lundi 18 juin 2018
Édito
Le héros de la finale de 98 est maintenant triplement dans la légende.
Questions à...
Les rendez-vous d’été seront lancés avec un spectacle très aérien. Avec aussi un nouveau lieu de programmation.
L’adjoint à la culture parle aussi de l’avenir de L’arc, de la mise en lumière du Château de la Verrerie, du projet d’installations de boites à livres.
30 associations écologistes ont fait du lobbying auprès de lui, mais Rémy Rebeyrotte n’a pas cédé aux pressions vertes sur la question du glyphosate et il s’en explique avec force d’arguments.
Le Député n’hésite pas à prendre le désherbant pour nettoyer les arguments de la nouvelle gauche sur les dotations de fonctionnement. Il parle aussi des accords possibles pour les municipales de 2020 avec un peu d’engrais pour le Grand Autunois Morvan…
Sans oublier les poules, les abattoirs, le bois et les rodéos…
Le 1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, dans une interview exclusive, revient sur la convention TER entre la Région et la SNCF, qui a ébranlé le groupe de gauche.
Il justifie le retrait de l’article 19 sur l’ouverture à la concurrence. Il évoque aussi le «baiser qui tue» de François Sauvadet en dénonçant sa posture et celle de la droite.
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OPINION : Entre Fillon, Macron, Hamon, Mélenchon mon choix est en «on»

20/04/2017 02:50Lu 1910 foisImprimer l’article
«Je le dis tout net, pas question pour moi de voter pour les extrémistes de cette campagne présidentielle que sont à l’extrême droite Madame Le Pen, et à l’extrême gauche Madame Arthaud et Monsieur Poutou.


Pas question non plus de perdre ma voix avec un petit candidat, ni non plus avec un futur petit candidat, puisque c’est bien le sort qui va être réservé à Monsieur Hamon. Il est pourtant le candidat d’un parti de Gouvernement, mais il a tellement tapé sur le Gouvernement qu’il devait soutenir, que je vois chez lui une incapacité à tenir une majorité, autant qu’à en constituer une.
Dans les candidats en «on» j’ai donc décidé de barrer Monsieur Hamon. A gauche, il en reste un vraiment affirmé. Monsieur Mélenchon. Mais je me vois mal m’engager derrière celui qui promet le «dégagisme» et qui considère que l’on peut être seulement d’accord avec lui.
Il veut trop en faire pour celles et ceux qu’il dit vouloir défendre, il est trop dans une forme de clientélisme, pour être sincère. Car Président, il sera comme les autres. Il faudra bien qu’il ouvre les yeux sur le monde et qu’il comprenne que la France n’est pas une principauté de gauche…
Ainsi donc, il en reste deux : Emmanuel Macron et François Fillon.
Le premier me plaisait plutôt, avec sa volonté de bousculer les codes, de vouloir unifier les progressistes pour remettre la France sur les rails. Oui mais voilà, il y a Robert Hue et il y a Alain Madelin parmi ses apôtres. Et franchement j’ai du mal, autant avec le premier qu’avec le deuxième. Comme j’ai du mal avec Monsieur Bayrou qui aura fait élire le seul Président qui n’aura pas pu se représenter, si l’on excepte Pompidou, emporté par la maladie.
Reste donc François Fillon. J’avoue que les affaires, ou plutôt ses affaires, m’ont un peu ébranlé. Mais je n’ai pas la mémoire courte. Je me souviens parfaitement que François Mitterrand avait embauché son fils Jean-Christophe pour s’occuper de l’Afrique. Comme le fiston, on l’appelait «papa m’a dit», je me dis qu’à défaut d’occuper un emploi fictif, ce n’est pas forcément sa réflexion personnelle qu’il mettait en lumière, mais plutôt ce qu’on lui disait de dire… Bref ne reprochons pas à Pénélope ce que l’on n’a pas reproché à Jean-Christophe.
Et puis il y a quelque chose qui me fait penser du bien de Monsieur Fillon. C’est sa capacité de résistance. Il a le cuir solide François Fillon. Il sait faire front. Et je me dis donc qu’il sera capable d’affronter les tempêtes que le prochain Président de la République aura inévitablement à affronter.
Et que de grâce, les socialistes ne nous la fassent pas sur le thème des liaisons dangereuses entre Fillon et l’argent, car en la matière, avec Bernard Tapie, amené par eux et par Mitterrand, ils ont placé la barre très très haute.
Et je me dis que si le système a autant cogné sur Monsieur Fillon, c’est sans aucun doute parce que c’est de lui que le système a le plus à craindre. CQFD.
Alors dimanche, je ne vais pas m’abstenir, et ainsi nourrir le FN. Je ne vais pas attendre le deuxième tour. Non je vais voter Fillon d’entrée, car au moins lui on sait qu’il est de droite, on sait ce qu’il veut faire, et il n’est pas ficelé par des soutiens à géométrie variable, dont il a été prémuni tant la campagne a été de haute volée contre lui. Mon candidat en «on» c’est donc Fillon».
C.ADEMONTRER