mercredi 16 octobre 2019

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Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Dans une longue interview, la Présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté se montre marquée par les bouleversements climatiques.
«La sécheresse est une lame de fond»
Elle annonce une mobilisation exceptionnelle pour les années à venir, pour agir sur plusieurs leviers :
«La grande priorité, c’est la question climatique»
Marie-Guite Dufay confirme aussi qu’elle n’écarte absolument pas d’être candidate aux prochaines élections régionales, avec une affirmation en forme d’avertissement :
«Il faudra un rassemblement des forces de progrès pour faire barrage au Rassemblement National»
Dans une interview à creusot-infos, Le Maire du Creusot annonce qu’il sera bien candidat pour les élections municipales de mars 2020. Il explique aussi quelle liste il entend mener, sur quelles valeurs, et pourquoi.
Dans une longue interview, le Président de la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire parle sans langue de bois. Il dresse des constats, accuse, parle de l’avenir et de la question de l’eau.
Il dénonce la main des Etats-Unis derrière des associations agissantes.
«On a des agriculteurs sur les rotules et petit à petit ils se désespèrent»
«Désolé, mais un steak végétal, ce n’est pas une entrecôte»
«On met de l’eau potable dans les toilettes et on n’est pas capable de répondre à l’abreuvement de nos animaux»
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OPINION : «Mercosur, CETA : Non aux traités de libre-échange !», clame Josiane Corneloup

17/07/2019 08:09Lu 952 foisImprimer l’article
Communiqué :
Mercosur, CETA : Non aux traités de libre-échange !
Quelques jours après la signature du traité de libre-échange entre les États du Mercosur et l’Union européenne, et à quelques heures de la ratification du CETA, Josiane Corneloup, députée de Saône-et-Loire, explique son opposition à ces traités qu’elle juge contraires à l’intérêt de la France.
Comment accepter que nos concitoyens puissent consommer des viandes produites avec des farines animales, des hormones et d’autres substances phytosanitaires proscrites en Europe ?  La   ratification du CETA s’avère incompatible avec les dispositions de la loi Egalim, qui interdisent de vendre des produits ne respectant pas nos règles de production. Comment en outre justifier d'imposer toujours plus de normes aux éleveurs français, tout en ouvrant grandes nos portes à des productions agricoles qui en sont exonérées ?  Comment peut-on demander sans cesse des efforts à une profession que l’on sacrifie à chaque signature d’un traité de commerce international ? Comment le modèle familial agricole français qui compte en moyenne une petite centaine de têtes pourra-t-il affronter les parcs d’engraissement canadiens, brésiliens accueillant plusieurs dizaines de milliers de bovins ?


Avec ce nouveau traité, le Président de la République tire un trait sur les objectifs de transition énergétique arrêtés lors des États généraux de l’alimentation. Non seulement il ne faut pas accepter d’importer tous ces produits exonérés de droits de douane, mais il est impératif de les taxer à hauteur des gaz à effet de serre que leur transport génère. C’est l'avenir de nos agriculteurs et de dizaines de filières agricoles qui sont en jeu.
Ces accords remettent en cause notre modèle d'élevage français qui s’appuie sur des exploitations familiales, une qualité incommensurable, une traçabilité individuelle, et des exigences d'hygiène élevées et précises. Les usines à viande d'Amérique du Sud ou du Canada ne partagent absolument pas ce savoir-faire français, ni ses exigences. Ces accords vont submerger nos marchés de produits médiocres et dangereux. Ils vont compromettre l’avenir de nos filières agricoles et du modèle français d’élevage que nous devons impérativement préserver. N’oublions pas que ce sont ces filières qui nourrissent notre pays !  Une fois de plus, l’agriculture fait figure de variable d’ajustement dans un traité de commerce international.
Dans ma circonscription et plus largement dans toute la Saône-et-Loire, cela risque d’avoir de graves conséquences à la fois pour l’emploi, mais aussi plus globalement pour notre économie. Préserver notre agriculture, au-delà de préserver des familles, c’est veiller à préserver notre savoir-faire et la qualité de nos productions. C’est aussi lutter contre son industrialisation. Je m’opposerai donc fermement à la ratification de ce funeste traité
Josiane Corneloup
Députée de Saône-et-Loire