mardi 23 avril 2019

L’été approche… pensez à faire votre terrasse extérieure avec «BG CONSTRUCTIONS»

Édito
Les faits très graves qui se sont produits lundi matin, ont révélé autant le manque de respect et de politesse, que cette violence qui n’en finit plus de s’incruster dans les têtes, dans les esprits et donc bien malheureusement dans les actes.
Questions à...
Le vice-président de la Région Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées est catégorique : «On sait s’adapter, on sait être réactif et on peut voter un financement exceptionnel»
Elu lundi après-midi nouveau Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, Bernard Lacour entend mener une présidence de combat. Pour défendre l’agriculture «contre les attaques menées par des minorités». C'est ce qu'il affirme dans une longue interview qu'il a accordée à creusot-infos.
«88% de la société française apprécie notre agriculture et ses agriculteurs et on entend que les minorités»
«L’agriculture française c’est la qualité et la traçabilité»
«L'engagement du conseil départemental a été vital»
«Dans la Communauté Le Creusot - Montceau, on va franchir un cap dans la gestion de l’eau».
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.
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ETANG-SUR-ARROUX : Emmanuel Macron veut donner une seconde jeunesse au Grand Débat National

07/02/2019 21:29Lu 10237 foisImprimer l’article
Dernière séquence de la journée du Président de la République en Saône-et-Loire : la rencontre avec des jeunes du département au gymnase d’Etang-sur-Arroux a été une réussite en ce qu'elle a soufflé un vent de fraîcheur sur ce grand débat national aux cheveux jusque là grisonnants. Sur le fond, chacun jugera des réponses apportées par le Chef de l'Etat selon son ressenti et ses convictions, mais on a parlé formation, RIC, Brexit, réforme du bac, mobilités, harcèlement, service national, handicap et même nucléaire.
«Vous m'avez rendu formidablement fier d'être le Président de la République Française cet après-midi». Ce sont les mots de conclusion d'Emmanuel Macron, prononcés à 20h09 après un marathon de questions réponses de 4h30 avec un millier de jeunes de Saône-et-Loire.

Pour le Président, c'était l'occasion d'inviter les jeunes au Grand Débat National, et ainsi d'y traiter des thème nouveaux, et de le dynamiser. Sur la forme, c'est réussi. Nos jeunes ont su aborder tous les sujets, vaincre parfois leurs crainte de parler en public (et quel public, en direct sur les chaînes d'infos…). Ils ont été tour à tour sérieux, inquiets, directs, impertinents, et même émouvants, à l'image de Clément Hélias, meilleur apprenti de France en chaudronnerie, scolarisé au Creusot, qui a ému toute la salle en affrontant sa dyslexie pour parler handicap, mais aussi volonté et respect, rendant hommage à son ami décédé l'été dernier.

Sur le fond, bien-sûr, chacun aura son point de vue. On peut douter de la sincérité du Président, de l'efficacité des mesures qu'il promeut, de l'utilité de ce Grand Débat. On peut considérer que ce n'est qu'une opération de communication -et force est de constater que ça y ressemble beaucoup-, mais il y a du fond. Et pas que des sujets faciles.

Dans la salle, des lycéens venus d’Autun bien évidemment, mais également du Creusot, de Montceau-les-Mines, ou encore des étudiants de l’ENSAM de Cluny, du CFA BTP d’Autun et de l’IUT du Creusot. A son arrivée, le Président a été largement applaudi, avant que le maire d'Etang-sur-Arroux, Dominique Commeau, ne fasse une brève introduction, présentant notamment sa ville et les quelque 700 jeunes étudiants qui y suivent une formation. «A vous de ne pas les décevoir» a lancé le maire au Chef de l'Etat.

