mercredi 18 septembre 2019

Opération Foire du Creusot :

Bénéficiez de 20% de remise sur tous vos travaux*

Pour toute commande passée entre le Samedi 14 et le Dimanche 22 Septembre

Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
Le conseil départemental est mobilisé pour les Collèges. C’est que ce le Président André Accary a annoncé, ce jeudi matin, à Montchanin, où il a fait sa rentrée des classes.
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OPINION : Villa Perrusson, culturalisation, contestation, contradictions, picaillons et projection

01/06/2016 03:11Lu 3467 foisImprimer l’article
A l’occasion du dernier conseil communautaire Mr. Jean-Luc Gisclon fit, au nom de l’opposition, une intervention sur le coût de la réhabilitation de la Villa Perrusson. Comme la contestation est de bon ton, montant au front en trublion, il avait déjà fait sensation le jeudi 17 décembre dernier lors du vote du budget 2016. Pourquoi tant de contestation et d’excitation devant un si beau lanternon ? Que de on, pour des on-dit et combien de non-dit.
A l’heure où le téléspectateur s’esbaudit devant les images souvent remarquables des sites patrimoniaux que l’émission « Des Racines et des Ailes » lui permet de découvrir, l’élu devrait se réjouir de l’annonce de l’ouverture au public en juin prochain d’un élément qualifié par la presse de majeur de notre patrimoine local. Se réjouir de pouvoir, après deux années de travaux, enfin découvrir ce qui nous est donné d’entrapercevoir depuis les grilles ou furtivement en tant que passager du TER.
S’offusquer des coûts de la réhabilitation (1,88 Million d’euros sur plusieurs exercices / voir Creusot-info) c’est oublier les retombées économiques locales générées par cet investissement ; les riverains peuvent en témoigner au regard de l’activité déployée par les nombreux ouvriers des différents corps de métier sollicités pendant deux années. En  bon gestionnaire, il ne devrait pas oublier non plus que dans une logique administrative et comptable, la communauté urbaine s’enrichit d’un bien immobilier remarquable et que la communauté des personnes s’enrichit elle d’un bien culturel qui n’a pas d’équivalent. La justification de la sauvegarde de cet édifice c’est aussi son unicité.
Mais le sujet ne fait pas consensus, c’est le moins que l’on puisse dire.
Il est arrivé également en conseil communautaire que l’opposition de droite par la voix d’un de ses membres, objecte sur le coût cette réhabilitation et dans le même temps s’étrangle sur l’abandon par la CUCM des activités du  site de l’ancienne usine céramique Vairet-Baudot de Ciry-le-Noble. Sacrebleu ! C’est à y perdre son latin et son catéchisme politique, car nous voilà dans la situation paradoxale d’une majorité de gauche qui désinvestit l’usine de la briqueterie et vante une représentation architecturale patronale. Idéologiquement le monde à l’envers. Est-ce à dire que même en matière culturelle et comme pour singer les actions du gouvernement, ce que droite rêve gauche fait ? Sauf que ces deux sites communautaires sont complémentaires. La priorité donnée à la villa Perrusson et à son jardin, sans avoir eu recours à un 49.3 local, a pour conséquence de rendre boiteuse l’histoire de l’activité céramique de notre région désormais orpheline de la partie production.
L’arène politique et ses joutes réservent parfois des surprises et sous des aspects semblant très politiques et très tranchés la réalité est toute autre. L’observateur avisé de la vie politique locale aura remarqué que le député Philippe Baumel Vice-président chargé de la coopération territoriale et du patrimoine à la CUCM, qui dès l’origine prit audacieusement le dossier de la villa Perrusson à bras le corps, a dû faire preuve d’une belle pugnacité pour défendre ce projet face à l’opposition et paradoxalement face aux réticences de sa propre majorité qui au final fait bloc, cohérence politique oblige, en défendant un projet auquel elle croit à peine utilisant, mais à voix basses, les arguments de son opposition. Attitude schizophrène qui rendrait dingo les meilleurs psys de la place.
Curieusement le coût de l’investissement pourrait être jugé excessif s’il devait s’en tenir là. Et comme en politique, comme en bien d’autres domaines, il faut toujours anticiper le jour d’après, on ne peut imaginer que ce bâtiment réhabilité avec ses décors de céramique architecturale sauvegardés ou restaurés, reste une belle coquille vide. Nul doute qu’au milieu des flonflons de la prochaine ouverture germeront dans l’esprit de quelques-uns ou quelques-unes des idées d’aménagements futurs des espaces intérieurs.
La réussite et l’avenir de ce site s’écrira aussi par un choix juste de l’affectation de ces lieux sur laquelle dès maintenant l’ensemble des élus devra réfléchir pour que des propositions judicieuses et novatrices fassent cette fois-ci consensus, écartant dadas, caprices ou toquades afin que fréquentation ne rime pas avec déception… ce qui condamna la briqueterie de Ciry le Noble et qui fit dire, en langage policé relayé par la presse, par ceux-là même qui avait imposé leur projet “le site n’a pas trouvé son public“. Alors considérons dès maintenant et en paraphrasant une ancienne publicité d’une grande marque de conserve, que pour ce monument historique “l’important, c’est (aussi) ce qu’il y a dans la boîte".
William Serein