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Édito
La Présidente a choisi le réseau social, dénoncé pourtant pour la violence de ses commentaires, pour présenter ses vœux. C’est bien plus que paradoxal.
Questions à...
Le Député de Saône-et-Loire au cours d’une conférence de presse a parlé «gilets jaunes» mais aussi fait le point sur les engagements tenus du Gouvernement. ACTUALISE
Le vice-président du Conseil Régional se confie sur le budget économie de la Bourgogne-Franche-Comté, «au service de toutes les entreprises».
A l'occasion de la session plénière du Conseil Régional consacrée au vote du budget, la question des transports, le premier budget de la Région, a constitué une grande par des discussions. Et l'imbroglio autour de la hausse des tarifs des abonnements TER a masqué d'autres aspect de cette compétence. Le premier vice-président revient pour Infos-Dijon sur les grandes lignes du budget transports 2019 de la Bourgogne-Franche-Comté.
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Rémy Rebeyrotte : «Aujourd’hui le mouvement des gilets jaunes fait le jeu extrêmes»

07/01/2019 22:19Lu 2657 foisImprimer l’article
Le Député de Saône-et-Loire au cours d’une conférence de presse a parlé «gilets jaunes» mais aussi fait le point sur les engagements tenus du Gouvernement. ACTUALISE
«Le mouvement c'est aujourd'hui 0,07% de la population en province»
«Madame Le Pen tire son épingle du jeu»
«Aujourd’hui le mouvement des gilets jaunes, en général, fait le jeu des extrêmes»


Il est parmi les élus de Saône-et-Loire et de Bourgogne – Franche-Comté qui, depuis le 17 novembre, ne se privent pas de parole. Rémy Rebeyrotte dit ce qu’il pense, au risque d’irriter. Mais il assume sa parole.
Il n’a pas attendu longtemps. La trêve des confiseurs tout juste terminée, Rémy Rebeyrotte, député de Saône-et-Loire, élu sur la circonscription Le Creusot – Autun – Chagny – Verdun sur le Doubs, a tenu un point presse, ce lundi 7 janvier, à sa permanence au Creusot.
Le Député LREM (La République en Marche) a dit le fond de sa pensée. Il a évidemment évoqué le sujet des «gilets jaunes» et des manifestations qui se déroulent chaque samedi.
Il livre son analyse du mouvement au début, et du mouvement en ce mois de janvier. Pour le Député ce n’est plus le même.

De l’acte 1 à l’acte 8
«Je demande à nos concitoyens de regarder les choses en face. Dans le mouvement protestataire, il n’y a pas des actes successifs comme on peut l’entendre.
Tous les samedis se ressemblent avec des déferlements de violences à Paris et dans des villes de province. Ce sont les samedis de la violence. Ils ternissent l’image de la France à l’international et ils découragent l’initiative et l’investissement».

«Il y a deux mouvements»
«Depuis la mi-novembre il y a eux deux mouvements. Un premier, certes minoritaire, mais qui a rassemblé plus de 300.000 personnes de bonne foi, sur la question du pouvoir d’achat, notamment au travers des taxes sur les carburants. A ce moment là il y a eu, c’est vrai, une majorité dans l’opinion qui soutenait.
Des réponses concrètes ont été apportées. A savoir la fin des taxes écologiques sur les carburants, et ensuite l’intervention du Président de la République, avec quatre mesures, notamment le blocage des prix du gaz et de l’électricité, et l’annonce du Grand Débat. Il faut que celui-ci soit abordé de façon sérieuse. On ne peut pas, par exemple, demander plus de services et moins d’impôts».

