer l’article
A l’occasion d’une conférence de presse de rentrée, le Président du conseil départemental de Saône-et-Loire a annoncé une santé olympique pour le recrutement des médecins.
«Le Creusot a vocation à devenir le 5ème pôle»
«45 antennes vont être ouvertes sur tout le département»
«A Mâcon je veux ouvrir un centre en association avec la faculté de médecine»
André Accary a aussi parlé de la RCEA, des routes et des ponts, dont le Pont de Bourgogne à Chalon-sur-Saône. Mais aussi de la Route des Vins dont le nom sera bientôt dévoilé.
ACTUALISE : «Pas de problème de sol mouvant et des travaux sur le béton en 2020», annonce Sébastien Martin
C’est à la maison du Charolais, à Charolles, au bord de la RCEA, qu’André Accary, président du conseil départemental de Saône-et-Loire a fait sa rentrée politique, ce mercredi 4 septembre. Un lieu symbolique, puisqu’il n’a pas manqué de se féliciter de l’excellent accord trouvé avec le Conseil Régional de Bourgogne, la Communauté Urbaine Le Creusot – Montceau, l’Etat et bien évidemment le Département, pour que les mises à deux fois deux voies des branches Nord et Sud soient achevées en 2023.
Le plat de résistance du jour était cependant le centre départemental de santé, dont le succès dépasse les espérances d’André Accary, ainsi qu’il l’a longuement expliqué et détaillé. Il est vrai que l’attente est grande dans toutes les zones de Saône-et-Loire où la désertification médicale a gagné du terrain ou menace…

Centre départemental de santé : Le top

«Cela ne fait pas tout à fait un an que l’on a fait voter le dispositif du centre de santé, uniquement avec des généralistes. On voulait aller là où c’était le plus urgent et le plus attendu dans le département.
On a débuté le recrutement en octobre. On en est où aujourd’hui ? 30 médecins, 4 pôles ont ouvert à Digoin, Autun, Chalon et Montceau. C’est ce que j’avais annoncé.
Les 30 médecins on y est. Ils ne sont pas tous là. Mais en moins d’un an j’ai atteint le premier objectif. Les quatre pôles sont ouverts. On a ouvert une première antenne en juin. Je remercie les collectivités qui ont joué le jeu en proposant des locaux.
On va ouvrir au Creusot, à Champforgeuil, à Saint-Christophe en Brionnais. Ensuite ce sera Gueugnon, Châtenoy le Royal, Iguerande, Sagy, Brange. Avec ces deux dernières antennes, on attaque la Bresse.
J’ai dit qu’on irait à 45 antennes. On a la capacité de les ouvrir.
L’objectif est de résoudre le problème sur la Saône-et-Loire, mais pas il n’y aura pas d’exclusive. Les gens de la Loire pourront prendre rendez-vous à Iguerande s’ils le souhaitent.
L’objectif est aussi de redonner de l’attractivité à ce département. Quand une entreprise embauche, les employés potentiels veulent savoir s’il y a un médecin. La désertification a de multiples conséquences.
On fait l’inverse de la tendance actuelle, face à la grande mode des métropoles. On va remettre du service et de la qualité de vie dans tous les espaces, y compris ruraux.
Par exemple, quand on remet un médecin à Saint-Christophe, on contribue à maintenir la pharmacie.
Le département continue de gagner de la population, mais elle vieillit. Il faut des services adaptés. On vérifie les besoins sur une commune ou un secteur. Quand on médecin se rend une journée actuellement, cela ne veut pas dire que dans trois mois ça ne sera pas plus.
On essaye d’être le plus utile possible, le plus pragmatique.
Ainsi, au Creusot aujourd’hui on crée une antenne, avec l’objectif qu’elle se transforme en pôle avec résidence administrative. Si on vérifier que l’activité est là, oui on créera le pôle.
Il y aura un cinquième pôle au Creusot et même un sixième : On créera un pôle à Mâcon, a troisième semaine de janvier et on ouvrira deux antennes à Pierreclos et Saint-Symphorien d’Ancelles.
Derrière, nous avons un très gros projet. On fera aussi en sorte que le pôle de Mâcon, soit centre de santé universitaire. On souhaite qu’il soit reconnu, pour accueillir des facultés et des internes. C’est un projet et ce serait avec la Fac de Médecine de Dijon. Le local ciblé à Mâcon sera près de la Poste.
Il y a un an, beaucoup de ceux qui avaient validé, pensaient qu’on allait se planter !
Pour les spécialistes, je veux rester prudent. On est sur une petite partie de l’iceberg. Cela se construira sur plusieurs années.
Pour attirer d’autres dispositifs, il faut déjà avoir convaincu avec les médecins généralistes.
S’il faut recruter 100 médecins, on recrutera 100 médecins. Mais s’il en faut moins, aussi.
Le jour où il y aura un médecin libéral à Pierreclos, on fermera notre antenne.
Pour lancer le dispositif, j’ai mis 2 millions d’euros, que seule la majorité a voté.
A partir de cela c’est un modèle économique. A 30 médecins, équivalent temps plein, on équilibre le dispositif. A partir de 30, le contribuable n’intervient pas. Je pense qu’il faudra 3 ans.
Beaucoup de départements s’intéressent. On a reçu les Yvelines, la Présidente de la Région Ile de France, Valérie Pécresse, s’y intéresse, tout comme Xavier Bertrand, président des Hauts de France».

