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Alors que la France grogne contre la hausse des carburants, ils sont comme muets…
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C’est un visiteur de marque qui, dimanche après-midi, a découvert l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» à L’arc.
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«Pour PARIS 2024 je n'ai pas peur, mais je suis inquiet».
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C’est officiel, le conseiller régional de Bourgogne - Franche-Comté et Président des Amis de la Rose à Frangy, quitte lui aussi le Parti Socialiste pour créer un autre parti avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qu’il accueillera en Saône-et-Loire en novembre.
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Pourquoi casse-t-on tout sur la RCEA à Montchanin ? La belle a besoin de quelques centimètres supplémentaires

08/11/2018 03:17Lu 13438 foisImprimer l’article
Une mauvaise plaisanterie à 200.000 euros pour satisfaire aux normes européennes… creusot-infos vous dit tout sur une première en Saône-et-Loire, dont l’avancée du chantier de doublement de la RCEA se serait bien passée.Voir la vidéo et le reportage photos de creusot-infos.
Désirée, accomplie, la belle RCEA n’est pas satisfaite. Cette demoiselle, pas encore vraiment adulte, malgré 25.000 passages jour, a besoin de quelques centimètres supplémentaires…
Car ses besoins n’ont pas été satisfaits par l’entreprise Guintoli qui avait été chargée de choyer sa partie centrale constituée d’une longue raie bien lisse en béton armé.
On le sait depuis de nombreuses années, les séparations des doubles chaussées sont de moins en moins constituées par des glissières de sécurité classiques métalliques qui peuvent être mortelles pour les motards, mais par de longs serpents en béton.
Les usagers de la RN70 constituant la branche Nord de la Route Centre Europe Atlantique, sur l’axe Chalon-sur-Saône, Montceau, Paray le Monial, Moulins, croyaient le doublement parfaitement réussi entre le rond-point du Pont Jeanne Rose et le Pont des Morands, de Montchanin à Saint-Eusèbe.
Oui mais voilà, il existe des normes européennes et il s’est avéré que l’entreprise Guintoli, qui avait été chargée de réaliser la séparation en béton, a été un peu légère quant au respect des normes européennes.

Quand il manque au 
moins 2 centimètres, ça se sent...

«La forme de la la glissière en béton doit être la meilleure possible, pour des questions de sécurité. Elles doivent en effet offrir un certain nombre de garanties quand elles sont percutées et surtout éviter qu’un véhicule passe par dessus et se retrouve de l’autre côté…» explique-t-on du côté de la DREAL.
C’est ainsi que l’assise de la glissière en béton sur la chaussée, que l’on appelle le talon, doit avoir une hauteur comprise entre 7 et 11 centimètres. Cela l’entreprise Guintoli le savait forcément, car elle n’était pas à son premier chantier quand elle est intervenue à Montchanin.
Il faut croire que le chef de chantier avait soit des problèmes de vue, soit une volonté affirmée d’économiser du béton. On sait que dans les entreprises du BTP c’est un défi quotidien que d’économiser des toupies de béton ou des camions de goudron et/ou de bitume.
Pour être clair, au moment de la réalisation du devis, on estime un tonnage de béton nécessaire, et pendant la réalisation du chantier on en économise le maximum. Il n’y a pas de petits profits. Juste des revêtements qui parfois ne tiennent pas la route, si on peut se permettre l’expression.
Pour ce qui concerne plus spécialement la séparation centrale de la RN 70, il s’est avéré que la belle RCEA n’avait pas eu la bonne dose au niveau de son talon. Monsieur le chef de chantier s’était un peu trop retenu… Selon des informations portées à la connaissance de creusot-infos, il manquait au minimum 2 centimètres de hauteur et cela sur environ 4 kilomètres.

Horizon fin décembre ou le mois de janvier...

Cette non conformité, pas acceptable non seulement au regard des normes européennes, mais aussi de la sécurité, a donc entraîné la décision de tout casser pour tout refaire.
Une malfaçon qui a un coût : Pas loin de 200.000 euros. Précisons tout de suite que ce n’est pas le contribuable qui va payer, mais l’entreprise fautive ou plus sûrement son assurance.
Il faudra quelques semaines pour que tout devienne normal et que la raie centrale de la RCEA redevienne nickel, c’est-à-dire parfaitement lisse et avec un talon répondant aux normes.
Cette mauvaise plaisanterie en forme de première en Saône-et-Loire au regard de la longueur concernée, n’a pas seulement un coût financier, mais elle est aussi source de nuisances.
En effet, alors que le chantier devrait être terminé, il faudra peut-être attendre le mois de janvier pour qu’avec les travaux de finition, la RCEA puisse enfin être mise à deux fois deux voies et à la vitesse de 110 km/heure sur la portion concernée.
En attendant les usagers sont invités à respecter les limitations de vitesse sur le chantier et au nom de la sécurité.
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)

Voir notre vidéo :