Emmanuel Macron a ensuite lancé aux jeunes «je veux vous entendre». «La France de dans 10 ans, 20 ans, c'est la votre. C'est votre monde qu'on prépare. Donc j'ai besoin de vous entendre sur vos convictions, vos doutes, vos interpellations. je veux votre part de vérité. A chaque fois que vous vous êtes posés une question et qu'on vous a dit que ce n'était pas la bonne, posez là. Car elle est restée sans réponse. C'est à vous de vous saisir de ce moment national !»
Et chacun dans son style, les jeunes l'ont fait.
Nicolas Richoffer

Morceaux choisis des échanges :


Question : «Quelle sera votre réforme, concernant la formation professionnelle bac+2, comme les BTS ou DUT ?

Emmanuel Macron : «Ce qu'on est en train de conduire, c'est de rebâtir une école dans laquelle chacun a les mêmes chances de réussir. On a fait une réforme pour améliorer l'orientation, y compris vers les BTS, et on a lancé en parallèle une réforme de l'alternance et de l'apprentissage».

Jean-Michel Blanquer (Ministre de l'Éducation Nationale) : «Les BTS et DUT sont un succès français, car ce sont des diplômes qui insèrent. On sait aussi que, s'agissant des BTS, c'est là que réussissent bien les bac pro. Donc on a fait en sorte qu'il y ait plus de bac pro inscrits en BTS. Et on va continuer. On encourage aussi de plus en plus les élèves à faire un bac pro.»

Quels sont les objectifs de la réforme des lycées, et comment le supérieur va-t-il s'y adapter ?

EM : «Je ne dirais pas que le supérieur doit s'adapter au lycée. C'est tout le système scolaire qui doit s'adapter à l'élève, à la personne. Le coeur de la réforme, c'est d'abord de dire "arrêtons les barrières, et de demander à un jeune en sortie de seconde qu'il a choisi pour la vie". On avait des cases et très peu de passerelles. Après le bac, c'était "débrouillez-vous". Là, toute la réforme veut donner un maximum de chances aux jeunes de choisir et de réussir. On met plus de moyens sur l'orientation, et on crée des systèmes de choix. Cela permet de créer des passerelles, de construire des préférences. Ensuite, on simplifie le baccalauréat pour prendre en compte tout le travail sans juger seulement sur une épreuve. On prend plus en compte le contrôle continu. On met beaucoup plus d'accompagnement et de cohérence entre le lycée et le supérieur.»

«Il est impossible de dire que toutes les options seront disponibles dans tous les lycées de France»


On nous promet un baccalauréat à la carte. mais nous sommes dans une zone rurale et les lycées ne proposent pas toutes les spécialités. Nous n'aurons pas toujours les moyens de partir… Comment faire ?

Jean-Michel Blanquer : «On part d'une situation ou le fait d'être plus petit donne déjà moins de choix, et pas seulement en milieu rural. On va vers plus de choix. On va donc faciliter les possibilités de mobilité, d'enseignement à distance et de partage avec les lycées les plus proches. Mais il est certain qu'aujourd'hui, un lycée a plus de choix qu'avant avec la même taille.»

Emmanuel Macron : «Ce qui est vrai, c'est qu'il est impossible de dire que toutes les options seront disponibles dans tous les lycées de France. Mais on ne doit laisser personne sans solution.»

A propos du pass culture : Est-ce toujours d'actualité ? Comment ce sera financé ? Qui va en bénéficier ?

Emmanuel Macron : «Oui. On va commencer à l'expérimenter. Il s'agit de mettre à disposition un hèque pour tout jeune à 18 ans pour s'acheter des biens culturels. C'est une façon de rétablir l'égalité. On a mis en place une petite structure, avec une application lancée le 1er février. C'est en train de se déployer, et ce sera généralisé en totalité durant mon mandat.»

Sur la mobilité des jeunes en 2019 : quelle mesure supplémentaire peut-on mettre en place pour favoriser les déplacements et en réduire les coûts ?

Emmanuel Macron : «Il y en a plusieurs : d'abord la mobilité du quotidien. En cela, on développe la capacité à accueillir des lycéens, étudiants, apprentis, avec un plan internat actuellement en déploiement. Deuxième chose, c'est aussi le permis de conduire : on fait baisser le coût du permis. Le dernier point, c'est la mobilité international. Erasmus, c'est formidable. Nous nous sommes engagés pour le démultiplier, et notamment l'ouvrir aux apprentis avec Erasmus+.Dans le cadre de cet enseignement.»

