mercredi 22 mai 2019
Édito
Les faits très graves qui se sont produits lundi matin, ont révélé autant le manque de respect et de politesse, que cette violence qui n’en finit plus de s’incruster dans les têtes, dans les esprits et donc bien malheureusement dans les actes.
Questions à...
Le vice-président de la Région Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées est catégorique : «On sait s’adapter, on sait être réactif et on peut voter un financement exceptionnel»
Elu lundi après-midi nouveau Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, Bernard Lacour entend mener une présidence de combat. Pour défendre l’agriculture «contre les attaques menées par des minorités». C'est ce qu'il affirme dans une longue interview qu'il a accordée à creusot-infos.
«88% de la société française apprécie notre agriculture et ses agriculteurs et on entend que les minorités»
«L’agriculture française c’est la qualité et la traçabilité»
«L'engagement du conseil départemental a été vital»
«Dans la Communauté Le Creusot - Montceau, on va franchir un cap dans la gestion de l’eau».
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.
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SANTE : Deux jeunes médecins expliquent pourquoi elles ont choisi d’être salariées en Saône-et-Loire

25/01/2018 10:00Lu 9516 foisImprimer l’article
Pauline : «J’ai vraiment trouvé le dispositif très intéressant»… «…je ne me sentais pas de m’engager seule»…
Marine : «C’est l’avenir de la médecine générale»… «…à cause de la paperasse, j’avais arrêté la médecine libérale».
Les deux médecins vont être salariées par le Conseil Départemental de Saône-et-Loire.
Ce jeudi 25 janvier, André Accary, président du conseil départemental de Saône-et-Loire est à Digoin pour officiellement lancer le centre départemental de santé. Un dispositif unique en France par lequel des médecins généralistes vont avoir un statut de salarié pour exercer leur métier dans les zones en tension de la Saône-et-Loire, c’est-à-dire dans les secteurs souffrant le plus de la désertification médicale.
Avant même la présentation officielle, «creusot-infos» s'est entretenu avec deux médecins (*) qui ont accepté d'expliquer pourquoi elles ont décidé de s’engager dans le très innovant nouveau dispositif. Deux témoignages riches quant à l’argumentation développée.
A.B.

Pauline : «J’ai vraiment trouvé 

le dispositif très intéressant»

Médecin remplaçante dans le département du Rhône, Pauline, jeune trentenaire, a vite été séduite par la perspective d’être salariée. «J’ai vu l’annonce circuler dans la presse spécialisée, annonçant la création de ce dispositif par le département de Saône-et-Loire. Sur le coup je n’y ai pas pensé plus que cela. Et puis en regardant de plus près, j’ai vraiment trouvé le dispositif très intéressant».
Et Pauline d’expliquer : «Moi j’ai toujours eu envie d’exercer en zone rurale». Passée la Fac de Médecine de Dijon et après avoir effectué son internat à Montpellier, la jeune médecin est catégorique : «Aujourd’hui, s’installer et travailler en zone rurale ce n’est pas évident, car on se retrouve de fait isolé. Prendre des congés c’est compliqué, car il faut trouver des remplaçants et c’est plus facile en zone urbaine qu’en zone rurale. Je suis franche, je ne me sentais pas de m’engager seule.
Alors oui être dans un groupe de médecins en mode salarié, c’est vraiment très très bien. Non seulement je vais pouvoir me consacrer à 100% à la médecine, mais je vais pouvoir organiser plus facilement ma vie privée. Le salariat m’imposera moins de contraintes administratives et de papiers. J’y suis forcément sensible».
Pauline a la médecine chevillée au corps : «Mon père est chirurgien et dès le lycée je voulais être médecin».
A sa future installation en Saône-et-Loire elle voit un avantage énorme : «Je vais pouvoir effectuer des consultations dans des villages exentrés, au bénéfice de personnes âgées, dont on sait que c’est aujourd’hui compliqué pour elles. C’est très important pour ces patients isolés de voir la médecine aller vers eux».
Recueilli par Alain BOLLERY

Marine : «C’est l’avenir 

de la médecine générale»

«C’est dans le Quotidien du Médecin que je suis tombé sur un article présentant la décision du conseil départemental de Saône-et-Loire de salarier des médecins», annonce Marine, 35 ans. Elle avait d’abord exercé comme libérale, mais elle a arrêté. «Je suis devenue médecin salariée dans une maison de retraite et en PMI (protection maternelle infantile). Et jusqu’à ce début d’année, j’étais à temps plein en PMI»
Marine qui a un enfant explique que ce n’est pas simple de travailler en libéral, «à cause de la paperasse surtout».
Alors elle a voulu saisir l’opportunité d’être médecin salariée : «Moi ce qui me motive c’est surtout de pouvoir faire que de la médecine. Et je vais avoir des horaires fixes ce qui n’est pas rien quand on a des enfants et que l’on veut avoir un minimum de vie familiale».
Sur un plan plus général, Marine est catégorique : «Il ne faut pas se voiler la face, aujourd’hui les médecins sont en fait des salariés de la Sécu aux deux tiers. Ce que propose le département de Saône-et-Loire c’est l’avenir de la médecine générale. Et j’espère que cela va servir d’exemple pour d’autres département. Pour moi, c’était en tout cas une opportunité de travail qui ne va se représenter tout de suite. C’est une vraie opportunité professionnelle. Et puis le centre départemental de santé, avec des médecins salariés, c’est aussi un frein, une réponse aux fraudes. Cela va donc créer une médecine de meilleure qualité».
Recueilli par Alain BOLLERY

(*) creusot-infos en accord avec les médecins a décidé de donner seulement leur prénom, pour éviter toute publicité, interdite par conseil de l’ordre.