samedi 20 octobre 2018

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Chrysanthèmes, cyclamens, santolines, bruyères, compositions florales, fleurs artificielles… pensez à réserver (et faire garder) vos plantes

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C’est officiel, le conseiller régional de Bourgogne - Franche-Comté et Président des Amis de la Rose à Frangy, quitte lui aussi le Parti Socialiste pour créer un autre parti avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qu’il accueillera en Saône-et-Loire en novembre.
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Michel Suchaut : «La Saône-et-Loire doit miser sur une meilleure attractivité, en affichant ses atouts sur les quais des gares TGV»

31/01/2018 03:18Lu 9340 foisImprimer l’article
Le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, dans une interview à creusot-infos, parle de la bonne santé économique de la Saône-et-Loire, avec comme symbole le renouveau de Framatome, mais pas seulement…
«En Saône-et-Loire, 25% des emplois sont industriels»
«La plus forte amélioration du taux de chômage est dans la Communauté Urbaine»
«Faisons aimer les usines»

Quand Framatome annonce vouloir recruter 300 personnes d’ici la fin de l’année, quel est votre sentiment ?
MICHEL SUCHAUT : «C’est un très beau signe pour l’industrie en Saône-et-Loire ! Faut-il le rappeler, Framatome est le premier employeur du département avec environ 2300 salariés.
Framatome c’est une locomotive, car il y a autour du groupe nucléaire, un réseau d’entreprises sous-traitantes et de partenaires, notamment dans le cadre de Nuclear Valley, le pôle de compétitivité qui a son siège au Média Pôle de la CCI à Chalon-sur-Saône. Mais l’annonce des recrutements de Framatome veut aussi dire que l’industrie continue à employer et à embaucher».

Vous le voyez partout dans le département ?
«Oui. Le centre névralgique de l’industrie, dans le département, c’est clairement Le Creusot. C’est l’histoire industrielle qui le dit. Mais ce sont aussi ces grandes entreprises qui rayonnent dans le monde. ArclorMittal, Thermodyn, Alstom, Framatome, ce sont de grands noms. Et au-delà de Framatome qui pèse énormément sur Le Creusot et Chalon et Saint-Marcel, il faut aussi parler d’APERAM à Gueugnon, ou encore de FPT Powertrain à Bourbon-Lancy. On le voie la Saône-et-Loire est une place forte de l’industrie en France».

Cette industrie éprouve cependant des difficultés à recruter…
«Il faut bien distinguer les choses. Les grands groupes ont une attractivité naturelle. Si des entreprises ont des difficultés à recruter, c’est plutôt du côté des sous-traitants et dans le réseau des PME. Notre rôle d’appui, à la CCI, est donc plus pour des TPE et des PME, plutôt que pour Alstom ou Michelin».

Et comment ?
«Il faut développer l’apprentissage, mais aussi agir sur le levier de l’orientation dès le collège. C’est une bataille à mener pour les emplois de demain. La Saône-et-Loire et la Bourgogne – Franche-Comté ont un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale. Localement, dans la communauté urbaine, on enregistre la plus forte amélioration du taux de chômage. Je ne voudrai plus entendre les discours que l’on entend depuis trop d’années. Le vrai problème qui se pose, c’est celui de l’adéquation entre l’emploi proposé et la formation. Il faut bien mesurer qu’en Saône-et-Loire, 25% des emplois sont industriels. Principalement sur Le Creusot, Chalon-sur-Saône et Saint-Marcel».

L’industrie a pourtant du mal à séduire les jeunes et leurs parents…
«Le Creusot a surmonté le dépôt de bilan de 1984. Depuis deux ans, la forge du Creusot avait été attaquée, mais elle a résisté, elle s’est mise à niveau et tout cela est très encourageant. Car cela veut dire que la bataille de la qualité a été gagnée. Ce qui prime dans certains secteurs, c’est la qualité. La garantie pour conquérir et conserver des marchés à l’international, c’est la qualité des productions. Pour conserver cette qualité, il faut s’attaquer immédiatement au papy boom qui va se traduire par des départs en retraite importants de gens qui ont appris le travail et la qualité dans leur entreprise. Il faut donc former en alternance, le plus vite possible, pour conserver les compétences».

