mercredi 18 septembre 2019

Offre de Rentrée du 14 Septembre au 15 Octobre

TVA offerte à hauteur de 10% *

(Sur Fenêtres, Portes d’entrée, Coulissants, Volets roulants et battants, Portails, Portes de garage)

Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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La ruralité, quelle belle idée… en Saône-et-Loire et ailleurs...

11/06/2019 03:11Lu 2383 foisImprimer l’article
A l’initiative du Sénateur Jérôme Durain, la ruralité a été mise à l’honneur. Démonstration a été faite qu’elle peut offrir une nouvelle vie, plus apaisée, à celles et ceux qui ne supportent plus les concentrations urbaines. Et en plus soutenir la ruralité coûte moins cher à la nation.
Il y a une dizaine d’années, Fabien Bazin, maire de Lormes dans le Morvan, avait lancé le «bouclier rural»… Un concept visant à ce qu’une personne vivant en zone rurale puisse avoir non pas tous les services, mais un certain nombre jugés indispensables.
L’idée a depuis fait son chemin. Dans une France fracturée entre les métropoles d’un côté et les zones rurales de l’autre, le dialogue des premières avec les secondes est trop souvent frappé de condescendance, pour ne pas dire de mépris.
Et pourtant, les néo-ruraux ont envie de le crier sur le toit. Il faut ainsi entendre un employé de la RATP, venu s’installer aux portes du Creusot, avec son épouse, pour comprendre qu’il y a une vie hors des grandes villes.
Sauf que s’il est facile de le dire, facile de le démontrer, il est un peu plus compliqué de le faire admettre dans les cercles du pouvoir. Ainsi, quand la loi impose de lutter contre l’étalement urbain, porté comme un étendard part un certain nombre d’élus locaux de nos territoires, on oublie juste de remarquer que ce n’est nullement un totem dans les métropoles et leur environnement, où l’on continue de bétonner.
Vendredi soir à Etang sur Arroux, Jérôme Durain a réuni des spécialistes de la ruralité pour parler du sujet façon XXXL…
Romain Lajarge, professeur à l’école nationale supérieure d’architecture de Grenoble a d’abord dénoncé le mépris exercé à l’égard de la ruralité. «Quand on explique qu’il faut vider les campagne parce que ça coûte cher, c’est faux. C’est le contraire. «Un lotissement coûte moins cher qu’un immeuble !»
Et puis il y a cette aspiration de nos concitoyens vivant dans les villes à vouloir changer d’air. Deux urbains sur trois sont prêts à déménager s’ils retrouvent le même emploi. 85% des familles aimeraient aller vivre à la campagne. Malgré les dénégations, les campagnes sont sur un vent porteur : «Aujourd’hui, les plus forts regains démographiques sont dans les campagnes. Et la reprise est plus forte dans les zones rurales», glisse encore Romain Lajarge.
Patrice Joly, sénateur de la Nièvre, qui a lancé les «nouvelles ruralités», avec l’Allier, le Cher et la Creuse,  est lui catégorique : «Il faut cultiver des ruralités diverses». Entendez, qu’il faut jouer sur les différences et sur les atouts. «Nous avons dans nos villes à la campagne, dans nos villages ruraux des logements, des écoles et des potentialités de développement». En ce sens il dénonce ces «décideurs qui ne connaissent pas nos territoires, nos difficultés, mais aussi toutes nos potentialités».
Pour le Maire d’Ouroux en Morvan, commune qui pendant une année a été le centre de la zone euro, «il faut rentrer dans une période de ruralisation. C’est pour cela que qu’à plusieurs on a décidé de créer le parlement rural français. Car il faut le dire : Nous offrons sur nos territoires de meilleures conditions de travail». Pour cela il convient déjà de se libérer de certains carcans. Et, par exemple, de laisser la main aux communes en termes d’urbanisme. De même, ainsi que l’a remarqué Jean Simonin, maire de Saint-Emiland, «il faut tout faire pour maintenir les commerces multi-services, y compris en les finançant de façon importante». Le tout est d’en convaincre les décideurs.
Alain BOLLERY