mercredi 26 septembre 2018

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Édito
Ce n’est pas parce que son retentissement médiatique est énorme, qu’il convient de juger l’affaire Benalla à un niveau supérieur de ce qu’elle est et représente.
De quoi s’agit-il ? D’un garçon qui s’est cru plus fort que les autres, parce qu’il était dans le cercle rapproché de la sécurité du Président de la République.
Questions à...
Dans une interview, Michel Neugnot, 1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, fait le point après la rentrée des classes. Le nombre de dossiers «à problèmes» liés aux transports a été divisé par deux.
La gratuité du transport scolaire sera de mise à la rentrée 2019, mais peut-être avec des frais de dossier.
Le Président de la FFR était présent samedi au Parc des sports lors de la journée découverte du rugby féminin organisée par le club des Tigresses. Il était accompagné d'Annick Hayraud, Manager de l'équipe de France féminine
A l’occasion d’une conférence de presse de rentrée, le Président du conseil départemental de Saône-et-Loire a annoncé une santé olympique pour le recrutement des médecins.
«Le Creusot a vocation à devenir le 5ème pôle»
«45 antennes vont être ouvertes sur tout le département»
«A Mâcon je veux ouvrir un centre en association avec la faculté de médecine»
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Portraits de femmes : Odette Guénard, un sacré tempérament...

08/03/2018 18:00Lu 6572 foisImprimer l’article
Née en 1920 à Aigrefeuille, commune de Charmoy, dans une ferme-épicerie-auberge sur la route de La Tagnière, Odette est la 3ème d’une famille de 8 enfants, chose courante à l’époque. Les 5 kilomètres à faire à pied pour se rendre à l’école communale ne l’ont jamais perturbée, bien au contraire, elle empruntait parfois des rallonges à la place des raccourcis. Le Certificat en poche, Odette réussit le Concours des Bourses et se retrouve pensionnaire à l’école de Jeunes Filles de Charolles à 20 dans un dortoir. Passage du Brevet à Mâcon pour un fiasco général lamentable (ce sont ses mots). Adieu les études et retour à Aigrefeuille où le petit dernier venait de naître. Il y avait alors beaucoup à faire avec l’épicerie, les travaux de la ferme, les repas des chasseurs le dimanche et tout le reste.
La guerre prend fin et Odette épouse Léon en 1945. Leur fils Jean naîtra deux ans plus tard. Le couple exploite alors une ferme aux Bizots avant de prendre une épicerie rue Président Wilson où ils resteront jusqu’en 1984.  Pendant que son mari faisait la tournée des campagnes avec son camion, Odette tenait la boutique où elle a vu défiler des centaines d’ouvriers qui s’arrêtaient faire provisions avant de se rendre à l’usine toute proche. Que de poulets et de volailles à plumer également pour les dimanches et les jours de fête ! L’épicerie du quartier, c’est là que se nouaient les contacts avec les clients, un lieu de mixité sociale, dirions-nous  de nos jours.
Au décès de son mari, Odette a vécu quelques années aux Mouettes à Montchanin, mais sa décision de ne plus conduire un véhicule l’a contraint à refuser la solitude et à entrer de son plein gré à la Villa Victor Hugo en 1986. Et c’est là qu’a commencé sa seconde vie au contact des autres.
Car Odette se trouve bien dans cet univers. Elle est toujours la première à participer aux activités. Ce mercredi après-midi, elle était en plein cours de gym adaptée et jeudi matin, elle lira l’épitre à la messe de l’établissement. Toujours partante et depuis des années pour la Symphonie des Soupes ! Cette année, malgré une épaule en écharpe, elle était présente pour la confection des fleurs du char de la classe 65 et dernière prouesse, elle a littéralement séduit les étudiants des Initi’Arts dans le projet Mémoires Part’âgées. On espère la voir sur la scène du C2 le 24 mars, pourquoi pas ? Car entre temps, Odette aura fêté ses 98 printemps.
Allez, trois petites anecdotes pour terminer. Odette a longtemps participé à la dictée de Bernard Pivot. Elle a plusieurs fois pris seule le TGV pour se rendre chez ses enfants à Paris et il lui est même arrivé de rentrer en stop de Montchanin au Creusot à cause d’un bus manqué. 92 ans, le conducteur n’en revenait pas. Il l’a raccompagnée bien volontiers jusqu’à la porte de sa chère Villa Victor Hugo.
J.S.