vendredi 20 septembre 2019

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(en conformité avec le 0€ reste à charge)*
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Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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Élections européennes : Selon Arnaud Danjean, «les lobbies ne sont pas toujours là où on croit»

17/05/2019 03:25Lu 1684 foisImprimer l’article
La députée Josiane Corneloup avait invité François-Xavier Bellamy à faire étape dans le Charolais avec Agnès Evren et Arnaud Danjean dans le cadre de la campagne des Républicains pour les élections européennes du 26 mai. Entourés de représentants du monde agricole, ils ont parlé PAC, lobbies, bio...
Une cinquantaine de personnes attend patiemment dans la cour de la ferme Bellevue Boulogne sur la commune de Vendenesse-lès-Charolles. Ce jeudi 16 mai 2019, les candidats aux élections européennes pour les Républicains et les Centristes arrivent un peu plus tard que prévu, ils ont été retenus «pacifiquement» par d'autres agriculteurs puisqu'il s'agissait de la séquence précédente de la journée ayant lieu en périphérie de Dijon (lire l'article d'Infos-Dijon).

Josiane Corneloup, députée de la deuxième circonscription de la Saône-et-Loire, accueille elle-même François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean, les trois premiers candidats sur la liste LR-LC. François-Xavier Bellamy est adjoint au maire de Versailles, Agnès Evren est vice-présidente du conseil régional d’Île-de-France en charge de l'éducation et de la culture tandis qu'Arnaud Danjean est député européen sortant et régional de l'étape. Les présentations sont ensuite faites avec des figures du monde agricole et des élus locaux.

Sont présents notamment Gilles Platret (maire de Chalon-sur-Saône et porte-parole des Républicains), André Accary (président du conseil départemental), Fabien Genet (président du Grand Charolais), Arnaud Durix (maire de Saint-Symphorien-des-Bois et secrétaire LR 71), Bernard Lacour (président de la chambre d'agriculture) et Christian Bajard (président de la FDSEA 71). Puis la députée présente les hôtes, Jacques et Sébastien Boulogne, deux frères qui gèrent les 200 hectares de la ferme en polyculture-élevage et les 190 vêlages annuels en race charolaise.

«J'ai jamais rencontré un lobbyiste de phyto en dix ans»


Josiane Corneloup remercie la famille Boulogne de son accueil et d'emblée mobilise les potentiels électeurs autour d'elle en évoquant la dynamique des sondages : «ce trio de tête, jour après jour, il gagne l'adhésion de nos concitoyens puisque la liste Les Républicains a progressé ces derniers mois, nous sommes passés de 8% à 14%». Le soulagement des Républicains d'être estimés loin devant Debout la France dans les intentions de vote est palpable. Pour autant, à ce jour, la liste LR-LC est envisagée loin derrière celles du Rassemblement National et de La République En Marche au soir du 26 mai prochain.

François-Xavier Bellamy laisse volontiers Arnaud Danjean intervenir, celui-ci apparaît à l'aise en plein pays Charolais, tandis qu'Agnès Evren est plus en retrait. Un autre candidat est aussi présent, d'abord discret, il interviendra lors des échanges techniques en fin de séquence. Il s'agit de Michel Dantin, député européen sortant et, symboliquement, placé en dernière position de la liste.

Arnaud Danjean plante les jalons : «la Politique Agricole Commune reste historiquement et budgétairement la première politique de l'Union européenne. La France est la première bénéficiaire de la PAC». Le député sortant alerte ses interlocuteurs sur le fait que le montant du budget de la PAC n'est plus le seul enjeu, l'existence même de la PAC serait en question : «un certain nombre d'états et un certain nombre de forces politiques soit ne voudraient plus du tout de politique agricole, soit voudraient des politiques agricoles qui soient moins communes et plus nationales». La France serait perdante selon Arnaud Danjean : «ce qui serait terrible pour nous, c'est que des forces politiques françaises puissent contribuer au démantèlement de la PAC».

À entendre l'élu bressan production, exportation et innovation sont les mamelles de l'agriculture française et elles pourraient être mises à mal par des forces politiques n'ayant plus «de vision globale à l'échelle continentale». À propos de forces contraires, Arnaud Danjean tient à mettre les points sur les i concernant des lobbies :  j'ai jamais rencontré un lobbyiste de Monsanto par exemple, j'ai jamais rencontré un lobbyiste de phyto en dix ans au parlement européen. Par contre, tous les jours, j'ai à peu près deux cents mails, deux cents, d'ONG vegan, environnementalistes. J'ai, tous les jours, sur les réseaux sociaux des attaques parce que, quand on a défendu le transport des animaux vivants, c'est important pour notre région, notamment dans le Charolais, on a été traité de génocidaire. (…) Les lobbies ne sont pas toujours là où on croit».

«On a de quoi être fier de notre agriculture française»


Prolongeant le sujet, Arnaud Danjean alerte ses auditeurs sur un sujet technique, le risque de codécision à deux commissions sur la PAC : «chaque fois qu'on adoptera quelque chose en commission agricole, il faudra que ça passe sous les fourches caudines de la commission environnement pour être finalement adopté. Je pense que c'est lourd d'incertitude. (…) Nous nous y opposerons».

Autre député européen sortant, Michel Dantin tient un discours similaire pour rasséréner les agriculteurs : «mettez plus en avant tout ce que vous avez fait en terme d'évolution technique par rapport à la connaissance et par rapport aux questions environnementales. (…) Quand on voit les machines que vous utilisez aujourd'hui, le degré de précision (…). Quand on se rappelle, il y a trente ans, les quantités que l'on utilisait à l'hectare de produit et puis ce qu'on utilise aujourd'hui, en regardant la quantité de matière active, on est dans deux mondes. Vous n'avez pas besoin de recevoir des leçons des autres en matière d'environnement. Par vous-mêmes, vous avez fait des efforts». Et de vanter les références de sa colistière numéro 8 : «Anne Sander, son père a été président du Crédit Agricole, son frère est le nouveau président des betteraviers. Elle fera le job de manière parfaite».

Critiquant ceux qui dénigrent les agriculteurs, François-Xavier Bellamy assure qu'il croit «que l'agriculture française est là pour produire l'alimentation de confiance dont on bénéficie aujourd'hui. Elle est là pour l'exporter, c'est une des dernières activités en France qui soit excédentaire commercialement. On a de quoi être fier de notre agriculture française». Le candidat encourage donc les agriculteurs à travailler pour l'exportation : «vous avez des gens qui expliquent que l'avenir de l'agriculture, c'est le bio, c'est les circuits courts, c'est les petites quantités avec de grandes qualités et tout ça, évidemment, ça concerne aussi un segment de l'agriculture mais ça ne peut pas être l'avenir de l'agriculture française en général».

L'autre message sur lequel François-Xavier Bellamy insiste, c'est que «la politique agricole commune ne concerne pas que les agriculteurs», c'est aussi une question de stratégie pour «garder notre souveraineté demain» la France devrait «garder [son] autonomie alimentaire, [sa] capacité de produire et ça, ça concerne tous les Français, ça concerne tous les Européens». Quittant ensuite le chant des oiseaux et le mugissement des vaches, c'est durant un meeting à Chalon-sur-Saône que la tête de liste aura pu développer son propos sur l'agriculture ainsi que les autres enjeux liés à la politique européenne (lire notre article).

Jean-Christophe Tardivon