Comment faire aimer les entreprises industrielles ?
«Il faut faire découvrir les entreprises aux Collégiens le plus tôt possible. Faisons aimer les usines. Alstom, Michelin, ce n’est pas la poussière dans les ateliers, c’est de la haute technologie. En ce sens, il faut que les PME prennent le virage de l’industrie du futur, avec le numérique».

La santé économique de la Saône-et-Loire est-elle bonne ?
«Aujourd’hui, il est difficile de lutter contre les grandes métropoles. Il n’empêche, la Saône-et-Loire est dans la moyenne supérieure. L’industrie reste au centre de gravité, mais il y a aussi les services et les commerces qui pèsent plus. Mais pas assez. On n’a pas assez de services aux entreprises et aux particuliers pour maintenir la population sur nos territoires. Il y a un besoin de revitalisation des commerces de centre ville et de centre bourg».

Quel regard portez-vous sur le développement des zones commerciales ?
«Les centre-ville ont souffert et souffrent de plus en plus. Les zones commerciales ont été créées, alors que la population et le pouvoir d’achat étaient stables. Le danger aujourd’hui ce sont les friches commerciales, comme par exemple à Torcy, ou à Paray le Monial.
Nous sommes régulièrement consultés par des investisseurs ou de grandes enseignes. Il faut être prudent. Il faut arrêter de créer des surfaces commerciales au détriment des autres. Car les créations d’emplois dans les zones commerciales, à l’arrivée, ne sont pas forcément positives».

Que préconisez-vous pour la Saône-et-Loire ?
«Il y a besoin, dans le département, de développer un marketing territorial. Il faut pour cela une politique active du foncier. Il faut aussi avoir de bons entrepreneurs quand il s’agit de revitaliser un secteur. Etre bon entrepreneur c’est à la fois être bon professionnel et bon commerçant. Mais il faut aussi que les populations réinvestissent les centre-ville. Il faut en ce sens refaire des ilots pour maintenir la population en ville, avec des commerces de proximité».

Le conseil départemental a-t-il raison de miser sur le tourisme avec les panneaux sur l’autoroute, mais aussi sur l’œnotourisme ?
«Oui. Oui. Et nous sommes impliqués dans le projet d’œnotourisme, avec un chargé de mission pour lequel la CCI intervient financièrement à hauteur de 70%. Sortir un produit spécifique c’est essentiel pour l’attractivité. La Saône-et-Loire est traversée par l’A6 et par le TGV. Implanter des panneaux sur l’Autoroute c’est très important. Mais il faut aussi être capable de communiquer sur nos atouts pour les passagers des TGV qui s’arrêtent dans nos gares, mais qui ne descendent pas du train, car ils vont à Paris ou à Lyon. Il faut être capable de leur envoyer des messages quand ils sont à l’arrêt dans nos gares. Cela doit pouvoir se faire avec des actions concertées entre la CCI, les collectivités et le département. N’oublions jamais que pour faire venir des entreprises, pour recruter des compétences, il faut miser sur une meilleure attractivité du département. Je le dis : Il faut faire quelque chose dans les deux gares TGV pour s’adresser aux voyageurs qui passent, font escale de quelques minutes. Il faut afficher les atouts de la Saône-et-Loire sur les quais des gares TGV».
Recueilli par Alain BOLLERY

Ecuisses place forte de la CCI
C’est dans son bureau situé dans les locaux de la CCI à Ecuisses que le Président Michel Suchaut nous accordé une interview. La CCI de Saône-et-Loire est physiquement implantée à Mâcon, Chalon, Charolles et Ecuisses. Avec à Ecuisses des locaux pour la formation, mais aussi des conseillers pour le commerce.

Cliquez ici pour voir, en vidéo, le plan de mandature 2017-2021


Michel Suchaut avec un morceau de la grande cheminée du Creusot, magnifié par le peintre Christian Segaud

Avec Michel Andres, chargé de mission

Avec une partie de la «dream team» de la CCI à Ecuisses