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André Accary : «Les impôts du département n’augmenteront pas»

16/11/2017 03:15Lu 2622 foisImprimer l’article
Dans une interview à creusot-infos, André Accary, président du conseil départemental évoque le débat d’orientation budgétaire programmé ce jeudi, avec un fort volume d’investissements. Avec aussi des annonces :«On n’augmentera pas les impôts en 2018»
«Le recrutement de 10 médecins qui seront salariés début 2018 est en bonne voie»
«Je vais dire au Préfet que le département ne peut pas tout faire, tout seul»
«Center Parcs : Pas de nouvelles et on n’a pas de leçons à recevoir de l’opposition»

Comment abordez-vous le débat d’orientation budgétaire pour la construction du budget 2018 du département de Saône-et-Loire ?
«Je l’aborde d’une manière beaucoup plus sereine que par le passé. On est rentré dans la période où on a remis le département sur les bons rails, avec une perspective de projets.
On n’a plus à supporter le coup des 8 millions que le précédent gouvernement nous avait enlevés. Je rappelle qu’on avait déjà à gérer les dépenses obligatoires pour les politiques de solidarité. Les 8 millions qu’on nous avait enlevés, c’était très clairement de la violence à l’adresse des départements. On n’a pas à supporter tout cela cette année, mais le ciel n’est pas pour autant bleu azur. Les efforts sont nécessaires et nous l’avions anticipé».

Les Saône-et-Loiriens verront-ils leurs impôts augmenter ?
«Non. La part départementale n’augmentera pas. Je l’avais dit quand j’avais été élu : Je ne veux pas faire appel à une hausse de la fiscalité et oui notre majorité a décidé de ne pas augmenter la fiscalité départementale».

Pour quel budget ?
«On garde le cap avec un niveau d’investissement dynamique. A côté des 40 millions consacrés au très haut débit, les investissements pèseront pour environ 80 millions. Je rappelle qu’en 2015, c’était 69 millions. Mais surtout et c’est pour moi de la première importance, on n’inscrit pas des millions d’euros d’investissements pour dire de les inscrire. Chaque semaine je veille à l’exécution et en 2016 je rappelle que nous avons atteint un taux de 98%.
Cela-dit, en 2018, je proposerai une deuxième enveloppe de projets. Nous sommes parvenus, par les économies que nous avons engagées, à dégager 1,3 million d’euros supplémentaires. C’est concrètement 18% de subventions de plus pour les investissements des communes et intercommunalités. Nous avons soutenu les appels à projets de 6,3 millions, au lieu des 5 millions prévus. Ce ne sont pas les élus locaux qui s’en plaignent».

Où en êtes-vous dans le recrutement des médecins ? Seront-ils en exercice en janvier prochain ?
«Après la dernière session, nous avons lancé une campagne de publicité dans la presse spécialisée et je suis allé dans les campus de médecine pour présenter le dispositif. Dans un second temps, nous avons adressé 45.000 lettres auprès de libéraux en Ile de France, dans le Nord et en région Rhône-Alpes. Cela a généré des rendez-vous de recrutement. Notre objectif de débuter avec le recrutement d’une dizaine de médecins au début de l’année 2018, sans crier victoire, est en bonne voie. On a des contrats signés et d’autres à signer. Je reste serein et optimiste. Mes détracteurs ont faux sur toute la ligne. Je rappelle qu’on nous disait que ça ne marcherait pas. C’est l’inverse. Ce seront plutôt des libéraux, plutôt de la région parisienne ou de la région lyonnaise. On tiendra, je le pense, les 10 recrutements sur le 1er trimestre et on met tous les moyens pour. Et l’objectif reste de recruter 30 médecins en un an. Et si un médecin demande une aide au déménagement, on le fera, même si on est critiqué pour cela».

Le Préfet va vous présenter le bilan de l’activité des services de l’Etat. Avez-vous des demandes à lui formuler ?
«Oui, le département a besoin de l’Etat pour soutenir ses agriculteurs qui occupent une place très importante en Saône-et-Loire et qui traversent des difficultés persistantes. Je considère qu’on a besoin de travailler main dans la main avec les services de l’Etat, même si on n’est pas d’accord sur tout. Et je le dis, je vois d’un très bon œil la restauration d’un dialogue de l’Etat avec notre collectivité. C’est un changement par rapport à ce que l’on a connu avant. Nos besoins sont surtout sociaux. Je vais le dire au Préfet, car le département ne peut pas tout faire tout seul, comme par exemple sur les mineurs isolés, mais aussi dans notre volonté de valoriser le maintien à domicile des personnes âgées».

Croyez-vous encore à la création d’un Center Parcs au Rousset ?
«Je n’ai pas d’éléments nouveaux. Je rappelle que le Center Parcs, Cluny 4, et le Festival de Tournus, ont été annoncés par la précédente majorité en 2012. Cluny 4 on n’a rien vu, le Festival de Tournus n’était pas viable et pour le Center Parcs c’est point mort.
Si je rappelle cela, c’est parce que je commence à être agacé sur l’accusation qui nous est adressée sur de «faux espoirs». Franchement on n’a pas de leçons à recevoir et en tout cas certainement pas des élus d’oppositions qui étaient dans l’ancienne majorité».
Recueilli par Alain BOLLERY