dimanche 18 août 2019
Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le nouvel entraîneur de l’Elan Chalon se confie dans une interview. Il explique comment il va travailler et ses premières ambitions dans cette première période de préparation.
Alors que des maires ont le blues, le Député Rémy Rebeyrotte vient de rendre un rapport pour redonner du pouvoir aux Maires, surtout des petites communes, face à des intercommunalités parfois accusées d'une trop grande voracité…
Le Député de Saône-et-Loire veut mettre de l’huile entre les intercommunalités et les communes, pour que leurs élus soient plus reconnus et considérés.
«Des conseils des Maires se prononceront sur les grandes orientations de leur intercommunalité»
A l’occasion d’une conférence de presse, le patron du groupe SOS, dont dépend l’Hôtel-Dieu du Creusot, a affirmé plusieurs choses.
«L’établissement génère un déficit. On l’a repris pour le redresser et le relancer».
«On a dit oui pour une aide-soignante de jour et «on verra» à la fin de l’année pour une infirmière de nuit».
«Pour l’urologie, la nouvelle organisation sera sans coût supplémentaire pour les patients».
«On va avoir un bon énorme en terme de prise en charge des patients».
«Le robot sera utilisé en urologie, en chirurgie digestive et en chirurgie gynécologique».
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OPINION : «Cessons de gérer les Urgences à travers des tableurs Excel !» clament les élus de gauche au Conseil Régional

17/06/2019 09:47Lu 664 foisImprimer l’article
Communiqué :
Cessons de gérer les Urgences à travers des tableurs Excel !
Depuis plusieurs mois, les grèves se multiplient dans les services des urgences partout en France. Particulièrement suivi en Saône-et-Loire, le mouvement s’est étendu à tous les établissements du département. Mâcon, Autun, Le Creusot, Montceau-les-Mines, Paray-le-Monial, Chalon-sur-Saône, aucun hôpital n’est épargné : l’ampleur de la mobilisation est à la hauteur du malaise qui saisit l’hôpital public.
Manque chronique de personnel soignant, fermetures de lits, heures supplémentaires non-payées, pauses repas supprimées, les raisons de la colère sont connues et pourtant… Et pourtant l’hôpital public continue à être administré selon une logique uniquement budgétaire où le montant des économies l’emporte sur la qualité des soins.
Cette vision productiviste fragilise les professionnels de santé dans l’exercice même de leur mission en les contraignant à effectuer un volume d’actes toujours plus important dans un délai toujours plus réduit. Ne nous y trompons pas ! Les premières victimes de cette course à la rentabilité sont assurément les patients. A force d’être maltraité, le personnel peut devenir maltraitant.
Le personnel hospitalier ne peut plus servir de variable d’ajustement d’un système de santé arrivé à bout de souffle. Les services des urgences ne pourraient fonctionner 24h sur 24, 365 jours par an sans l’incroyable dévouement de ces hommes et femmes – infirmier.e.s, aides-soignant.e.s, brancardier.e.s, personnels techniques – qui se battent au quotidien pour une certaine idée du service public.
Les méthodes employées pour réquisitionner le personnel au milieu de la nuit, ajoutées au ton méprisant de la ministre de la Santé, Agnès Buzin, ne laissent malheureusement guère de doute sur la capacité du gouvernement à entendre la souffrance de ces personnels épuisés au bord de la rupture. Signe qui ne trompe pas, la santé était assez curieusement la grande absente de la déclaration de politique générale du Premier Ministre, Edouard Philippe.
Conscients du profond mal-être du personnel hospitalier et inquiets pour l’avenir du service public, nous, élus régionaux de gauche, soutenons sans réserve la mobilisation et appelons à une réorientation majeure de la politique de santé. Sans des moyens financiers et humains suffisants, aucun tableur Excel ne suffira pour résoudre les problèmes structurels qui touchent les urgences et l’hôpital public.
Franck CHARLIER ; Francine CHOPARD ; Jérôme DURAIN ; Laurence FLUTTAZ ; Stéphane GUIGUET ; Jean-Claude LAGRANGE ; Denis LAMARD ; Nathalie LEBLANC ; Laëtitia MARTINEZ ; Nisrine ZAÏBI.