vendredi 23 août 2019
Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le nouvel entraîneur de l’Elan Chalon se confie dans une interview. Il explique comment il va travailler et ses premières ambitions dans cette première période de préparation.
Alors que des maires ont le blues, le Député Rémy Rebeyrotte vient de rendre un rapport pour redonner du pouvoir aux Maires, surtout des petites communes, face à des intercommunalités parfois accusées d'une trop grande voracité…
Le Député de Saône-et-Loire veut mettre de l’huile entre les intercommunalités et les communes, pour que leurs élus soient plus reconnus et considérés.
«Des conseils des Maires se prononceront sur les grandes orientations de leur intercommunalité»
A l’occasion d’une conférence de presse, le patron du groupe SOS, dont dépend l’Hôtel-Dieu du Creusot, a affirmé plusieurs choses.
«L’établissement génère un déficit. On l’a repris pour le redresser et le relancer».
«On a dit oui pour une aide-soignante de jour et «on verra» à la fin de l’année pour une infirmière de nuit».
«Pour l’urologie, la nouvelle organisation sera sans coût supplémentaire pour les patients».
«On va avoir un bon énorme en terme de prise en charge des patients».
«Le robot sera utilisé en urologie, en chirurgie digestive et en chirurgie gynécologique».
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SANTE : Deux jeunes médecins expliquent pourquoi elles ont choisi d’être salariées en Saône-et-Loire

25/01/2018 10:00Lu 9621 foisImprimer l’article
Pauline : «J’ai vraiment trouvé le dispositif très intéressant»… «…je ne me sentais pas de m’engager seule»…
Marine : «C’est l’avenir de la médecine générale»… «…à cause de la paperasse, j’avais arrêté la médecine libérale».
Les deux médecins vont être salariées par le Conseil Départemental de Saône-et-Loire.
Ce jeudi 25 janvier, André Accary, président du conseil départemental de Saône-et-Loire est à Digoin pour officiellement lancer le centre départemental de santé. Un dispositif unique en France par lequel des médecins généralistes vont avoir un statut de salarié pour exercer leur métier dans les zones en tension de la Saône-et-Loire, c’est-à-dire dans les secteurs souffrant le plus de la désertification médicale.
Avant même la présentation officielle, «creusot-infos» s'est entretenu avec deux médecins (*) qui ont accepté d'expliquer pourquoi elles ont décidé de s’engager dans le très innovant nouveau dispositif. Deux témoignages riches quant à l’argumentation développée.
A.B.

Pauline : «J’ai vraiment trouvé 

le dispositif très intéressant»

Médecin remplaçante dans le département du Rhône, Pauline, jeune trentenaire, a vite été séduite par la perspective d’être salariée. «J’ai vu l’annonce circuler dans la presse spécialisée, annonçant la création de ce dispositif par le département de Saône-et-Loire. Sur le coup je n’y ai pas pensé plus que cela. Et puis en regardant de plus près, j’ai vraiment trouvé le dispositif très intéressant».
Et Pauline d’expliquer : «Moi j’ai toujours eu envie d’exercer en zone rurale». Passée la Fac de Médecine de Dijon et après avoir effectué son internat à Montpellier, la jeune médecin est catégorique : «Aujourd’hui, s’installer et travailler en zone rurale ce n’est pas évident, car on se retrouve de fait isolé. Prendre des congés c’est compliqué, car il faut trouver des remplaçants et c’est plus facile en zone urbaine qu’en zone rurale. Je suis franche, je ne me sentais pas de m’engager seule.
Alors oui être dans un groupe de médecins en mode salarié, c’est vraiment très très bien. Non seulement je vais pouvoir me consacrer à 100% à la médecine, mais je vais pouvoir organiser plus facilement ma vie privée. Le salariat m’imposera moins de contraintes administratives et de papiers. J’y suis forcément sensible».
Pauline a la médecine chevillée au corps : «Mon père est chirurgien et dès le lycée je voulais être médecin».
A sa future installation en Saône-et-Loire elle voit un avantage énorme : «Je vais pouvoir effectuer des consultations dans des villages exentrés, au bénéfice de personnes âgées, dont on sait que c’est aujourd’hui compliqué pour elles. C’est très important pour ces patients isolés de voir la médecine aller vers eux».
Recueilli par Alain BOLLERY

Marine : «C’est l’avenir 

de la médecine générale»

«C’est dans le Quotidien du Médecin que je suis tombé sur un article présentant la décision du conseil départemental de Saône-et-Loire de salarier des médecins», annonce Marine, 35 ans. Elle avait d’abord exercé comme libérale, mais elle a arrêté. «Je suis devenue médecin salariée dans une maison de retraite et en PMI (protection maternelle infantile). Et jusqu’à ce début d’année, j’étais à temps plein en PMI»
Marine qui a un enfant explique que ce n’est pas simple de travailler en libéral, «à cause de la paperasse surtout».
Alors elle a voulu saisir l’opportunité d’être médecin salariée : «Moi ce qui me motive c’est surtout de pouvoir faire que de la médecine. Et je vais avoir des horaires fixes ce qui n’est pas rien quand on a des enfants et que l’on veut avoir un minimum de vie familiale».
Sur un plan plus général, Marine est catégorique : «Il ne faut pas se voiler la face, aujourd’hui les médecins sont en fait des salariés de la Sécu aux deux tiers. Ce que propose le département de Saône-et-Loire c’est l’avenir de la médecine générale. Et j’espère que cela va servir d’exemple pour d’autres département. Pour moi, c’était en tout cas une opportunité de travail qui ne va se représenter tout de suite. C’est une vraie opportunité professionnelle. Et puis le centre départemental de santé, avec des médecins salariés, c’est aussi un frein, une réponse aux fraudes. Cela va donc créer une médecine de meilleure qualité».
Recueilli par Alain BOLLERY

(*) creusot-infos en accord avec les médecins a décidé de donner seulement leur prénom, pour éviter toute publicité, interdite par conseil de l’ordre.