«Tous les métiers sont possibles pour les filles»


Comment mettre en valeur les femmes, filles et personnes handicapées dans le travail industriel ?

Emmanuel Macron : «Ce sont deux questions différentes. Pour les femmes, c'est une question de représentation culturelle. Souvent, on se dit "c'est pas pour moi, c'est un truc de garçon". C'est faux. Aucun métier n'est déterminé ainsi. Il faut l'expliquer et faire de la pédagogie, dire aux enseignants et à ceux qui orientent que tous les métiers sont possibles pour les filles. Il faut aussi que l'entreprise elle-même s'adapte. On est en train de le faire. On fait du testing par exemple pour sanctionner ceux qui ne recrutent pas les femmes. Et de même pendant la carrière pour les salaires par exemple. Mais les choses avancent beaucoup plus vite aujourd'hui qu'avant.

La deuxième chose, c'est ce qui concerne les personnes handicapées. On n'est heureusement pas un pays de semblables. On est différents, mais ce ne sont pas des plus et des moins. Notre système est injuste quand il vient oublier, casser, ou vouloir réduire quelqu'un de différent. La première chose, c'est de savoir. Car si vous êtes nés dans la bonne famille, que vos parents 'occupent bien de vous, l'autisme va être diagnostiqué alors qu'il ne le sera pas chez d'autres. Et si c'est mal diagnostiqué, l'élève est marginalisé. Alors on a lancé un plan particulier sur l'autisme, avec un dépistage pour être sûr que tous les enfants puissent être accompagnés. Enfin, pour tous les handicaps, notamment moteurs, il faut faire en sorte que chacun puisse être dans l'école. Cela permet aussi d'apprendre à tous le respect de l'autre, et c'est bien meilleur pour tous. Ce qu'on est en train de développer, mais il y a encore beaucoup de boulot, c'est d'avoir des gens qui accompagnent. On a stabilisé ces postes et on en a ouvert de nouveaux, et on va continuer. On est pas encore assez bon là-dessus. Ensuite, dans l'accès à la vie professionnelle, c'est pareil. Il faut accepter que notre société ne soit pas un moule pareil pour tout le monde.
Sur l'accessibilité enfin, on travaille mais c'est vrai que c'est très dur, cela demande beaucoup d'argent.»

Sur le service national universel :

Emmanuel Macron : «On n'a plus, dans une classe d'âge, ce moment où on se retrouve tous ensemble et où on fait nation, où on porte une culture et un projet commun. Ce moment de vibration nationale, on l'a perdu et c'est dommage. On a besoin de cette trame. Ça ouvre l'esprit, et c'est un moyen pour nous de s'assurer qu'à un âge de la vie, on a les moyens de faire les tests de base, qu'on n'est pas face à quelqu'un qui a un gros problème au moment de quitter la famille, et qui sera complètement perdu. Ça permet de tendre la main. C'est pour ça que j'ai proposé le service national universel. Mais il n'y a pas d'interruption d'études. Il y a une part volontaire, qui peut s'inscrire das le service civique, mais qui peut prendre plusieurs formes.»

«Dénoncez le harcèlement, ne vous laissez pas faire !»


Sur le harcèlement scolaire :

Emmanuel Macron : «On se bat contre, et on va continuer sans relâche. Il y a des harcèlements : entre enfants, adolescents, parfois à l'égard de certains adultes, et de personnes parfois en dehors de l'école, il y a le harcèlement numérique aussi. On a une journée de mobilisation pour toute l'école, avec aussi une formation des enseignants. Mais ça dit beaucoup de notre société. A l'école et hors de l'école, l'élève doit être protégé. Ce que la République doit à l'enfant, c'est qu'elle le protège, que personne n'ait peur d'aller à l'école. On va renforcer les sanctions et continuer à travailler avec les plateformes Internet. Je ne veux plus de l'anonymat sur Internet, et je veux que les parents soient responsabilisés. On est pleinement mobilisés sur ce sujet. Mais je veux aussi dire aux élèves victimes de harcèlement qu'ils doivent le dire : trop souvent, la honte, ils la prennent pour eux. La honte, il faut l'envoyer de l'autre coté. Dites le, dénoncez le, ne vous laissez pas faire !»