«0,07% de la population»
Depuis ces annonces on est passé à 30 à 50.000 manifestants chaque samedi, contre 300.000 au début. Je remarque que le soutien des Français a perdu 35 points et aujourd’hui il n’est pas certain qu’il soit majoritairement soutenu dans l’opinion. Dans les grandes villes et pas partout je le précise, il est devenu un mouvement ultra-minoritaire et ultra-radicalisé. Je le répète, pas partout. Mais il est très clair que l’on a aujourd’hui un aréopage d’extrémistes. Ils sont militants, adhérents, sympathisants de la France Insoumise, du Front National et de ses nouvelles composantes, mais aussi des Zadistes. Ce sont des personnes qui essayent d’obtenir par la rue ce qu’ils n’ont pas obtenu par les urnes. Cela se traduit par des violences, des atteintes aux droits, comme aller et venir, mais aussi à l’expression, sans le respect des règles de manifestation. J’ajoute que 3500 manifestants samedi dernier à Paris c’est 0,03% de la population d’Ile de France, et 50.000 personnes dans le pays c’est 0,07% de la population. Et à ceux qui manipulent les chiffres quant à l’élection du Président de la République, je rappelle qu’il a été élu avec 84% de votants au 1er tour et 78% au second tour».

«La France de la peur, de la haine et du repli»
«On voit fleurir beaucoup de violence sur les réseaux sociaux, avec des insultes et des menaces. Je dépose systématiquement plainte. Aujourd’hui on se retrouve avec un mouvement qui soutient l’internationale des extrêmes et notamment l’extrême droite. Très clairement le Rassemblement National de Madame Le Pen tire son épingle du jeu, comme l’ont fait avant elle Trump, Poutine, Salvini, Orban. Les extrémistes ont essayé de noyauter le mouvement dès le départ. Aujourd’hui ils apparaissent au grand jour. Ils sont contre la liberté, l’égalité et la fraternité. Ces extrémistes incarnent la France de la peur, de la haine et du repli. C’est la France des mauvais sentiments. Alors je le répète, je demande à nos concitoyens de regarder les choses en face. Aujourd’hui le mouvement des gilets jaunes, en général, fait le jeu des extrêmes. On est très clairement dans l’Internationale de l’extrémisme».

«Le Président est plus motivé que jamais»
«Depuis sa déclaration à la télévision, j’ai rencontré le Président de la République. Il est plus motivé que jamais et il n’a renoncé à rien. En fait, les Français nous ont rappelé un de nos engagements, celui du pouvoir d’achat et de plus de pouvoir d’achat pour ceux qui travaillent. On nous demande d’accélérer. Le Président de la République est prêt à relever le défi des difficultés des Français. Je le répète, il ne faut pas ternir l’image de la France, ne pas faire fuir les investisseurs. Un pays pauvre est un pays où plus personne ne croit.
Concernant la réforme de l’ISF, le Président a voulu que ceux qui investissent dans l’économie le fassent chez nous et pas ailleurs».

«Le programme est bien engagé»
«J’ai regardé mon programme de député pour soutenir le Gouvernement. Ce programme est déjà bien engagé. Avec une loi sur la moralisation de la vie politique, avec des créations de nouveaux postes dans la Police et dans la Gendarmerie, avec une amélioration du pouvoir d’achat caractérisée par la suppression de la taxe d’habitation et par le retour des heures supplémentaires défiscalisée, par des créations d’emploi, par une vraie réforme de l’école publique déjà engagée en maternelle, par la protection sociale et la prime d’activité de 100 euros, par l’accompagnement de ceux qui ont le plus besoin, par la lutte contre les déserts médicaux et de l’argent pour les maisons médicales, par des investissements pour la jeunesse, par des perspectives pour la transition énergétique.
Bien sûr qu’on fera la réforme des systèmes de retraite, pour plus d’égalité entre les Français et ceux qui cotisent. Car soit on bouge, soit alors on arrivera à un système la grecque. Oui il faut sauver le système et le rendre plus équitable.
J’ajoute aussi le plan national pour le très haut débit, l’engagement de l’Etat pour la RCEA, pour le centre départemental de santé en Saône-et-Loire. Beaucoup de choses sont réalisées ou en cours de réalisation».

«On se tourne vers nous»
«Aujourd’hui des gens se retournent vers nous, La République en Marche gagne des adhérents. Les gens ont conscience qu’il faut conforter l’ordre républicain et refonder la 5ème République. Il y a besoin de parler à l’intelligence des Français. C’est pour cela que le Président veut se situer au-dessus de la mêlée, car notre pays est trop dominé par l’émotion.
Nous attendons du grand début sur les questions de démocratie, de citoyenneté, de fiscalité. Mais il faudra aussi que l’on se pose la question des usages du numériques, pour éviter les dérives auxquelles on assiste».

Alain BOLLERY