vendredi 20 septembre 2019

Offre d’ouverture du 23 Septembre au 30 Octobre

Bénéficiez de  -20% sur la complémentaire santé

(en conformité avec le 0€ reste à charge)*
A noter que l’agence Rue Foch sera fermée ce Vendredi 20 Septembre
Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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ELECTIONS EUROPEENNES - Jérémy Decerle : «relever le défi de la transition écologique et agricole»

20/04/2019 04:05Lu 3107 foisImprimer l’article
Nathalie Loiseau, Pascal Canfin et Jérémy Decerle ont visité ce vendredi un élevage bovin et rencontré des représentants des JA et de la FDSEA 71 chez Fabrice Voillot à Charbonnat. Pour le parti d'Emmanuel Macron, Nathalie Loiseau mène la liste «Renaissance»  sur laquelle l'ex-JA Jérémy Decerle est numéro 4.
Nathalie Loiseau est tête de liste pour La République En Marche mais la vedette du jour, c'était bien Jérémy Decerle. Plus qu'un régional de l'étape dans la Saône-et-Loire en vue des élections européennes du 26 mai prochain, il a joué l'ambassadeur. Alors que la délégation sillonnait le département du nord au sud puis du sud au nord (visite du domaine viticole Dureil-Janthial à Rully le matin, déjeuner à la Maison du Charolais à Charolles le midi), c'est chez un ami de l'ancien président des Jeunes Agriculteurs que les candidats, les élus locaux et les médias se sont rendus l'après-midi avant l'incontournable meeting du soir, à Chalon-sur-Saône (lire notre article).

Un paysan qui vit l'Europe au quotidien


Élevant sur 130 hectares dans le bocage du sud Autunois des charolais allaitant destinés à l'engraissement, Fabrice Voillot a pu exposer sa vision du malaise agricole à l'ex-ministre des Affaires européennes et protester contre l'agri-bashing. Autour de Nathalie Loiseau, Jérémy Decerle donc, ainsi que Pascal Canfin, colistier transfuge d'Europe Écologie Les Verts, tendance Daniel Cohn-Bendit. Mais aussi les députés LREM Rémy Rebeyrotte et Raphaël Gauvain, le maire Modem d'Autun, Vincent Chauvet, et le référent départemental En Marche, Philippe Exertier. Sans oublier une dizaine d'agriculteurs dont le vice-président de la Chambre d'agriculture, Luc Jeannin.

En ce 19 avril 2019 , les températures sont dignes d'un début d'été plutôt que d'un milieu de printemps, la délégation s'installe sous le hangar pour le matériel agricole afin d'échanger. On parle changement climatique, biodiversité, vegans, Brexit, PAC, marchés à l'export, normes européennes, antibiotiques, glyphosate, désertification rurale, transmission d'entreprise... L'accueil est bienveillant. Si l'ancien syndicaliste sait monter des actions pour exprimer des revendications, il sait aussi se faire médiateur entre les politiques et les agriculteurs. En position éligible, il est numéro 4, il deviendra sans doute à son tour un politique après le 26 mai.

Fabrice Voillot s'est revendiqué comme un «paysan, un gamin du pays ancré dans mon territoire, et européen convaincu». Pourtant, les agriculteurs sont critiques vis-à-vis de l'Europe avec «cette notion de concurrence un peu déloyale». Selon lui, «quand on prend le bio européen, on a le sentiment que notre agriculture raisonnée, c'est quasiment les normes du bio européen». L'éleveur vit «l'Europe au quotidien» pour l'engraissement de ses bovins : «notre premier client, c'est l'Italie». Nathalie Loiseau a eu beau jeu de rebondir pour souligner sa différence : «vous avez besoin que cela continue de circuler librement, ce n'est pas forcément le projet de tout le monde».

Pas «d'écologie contre les agriculteurs»


Pour sa part, Jérémy Decerle a critiqué le maquis des aides financières aux agriculteurs : « pour savoir ce qui est une règle régionale, européenne ou franco-française pour peu qu'elle soit aussi sur-transposée, l'agriculteur dans sa cour de ferme a du mal à y voir très clair». Et de demander une simplification. Entrant dans la peau du candidat en campagne, l'ex-JA a rapidement mis en avant le programme de la liste «Renaissance» : «il faut qu'on assure le revenu des paysans, ensuite il faut mieux qu'on se protège, et ça, c'est aussi du rôle de la politique agricole commune que de mieux protéger les frontières par rapport aux produits qui viennent d'ailleurs et qui ne respectent pas les mêmes règles que nous et puis, bien sûr, relever le défi de la transition écologique et agricole qui est indispensable aussi pour répondre aux attentes des consommateurs, certes, mais pour aussi relever le défi autour des enjeux et des risques climatiques».

Luc Jeannin est revenu sur un point d'histoire : «l'ambition de nos ancêtres était de faire une Europe pour amener la paix et pour ça, c'était de réunir tous les pays qui étaient en conflit en Europe et, derrière ça, de garantir une sécurité alimentaire de son peuple. Je pense que le défi qui a été celui des agriculteurs est relevé. Maintenant, les ambitions changent, les défis se renouvellent, les attentes sociétales sont en train d'évoluer, etc.».  Le représentant de la chambre agriculture a souligné l'importance de communiquer sur ce qui va bien dans le secteur agricole pour redonner du sens au métier et «redonner aux agriculteurs la capacité d'entreprendre». Il a invité les députés européens à tenir compte de l'avis et de l'expérience des agriculteurs.

Pour Nathalie Loiseau, il s'agira de «travailler ensemble à des solutions» avec en ligne de mire les revenus des agriculteurs : «une agriculture qui protège les agriculteurs face aux crises, face à a concurrence déloyale et une agriculture qui soit accompagnée dans sa transformation» face à l'urgence climatique. Sur cet enjeu, la candidate En Marche a refusé de «faire de l'écologie contre les agriculteurs». Symbole de cette antienne, les accolades entre Pascal Canfin et Jérémy Decerle tout au long de la journée.

Jean-Christophe Tardivon