dimanche 18 août 2019
Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le nouvel entraîneur de l’Elan Chalon se confie dans une interview. Il explique comment il va travailler et ses premières ambitions dans cette première période de préparation.
Alors que des maires ont le blues, le Député Rémy Rebeyrotte vient de rendre un rapport pour redonner du pouvoir aux Maires, surtout des petites communes, face à des intercommunalités parfois accusées d'une trop grande voracité…
Le Député de Saône-et-Loire veut mettre de l’huile entre les intercommunalités et les communes, pour que leurs élus soient plus reconnus et considérés.
«Des conseils des Maires se prononceront sur les grandes orientations de leur intercommunalité»
A l’occasion d’une conférence de presse, le patron du groupe SOS, dont dépend l’Hôtel-Dieu du Creusot, a affirmé plusieurs choses.
«L’établissement génère un déficit. On l’a repris pour le redresser et le relancer».
«On a dit oui pour une aide-soignante de jour et «on verra» à la fin de l’année pour une infirmière de nuit».
«Pour l’urologie, la nouvelle organisation sera sans coût supplémentaire pour les patients».
«On va avoir un bon énorme en terme de prise en charge des patients».
«Le robot sera utilisé en urologie, en chirurgie digestive et en chirurgie gynécologique».
Écouter, lire, voir
> Opinion > De droite

OPINION : «Mercosur, CETA : Non aux traités de libre-échange !», clame Josiane Corneloup

17/07/2019 08:09Lu 880 foisImprimer l’article
Communiqué :
Mercosur, CETA : Non aux traités de libre-échange !
Quelques jours après la signature du traité de libre-échange entre les États du Mercosur et l’Union européenne, et à quelques heures de la ratification du CETA, Josiane Corneloup, députée de Saône-et-Loire, explique son opposition à ces traités qu’elle juge contraires à l’intérêt de la France.
Comment accepter que nos concitoyens puissent consommer des viandes produites avec des farines animales, des hormones et d’autres substances phytosanitaires proscrites en Europe ?  La   ratification du CETA s’avère incompatible avec les dispositions de la loi Egalim, qui interdisent de vendre des produits ne respectant pas nos règles de production. Comment en outre justifier d'imposer toujours plus de normes aux éleveurs français, tout en ouvrant grandes nos portes à des productions agricoles qui en sont exonérées ?  Comment peut-on demander sans cesse des efforts à une profession que l’on sacrifie à chaque signature d’un traité de commerce international ? Comment le modèle familial agricole français qui compte en moyenne une petite centaine de têtes pourra-t-il affronter les parcs d’engraissement canadiens, brésiliens accueillant plusieurs dizaines de milliers de bovins ?
Avec ce nouveau traité, le Président de la République tire un trait sur les objectifs de transition énergétique arrêtés lors des États généraux de l’alimentation. Non seulement il ne faut pas accepter d’importer tous ces produits exonérés de droits de douane, mais il est impératif de les taxer à hauteur des gaz à effet de serre que leur transport génère. C’est l'avenir de nos agriculteurs et de dizaines de filières agricoles qui sont en jeu.
Ces accords remettent en cause notre modèle d'élevage français qui s’appuie sur des exploitations familiales, une qualité incommensurable, une traçabilité individuelle, et des exigences d'hygiène élevées et précises. Les usines à viande d'Amérique du Sud ou du Canada ne partagent absolument pas ce savoir-faire français, ni ses exigences. Ces accords vont submerger nos marchés de produits médiocres et dangereux. Ils vont compromettre l’avenir de nos filières agricoles et du modèle français d’élevage que nous devons impérativement préserver. N’oublions pas que ce sont ces filières qui nourrissent notre pays !  Une fois de plus, l’agriculture fait figure de variable d’ajustement dans un traité de commerce international.
Dans ma circonscription et plus largement dans toute la Saône-et-Loire, cela risque d’avoir de graves conséquences à la fois pour l’emploi, mais aussi plus globalement pour notre économie. Préserver notre agriculture, au-delà de préserver des familles, c’est veiller à préserver notre savoir-faire et la qualité de nos productions. C’est aussi lutter contre son industrialisation. Je m’opposerai donc fermement à la ratification de ce funeste traité
Josiane Corneloup
Députée de Saône-et-Loire