RCEA : On passe de 17,5 à 40%

«Le 17 octobre, on va signer, Etat, Region, Communauté Urbaine et Département, un accord financier et un calendrier. Je remercie la Région, la CCM d’avoir accepté de s’engager. Tout le monde est d’accord. Oui à une époque on a défendu des choses différentes, et je suis heureux qu’on a décidé ensemble, avec la volonté pour tous et de tous, de sortir de ce dossier.
Je rappelle qu’il y avait 3 phases de prévues, avec la phase 1 qui allait se terminer. C’était l’Etat avec 17,5% des collectivités. Ce qui s’est produit c’est que ça risquait de s’arrêter pour que ça reprenne dans cinq ou dix ans. On a décidé de lancer les études sauf pour le viaduc de Charolles, le viaduc de La Roche avant Mâcon et l’échangeur de Jeanne Rose, qu’il restera à définir.
Notre objectif était de dire : Lançons les études tout de suite avec 10 millions d’euros du département immédiatement. On va passer de 2,5 à 8,5 millions d’euros par an.
L’accord que l’on a trouvé c’est 58 millions du département, 58 de la Région et 10 millions de la CCM. L’objectif c’est fin de travaux en 2023. Pourquoi ? Car l’Allier aura terminé son autoroute en 2022. C’est un effort financier considérable du département, car on soutient l’Etat sur une route nationale. On monte quand même le financement de 17,5% à 40%.

Les routes départementales et les ponts à la loupe

«Sur 2000 ouvrages d’art, oui on fait des travaux d’urgence, mais aussi une surveillance des infrastructures, et des travaux programmés, comme le pont de Fleurville. Il va se construire en 2020.
Annuellement on est sur une enveloppe de 30 millions d’euros sur plusieurs années. Les routes c’est 92.000 euros par jour.
Concernant le pont de Bourgogne il est en surveillance et si certains convois exceptionnels sont interdits, c’est parce qu’avec le temps ils sont devenus plus lourds».

Le nom de la route des vins dévoilé en octobre

«En octobre le nom du projet sera dévoilé et ce sera très moderne. Au printemps 2019, une fête sera lancée dans tous les villages traversés».
Alain BOLLERY

ACTUALISE : «Pas de problème de sol mouvant et des travaux sur le béton en 2020», annonce Sébastien Martin

Le vice-président du conseil départemental est catégorique : Contrairement à la légende, «il n’y a pas de problème de sol mouvant sous une des piles du Pont de Bourgogne». Et au regard de déclarations d'élus remontant au début des années 2000, Sébastien Martin réfute ce qui a été une affirmation erronée, par le passé.
Il n’en demeure pas moins que le Pont de Bourgogne à Chalon-sur-Saône, est l’objet de toutes les attentions… «Il a d’ailleurs fait l’objet d’une inspection encore la semaine dernière. Il est inspecté avec un suivi particulier, car c’est le plus grand ouvrage d’art en Saône-et-Loire, c’est une structure à haubans, et il a été relevé un problème de dilatation du béton, pour lequel un procès avait été intenté contre une entreprise. Ce problème correspond à une réaction chimique. Mais nos experts sont formels, cela fait cinq à six ans qu’il ne se passe plus rien».
Il n’en demeure pas moins que le conseil départemental de Saône-et-Loire va engager de gros travaux : «D’un coût de 5 millions d’euros avec des crédits qui ont déjà été réservés, ils auront lieu en 2020 autour des piles, pour les étanchéifier. Les piles seront ré-isolées. Mais je l’affirme, la structure du pont est solide», lance Sébastien Martin.
Concernant les convois exceptionnel, le Président du Grand Chalon et vice-président du conseil départemental explique : «La limitation concerne les tonnages supérieurs à 90 tonnes. Ceux en-dessous peuvent évidemment passer sur le pont !» Pas d’inquiétudes donc, mais des précisions utiles.
A.B.