dimanche 23 septembre 2018

Retrouvez les offres en cours sur les pensées, les fraisiers et les cyclamens !

Grand arrivage de fleurs tergal et de fruitiers

Nombreuses compositions d’automne et funéraires

Édito
Ce n’est pas parce que son retentissement médiatique est énorme, qu’il convient de juger l’affaire Benalla à un niveau supérieur de ce qu’elle est et représente.
De quoi s’agit-il ? D’un garçon qui s’est cru plus fort que les autres, parce qu’il était dans le cercle rapproché de la sécurité du Président de la République.
Questions à...
Dans une interview, Michel Neugnot, 1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, fait le point après la rentrée des classes. Le nombre de dossiers «à problèmes» liés aux transports a été divisé par deux.
La gratuité du transport scolaire sera de mise à la rentrée 2019, mais peut-être avec des frais de dossier.
Le Président de la FFR était présent samedi au Parc des sports lors de la journée découverte du rugby féminin organisée par le club des Tigresses. Il était accompagné d'Annick Hayraud, Manager de l'équipe de France féminine
A l’occasion d’une conférence de presse de rentrée, le Président du conseil départemental de Saône-et-Loire a annoncé une santé olympique pour le recrutement des médecins.
«Le Creusot a vocation à devenir le 5ème pôle»
«45 antennes vont être ouvertes sur tout le département»
«A Mâcon je veux ouvrir un centre en association avec la faculté de médecine»
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JUSTICE : Le barreau du TGI de Chalon «en résistance vivante contre la réforme Justice du 21ème siècle»

13/09/2018 13:40Lu 733 foisImprimer l’article
« Le pouvoir judiciaire est un véritable pouvoir. Il n'est pas qu'un Cabinet d'application des ordonnances Macron, il est plus qu'une macédoine de légumes. » C’était vendredi 7 septembre, semaine de toutes les rentrées. Le barreau de Chalon a organisé son audience solennelle, devant les chefs de la juridiction, des députés, le maire de la Ville, le président du grand Chalon, mais aussi des bâtonniers des barreaux les plus proches, et des greffiers.
« Tous dans la même galère », ont dit en substance les discours de madame le bâtonnier Ravat-Sandre, et de maître Ligerot, désignée pour prendre la parole en tant que jeune avocate. Sa plaidoirie, mordante et bardée d’humour, a fait rire tout le monde en dépit d'un fond éminemment sérieux dont les enjeux n’échappent à personne. En voici quelques morceaux choisis.
« Un discours qui n'a pas vocation à faire exister le moindre isthme entre les justiciables et le pouvoir judiciaire (nous), le pouvoir législatif (Emmanuel Macron) et Emmanuel Macron.  (…) Du démantèlement de la séparation des pouvoirs au Profit d'un Pouvoir Administratif tout puissant et par voie de conséquence l'ablation progressive de Droits et de Libertés Fondamentales, (…) Si aucune audience n'est rendue, si personne ne vient vous représenter, si aucun jugement n'est rédigé, aucun commandement de payer délivré : la Loi n'est pas appliquée, elle devient sans effet, le Pouvoir législatif et Exécutif est impuissant.  (…)
Je trouve que la magistrature a tendance à oublier cette force qui est la sienne et à se contenter d'attendre que les deux autres Pouvoirs, aujourd'hui tenus par le même homme, acceptent de nous jeter des miettes pour une Justice à la hauteur de notre Etat de Droits. (…) En faisant cela, en acceptant d'avance que tout n'est que paperasserie, que tout est plié d'avance, et que le but est de faire sortir les dossiers, les magistrats se privent de leur véritable Pouvoir : celui de créer le Droit. (…)
Si vous laissez les algorithmes prendre votre place, et que vous sacrifiez les plaidoiries, comme vous avez déjà trop tendance à le faire, vous priverez les avocats de leur fonction essentielle dans l'existence d'un état de droit démocratique : " allumer dans le cœur des Athéniens l'enthousiasme de la liberté", "allumer dans le cœur des Athéniens l'enthousiasme de la liberté - et à faire trembler, du haut de la tribune aux harangues, le redoutable Macédoniens". (…)
On se souvient trop de ce que c'est qu'une sentence appliquée par une machine, que celle-ci soit actionnée par un seul homme, ou par un ensemble d'hommes formés à traiter l'autre comme un sujet dénué de toute humanité. (…) Et puis franchement, quand tu vois que même confier tes courses à une application ça ne fonctionne pas, comment tu peux te dire ‘je vais confier la justice de mon pays à une machine? »
FSA