«Le nucléaire restera la première source d'énergie de notre pays»


Quel est l'avenir du nucléaire en France ? Quelles énergies de substitution si on fermait les centrales ? Comment vont se passer les formations si le nucléaire est appelé à disparaître ? Quand seront signé les EPR français ?

Emmanuel Macron : «Je connais les sites nucléaires de cette région et en particulier du département… Notre stratégie : on doit produire de l'énergie, et en particulier de l'électricité. La meilleur énergie, c'est celle qu'on ne consomme pas : c'est l'économie d'énergie. Donc on doit être de plus en plus rigoureux. Ensuite, sur l'électricité, ce sont les centrales à charbon les plus polluantes et couteuses. ensuite les thermiques, le gaz, et le nucléaire. Le nucléaire permet d'émettre moins de CO2, mais on en dépend trop, notamment en coûts de démantèlement et d'enfouissement. On a prévu de passer de 75% à 50%. Mais le nucléaire restera la première source d'énergie de notre pays. Nous, on fait l'inverse des Allemands : on va fermer toutes les centrales à charbon. Il y a donc un avenir pour le nucléaire.
Ensuite, on veut remplacer du nucléaire par du renouvelable. mais ce n'est possible que si on peut le stocker, pour éviter l'intermittence. Donc on développe notre recherche sur le stockage de l'énergie. Le nucléaire reste un métier d'avenir en France et dans le monde. On a donc besoin de continuer à développer es formations, dans tous les métiers, qui englobent énormément de filières en civil comme en militaire.
Plus vite on allumera nos EPR, plus vite on pourra fermer de vieilles centrales. Mais j'ai d'ores et déjà demandé au gouvernement de continuer à financer les études pour la prochaine génération d'EPR.»

Sur le retour aux études après une interruption de parcours :

Emmanuel Macron : «On a déjà répondu en partie (voir les premières réponses). En moyenne, 100.000 jeunes par an ont une rupture dans le parcours académique classique. Environ 2 millions de jeunes sont dans ce cas. Pour y répondre, il faut d'abord mieux former en primaire et mieux orienter. Il faut faire que tout jeune trouve sa voie, et pour cela, ça nous oblige à ne pas l'abandonner.»

Sur les étudiants étrangers qui perdent leur titre de séjour s'ils ne trouvent pas un travail rémunéré à un certain seuil, impossible à atteindre dan certains territoires :

Emmanuel Macron : «C'est normal que quand on a un visa étudiant, on tombe sous un autre régime. Je suis surpris du montant que vous donnez, vous m'apprenez quelque-chose. Nous allons voir avec le Ministre.»

On doit s'endetter pour avoir accès à des hautes études. Comment faire pour ne pas s'engager à vie ?

Emmanuel Macron : «En France, c'est faux de dire qu'on est obligé de s'endetter pour ça. Nous ne sommes pas un pays où l'université est chère. Nous en avons même réduit les coûts à la rentrée dernière. Et on développe des bourses pour les plus méritants. Et on est un pays où, quand on réussi à l'école gratuite et obligatoire de la République, on a accès aux meilleurs écoles d'État en étant rémunéré. C'est un système méritocratique. Alors certes, on a des écoles privées, de commerce par exemple, qui coûtent. Mais même dans ces écoles, personne ne réussi le concours et abandonne faute de moyens.  Mais on a encore un trop grand déterminisme social et donc pas assez de gens qui se présentent.»

«Je souhaite, je veux et j'ai besoin que la jeunesse du pays fasse de la politique»


Que pensez-vous du fait que les jeunes sont de moins en moins intéressés par la politique ?

