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OPINION : Dans les «ONS », mon candidat, c’est BENOIT

20/04/2017 18:18Lu 817 foisImprimer l’article
Dans les « ONS », mon candidat, c’est BENOIT
N’en déplaisent à l’ex secrétaire de section du PS creusotin, et à « c.ademontrer », de tous les « ons » pouvant assumer la charge présidentielle, je choisis, à rebours des pronostics et des appels au vote utile « piège à cons », Benoit HAMON.
J’exclus donc d’ores et déjà de parler de la candidate de la « paine », ou de la peine et de la haine réunies, pour me concentrer sur les candidats dits républicains.
Commençons à gauche, avec le marquis de la sortie cachée de l’Euro, qui dissimule, tel Czarlitz, le sceptre du Roi MUSKAR * , ou un mystérieux plan B si on n’acceptait pas sa vision européenne.

Le programme de Méluche aurait pourtant bien des vertus auxquelles je pourrais souscrire en matière fiscale: 14 tranches d’impôts qui finiraient enfin à redécouper le saucisson de la redistribution progressive en de plus équitables parts, ça a de la gueule. Mais son projet économique ressemble trop à la gauche qui distribue tout avant de produire, et qui gâcherait les quelques munitions de la reprise. Et comme dans la fable, une fois « la brise venue », on nous les brisera menues, avec fortes ponctions à hauteur de nos déceptions. Qui imagine le pourfendeur du capitaine de pédalo en amiral d’un vaisseau parti reconstruire une nouvelle Europe qui va de « l’Atlantique à l’Oural » ? Pour finir déposer nos derniers oripeaux chez Poutine ? Mélenchon, c’est un peu la gauche patachon, celle qui a la stratégie du doigt mouillé par grands vents…
Poursuivons au centre, au cœur, ou ailleurs, c’est selon, mais bien au fonds avec Macron, celui qui ressemble le limon, cet  « ensemble de particules de terre mêlées de débris organiques déposées au fond des étangs, des fossés ou entraînées par les eaux courantes dans les parties déclives des terrains ».  Bernanos, dans Sous le soleil de Satan invitait à remuer le limon, car, « le vice dont tu te fais honneur y a pourri depuis longtemps. » Et Alfred de Vigny calculait avec tristesse « le limon des hontes humaines déposé par l'océan des événements, vomi par ses courants invisibles ». Les deux poètes avaient vu juste. Les courants invisibles réunis en débris organiques. Remuons-les pour voir. 
Macron, le candidat de profil Renzi, mais maquillé par Lecanuet. La boule à facettes 70’s. Qui nous entraîne sur un dance floor où s’égosillent en chœur un ultralibéral dit repenti ( le mari de la Madelon), un collier de barde ravageur tirant à hue et à dia, des recalés  pompidoliens en version balladurisée ( Douste bla bla, Perben, Méhaignerie, Bayrou…), et quelques démons sans leur salsa, suivant « Vallsons 1er » dans son entreprise de rédemption, soit la trahison primaire poussée à son ultime extension. Mais juste pour se venger de la « frondaison », aurait dit un Ribery en forme et sans dribbler. Ou encore pour préfigurer d’un groupe croupion, faiseur de roi et accessoirement dépositaire de majorité introuvable ? Dans cette 4ème république de retour aux mains de la 7ème compagnie,  il ne restera plus qu’à savoir qui sera Pithiviers ou le Sergent-chef Chaudart…
« Parce que c’est notre rejet ! » de ce conglomérat hétéroclite, qui convoque sur le radeau de la confuse, au nom du seul rempart contre la marine, on répondra ainsi. Et aussi qu’il n’y rien de pire que l’indifférenciation politique. « Ni de droite, ni de gauche, mais progressiste » ? Soit la nouvelle théorie du ruissellement libéral, mais à l’envers. De haut en bas ou de bas en haut, même les plus accrocs aux éditos des Echos  savent qu’au bout du compte, ce qui ruisselle est plus la sueur que l’argent du capital redistribué. On a déjà donné, merci.  
Continuons avec le troisième « on », qui ne mérite pas plus que les rimes plates d’une chanson de Barbelivien. Fillon, filons, fuyons ! Le candidat qui nous a fait toute la revue des immondes. L’homme qui n’a de sens commun qu’au profit de sa famille. On dira bien que tout le monde a un peu tapé dans le pot de rillettes mais tout de même, avec ses 7 chefs d’inculpation, le candidat « au cuir tanné » est le premier prévenu du festival de couenne ! Non merci, on a déjà boutonné notre plus belle veste, et sans recours à un tailleur chic. Entendre ce chantre de l’Etat en faillite dire qu’il faut faire des économies, mais que lui n’arrive pas à mettre des ronds de côté avec 24 000 boules mensuelles, ça résonne quand même bien mal aux oreilles des masses laborieuses. La droite va perdre une élection imperdable, et alors ? Le suspense tiendra donc dans la litote qu’ils trouveront au NI-NI si d’aventure la Marine arrive au port du deuxième tour, en version 2017. Et quand la formule sera dévoilée, l’électeur de Gauche va se sentir comme un amant de passage en songeant à son front républicain de 2002 ou des régionales 2015. Econduit par le retour au bercail de la f(r)ange ultra-droitière, et son œil rivé sur les législatives à venir pour sauver la patrie, avec Paul Bismuth aux manettes.          
Reste donc Benoit Hamon. Une énigme. Qui rosit à mesure qu’il est trahi par les siens ou lâché par son parti, c’est selon. Et qui chute dans les sondages à chaque fois qu’il veut s’écarter du « story-telling », en expliquant ses choix. Certains amis, dont le hobereau du redressement productif battu à plate coutures dès la primaire, lui promette le score des verts puisqu’il a le « programme des écologistes ». Et le font savoir, ce qui est peu classe à vrai dire. Un soutien comme celui-là, à part le pendu pour la corde, personne n’en connait d’autre.     
Son problème est de vouloir parler à l’intelligence quand le parti qui devrait le soutenir fait chaque jour preuve qu’il en manque. Un prêche dans le désert. Un chemin de croix qui entre dans sa quatorzième et dernière station, quand « Jésus est mis dans le sépulcre. ». On lui reproche de parler des souffrances au travail, quand la seule aspiration serait d’en avoir, peu importe les conditions. On le taxe de maintenir, quoi qu’il en coûte à la nation, un dispositif d’espoir envers la jeunesse, alors qu’il faudrait que cette génération n’existe que pour reproduire les inégalités léguées par les précédentes. Il parle valeur du travail et de futur désirable. Là où quasi toutes et tous fustigent le déclin.
Mais il reste à mon égard celui qui dans les "ons" mesure ce que peut être encore une aspiration commune pour ce pays.
Alors, la seule chose utile que je puisse encore faire pour clore cette campagne de dupes « à la con » sera de lui accorder ma confiance.
Eléonore Dussud

*: relire Tintin et le Sceptre d’OTTOKAR.