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OPINION : Charles Landre et l'utilisation de «l'étoile jaune»

16/04/2019 18:38Lu 2339 foisImprimer l’article
Communiqué :
Nausée face à ceux qui utilisent l’«étoile jaune » à des fins politiques
Ce mardi matin alors que les discours de concorde et de rassemblement se multiplient, je lis ici-même une tribune inqualifiable.
Une tribune qui attaque un responsable syndical non sur ses idées (il dénonce ce qu’il assimile à un conflit d’intérêt) mais sur ce qu’il est en l’accusant de « distribuer des étoiles jaunes » aux « sympathisants du parti présidentiel ».
Les mots ont un sens. Il provoquent chez moi dégoût et haut le cœur.
L’ « Étoile jaune » était imposée aux juifs par les nazis pour les identifier dans les zones conquises. Des juifs qui, s’ils la refusaient, étaient immédiatement déportés dans les camps de la mort. Assimiler un syndicaliste à ceux qui la « distribuaient » - c’est à dire les préfectures collaborationnistes en zone occupée, c’est à dire la barbarie nazie - est immonde.
Le faire de façon anonyme (en se réclamant d’En Marche) en dit beaucoup sur les pratiques de ces représentants locaux et ajoute à l’injure, la honte de celui qui dénonce.
Il y a quelques mois le député de la circonscription avait assimilé «Les insoumis » aux  « Croix de feu », les renvoyant à l’image trouble des années trente. Il avait déjà fait preuve à cet instant d’un comportement inacceptable.
Même pratique aujourd’hui avec l’aversion absolue pour ce texte qui fait référence au nazisme.
Ce communiqué de « marcheurs », les responsables d’ »En Marche » au Creusot doivent le dénoncer et s’en désolidariser totalement. Les élus « En Marche » de la ville, aussi. Le député de la circonscription naturellement. Le maire du Creusot évidemment. Chacun doit prendre ses responsabilités face à cette attaque inqualifiable qui me répugne profondément.
J’écris ces lignes plein d’une colère froide en pensant à tous ceux qui, après la seconde guerre mondiale, on su reconstruire notre pays. Jamais ces hommes et ces femmes d’État n’auraient accepté ces insultes. Jamais ils ne s’y sont compromis.
Il y a quelques semaines nous apprenions que le pont de la gare porterait le nom de Simone Veil. Simone Veil qui toute sa vie s’est battue pour la liberté. Simone Veil qui subit, au moment des débats sur l’IVG, l’injure au-delà du raisonnable. Simone Veil qui fût contrainte de porter l’étoile jaune, fût déportée, et qui est un des visages de l’humanité qui survécut aux camps. Qu’on accepte, par le silence, que des responsables syndicaux ou politiques, soient assimilés à ceux qui « distribuent des étoiles jaunes » ne serait pas tolérable et totalement incohérent avec le symbole humaniste qu’on veut lui donner.
Ceux qui écrivirent ce tribune ont perdu, pour un bon mot, toute forme d’honneur.
J’ai donc une pensée pour ce responsable syndical et tous ceux qui l’accompagnent. Jamais je n’accepterai qu’on puisse ainsi disqualifier un homme. Quoiqu’il défende, quelles que soient ses idées. Je sais qu’il se souviendra que Saint Exupéry écrivait dans « Pilote de guerre » : “La démagogie s'introduit quand, faute de commune mesure, le principe d'égalité s'abâtardit en principe d'identité.”.
Que l’auteur, au-delà de l’insulte, le médite.
Parfois, comme ce matin, j’ai la nausée. Elle passera. Celui qui a écrit ces lignes en aura toujours les mains sales.
Charles Landre
leader LR de l'opposition au Creusot