Emmanuel Macron : «Ça me rend triste quand j'entends dire ça, car je pense que c'est très mauvais. mais je vous entend depuis tout à l'heure, et vous ressemblez à tout sauf à des gens qui ne s'y intéressent pas… La politique n'est pas la propriété de quelqu'un, ni d'un geste ou d'une méthode. Chacun a le même droit et même le même devoir d'y participer, à sa façon. Donc ne pas s'intéresser à la politique, c'est choisir soi même de ne pas s'intéresser à son propre destin. c'est une faute. Je souhaite, je veux et j'ai besoin que la jeunesse du pays fasse de la politique. Mais je crois qu'il y a un désintérêt pour la vie politique, pour la manière de le faire. Alors je vous dis "faites-le". Dites je n'aime pas la façon de faire, je n'aime pas les discours, etc. Mais ne pas s'y intéresser, c'est renoncer au droit le plus fondamental.»

Est-on condamnés à subir des attentas et des guerres, ou ne pouvons nous pas trouver une solution politique efficace ?

Emmanuel Macron : «Je ne peux pas dire à la jeunesse de notre pays qu'elle doit s'y habituer. Nous sommes dans un monde devenu dangereux et le fait terroriste est là. Nous avons été touchés sur notre sol. Vous dire qu'il n'y en aura plus jamais serait vous mentir. Mais on se bat contre tous ces groupes qui portent des valeurs de monde partout dans le monde. Nous sommes engagés partout où ils sont et on mènera ce combat jusqu'au bout. Mais on aussi un combat à mener à l'international : les gens qui fomentent des complots sont d'abord plongés dans la misère. Nous devons aider ces populations à ne pas tomber dans le terrorisme et l'obscurantisme. Enfin, on développe le renseignement, la prévention, etc. Et on ne parle pas des attentats qui ne se produisent pas… On réduit le risque au maximum. Pour cela, on doit développer deux choses : la société éducative et la société de la vigilance. Il n'y a pas de fatalité !»

Que pensez-vous du RIC ? Pensez-vous l'instaurer, et si oui, dans quelles conditions ?

Emmanuel Macron : «Ça fait partie du débat donc on va voir ce qui remonte. Je crois au débat mais je ne crois pas que le référendum règle tout. Regardez en Grande-Bretagne : ils se sont dit qu'ils allaient régler le problème du Brexit par le référendum, et aujourd'hui, ils se déchirent. Je suis ouvert aux propositions qui émergeront, mais il faudra définir des règles.
La démocratie représentative reste quelque chose d'important. C'est celle des députés et sénateurs. On doit se demander comment la rendre plus citoyenne et y associer les citoyens.»

«Le Brexit est une forme d'impasse politique britannique»


Quelle conséquence aura le Brexit sans accord sur l'économie française ?

Emmanuel Macron : «C'est l'illustration du fait que le peuple peut voter souverainement pour une chose que personne ne sait faire techniquement. C'est très compliqué. Là, on a conclu un accord qui dit qu'il y aura un accord intercalaire, et ensuite, on ira vers une relation normalisée. C'est une forme d'impasse politique britannique : le peuple a voté et le parlement ne parvient pas à une solution. Nous, on s'est préparé à un Brexit sans accord pour protéger notre économie. Ça veut ire qu'on va devoir recontrôler nos frontières qui étaient ouvertes. Ma préférence est qu'on trouve un accord. Ou on peut réussir à aller vers un nouveau référendum. Mais c'est à la Grande-Bretagne de régler son problème de fond. Surtout, ça veut dire qu'il y a un peuple voisin à qui on a expliqué que le problème c'est l'Europe, et qu'en sortir serait facile et ferait gagner de l'argent. Mais c'était faux. C'est la démonstration que ça ne va pas mieux en quittant l'Europe. Ce qu'on a  : la paix, la libre circulation, la prospérité : aucune génération avant nous ne l'avait eu. C'est très récent et il ne faut pas croire que c'est définitif. Il faut le protéger. C'est quelque chose d'extraordinaire qui est né de la guerre parce que nos grands parents ont dit "plus jamais ça"».

Nicolas Richoffer
Photos Alain Bollery



Avant l'arrivée du Président de la République :