jeudi 19 juillet 2018

50 producteurs de Mercurey pour vous servir !

Un vol en Montgolfière à gagner !

Édito
La liesse populaire, dimanche soir au Creusot, était encore plus forte qu’en 1998. Mais c’était logique. On vous explique pourquoi.
Et puis, que les aigris rangent leur venin…
Questions à...
Dans une interview fleuve à creusot-infos, Anibal Castano balance ses vérités. Sur son sport le basket, sur la Fédération, sur l'arbitrage.
Les rendez-vous d’été seront lancés avec un spectacle très aérien. Avec aussi un nouveau lieu de programmation.
L’adjoint à la culture parle aussi de l’avenir de L’arc, de la mise en lumière du Château de la Verrerie, du projet d’installations de boites à livres.
30 associations écologistes ont fait du lobbying auprès de lui, mais Rémy Rebeyrotte n’a pas cédé aux pressions vertes sur la question du glyphosate et il s’en explique avec force d’arguments.
Le Député n’hésite pas à prendre le désherbant pour nettoyer les arguments de la nouvelle gauche sur les dotations de fonctionnement. Il parle aussi des accords possibles pour les municipales de 2020 avec un peu d’engrais pour le Grand Autunois Morvan…
Sans oublier les poules, les abattoirs, le bois et les rodéos…
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Portraits de femmes : Odette Guénard, un sacré tempérament...

08/03/2018 18:00Lu 6133 foisImprimer l’article
Née en 1920 à Aigrefeuille, commune de Charmoy, dans une ferme-épicerie-auberge sur la route de La Tagnière, Odette est la 3ème d’une famille de 8 enfants, chose courante à l’époque. Les 5 kilomètres à faire à pied pour se rendre à l’école communale ne l’ont jamais perturbée, bien au contraire, elle empruntait parfois des rallonges à la place des raccourcis. Le Certificat en poche, Odette réussit le Concours des Bourses et se retrouve pensionnaire à l’école de Jeunes Filles de Charolles à 20 dans un dortoir. Passage du Brevet à Mâcon pour un fiasco général lamentable (ce sont ses mots). Adieu les études et retour à Aigrefeuille où le petit dernier venait de naître. Il y avait alors beaucoup à faire avec l’épicerie, les travaux de la ferme, les repas des chasseurs le dimanche et tout le reste.
La guerre prend fin et Odette épouse Léon en 1945. Leur fils Jean naîtra deux ans plus tard. Le couple exploite alors une ferme aux Bizots avant de prendre une épicerie rue Président Wilson où ils resteront jusqu’en 1984.  Pendant que son mari faisait la tournée des campagnes avec son camion, Odette tenait la boutique où elle a vu défiler des centaines d’ouvriers qui s’arrêtaient faire provisions avant de se rendre à l’usine toute proche. Que de poulets et de volailles à plumer également pour les dimanches et les jours de fête ! L’épicerie du quartier, c’est là que se nouaient les contacts avec les clients, un lieu de mixité sociale, dirions-nous  de nos jours.
Au décès de son mari, Odette a vécu quelques années aux Mouettes à Montchanin, mais sa décision de ne plus conduire un véhicule l’a contraint à refuser la solitude et à entrer de son plein gré à la Villa Victor Hugo en 1986. Et c’est là qu’a commencé sa seconde vie au contact des autres.
Car Odette se trouve bien dans cet univers. Elle est toujours la première à participer aux activités. Ce mercredi après-midi, elle était en plein cours de gym adaptée et jeudi matin, elle lira l’épitre à la messe de l’établissement. Toujours partante et depuis des années pour la Symphonie des Soupes ! Cette année, malgré une épaule en écharpe, elle était présente pour la confection des fleurs du char de la classe 65 et dernière prouesse, elle a littéralement séduit les étudiants des Initi’Arts dans le projet Mémoires Part’âgées. On espère la voir sur la scène du C2 le 24 mars, pourquoi pas ? Car entre temps, Odette aura fêté ses 98 printemps.
Allez, trois petites anecdotes pour terminer. Odette a longtemps participé à la dictée de Bernard Pivot. Elle a plusieurs fois pris seule le TGV pour se rendre chez ses enfants à Paris et il lui est même arrivé de rentrer en stop de Montchanin au Creusot à cause d’un bus manqué. 92 ans, le conducteur n’en revenait pas. Il l’a raccompagnée bien volontiers jusqu’à la porte de sa chère Villa Victor Hugo.
J.S.