mardi 19 novembre 2019

Boules, guirlandes, sapins artificiels, illuminations, village de Noël… les dernières tendances sont chez «Villaverde Montceau»

Édito
Les cheminots qui, vendredi, ont décidé de ne pas travailler ont délibérément pris en otage les usagers. Les conséquences de ce mouvement n’étaient pas acceptables.
Questions à...
«La Bourgogne est reconnue mondialement...» déclare le Président de Paris 2024 dans une interview à creusot-infos.
Le leader de l’opposition, qui avait échoué de peu en 2014, sera bien à nouveau candidat. Sa liste et son projet seront dévoilés en janvier. Mais Charles Landre a déjà donné quelques pistes dans une interview à creusot-infos.
«Un projet neuf et des pratiques nouvelles»
«L’élection sera le statuquo ou innover»
«Il faut rendre la ville attractive»
«Les quartiers ont besoin d’une action humaine»
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«Tout est fait pour que la sécurité soit assurée»
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«C’est un mauvais procès de dire qu’il y avait une situation d’insécurité faute de contrôleurs»
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SAONE-ET-LOIRE : +3 millions pour les agriculteurs et +2 millions pour les projets communaux et intercommunaux

14/03/2019 16:40Lu 1824 foisImprimer l’article
La gauche n’a pas vraiment apprécié de découvrir l’utilisation de la réserve ce jeudi. Mais elle a voté pour.
«Que voulez-vous nous n’avons pas la même philosophie», a répondu André Accary.
Décision modificative 1… Sous ce qualificatif pas forcément barbare, mais connu par les élus et acteurs des collectivités, s’inscrivent des fléchages financiers.
Ainsi, devant le succès du soutien à l’agriculture qui a vu le conseil départemental apporter des aides remboursables de 10.000 euros aux agriculteurs et éleveurs en détresse, après la sécheresse de 2018, le Président Accary avait prévu de mobiliser jusqu’à 15 millions d’euros. Ca devrait finalement être 13 millions, pour environ 1300 agriculteurs et éleveurs.


Restent donc 2 millions d’euros que la majorité départementale a décidé d’affecter aux appels à projets qui ont été présentés par les communes et les intercommunalités.
Ce fléchage de 2 millions n’a pas été vraiment du goût de l’opposition.
«Nous sommes dans des décisions incessantes. Nous souhaitons une réunion. Nous sommes pour sur le fond, mais pas sur la forme», a d’abord taclé Evelyne Couillerot.
Et Jean-Luc Fonteray de poursuivre : «Nous avons dit déjà qu’il y avait des marges. On aurait apprécié que nos propositions de décembre de 2,2 millions soient prises en compte. Là vous trouvez des moyens supplémentaires.
Vous avez un double discours, entre votre refus et les marges de manœuvre trouvées deux mois plus tard».
Claudette Brunet-Lechenault devait elle formuler une demande : «Puisqu’il y a de l’argent, je voudrai vous parler de l’agence technique départementale. Il y a un problème sur la subvention. Elle est passée de 450.000 à 400.000. Je propose, puisqu’il y a des marges, je vous demande de prendre 50.000 euros pour cette agence».
André Accary monta alors au front pour répondre : «Oui Monsieur Fonteray, nous n’avons pas la même vision, pas la même philosophe. On donne un axe précis. Heureusement que l’on se donne des marges de manœuvre. Je n’imaginais pas que l’on aurait 1300 demandes pour les agriculteurs. Oui on s’adapte à la vraie vie. On n’aurait pas créé le centre de santé, on aurait pas mis en place cette aide, si on n’avait pas ces marges.
Ce que vous proposez c’est du fonctionnement. Je ne veux pas de dépenses supplémentaires de fonctionnement. Je vous rappelle qu’on avait perdu 8 millions d’euros de dotations sous le précédent gouvernement».
Le temps de la pause midi et à l’heure de voter la décision modificative, Jean-Luc Fonteray devait en remettre une couche : «Vous voulez utiliser des crédits qui étaient prévus, mais pas budgétés. C’est de l’improvisation. On souhaite que les commissions soient alimentées pour travailler. Oui il y avait de la réserve».
Vice-président en charge des finances, Anthony Vadot devait lui répondre : «Quand on a ouvert le dispositif pour les agriculteurs et on ne savait pas comment les agriculteurs allaient s’en emparer. Vous dites qu’il y a des réserves. Ce n’est pas le cas, c’est de l’emprunt».
Evelyne Couillerot lança alors : «Les communes ont rendu leurs dossiers le 15 Février. Il y a trois jours on était en réunion et aucun élément ne nous a été donné. On n’est pas des potiches à qui vous faites des annonces. Tout ne se passe pas en séance publique. Les élus doivent bosser au quotidien. Et nous voulons les éléments pour travailler».
André Accary devait répondre : «On a une philosophie que vous ne partagez pas. On veut se garder une marge et ne pas dépenser l’argent que l’on n’a pas. Méfiez vous mesdames et messieurs de l’opposition, certains de vos collègues et amis politiques soutiennent notre politique».
Il était temps de voter et ce fût fait à l’unanimité.
Alain BOLLERY