vendredi 21 septembre 2018

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Édito
Ce n’est pas parce que son retentissement médiatique est énorme, qu’il convient de juger l’affaire Benalla à un niveau supérieur de ce qu’elle est et représente.
De quoi s’agit-il ? D’un garçon qui s’est cru plus fort que les autres, parce qu’il était dans le cercle rapproché de la sécurité du Président de la République.
Questions à...
Dans une interview, Michel Neugnot, 1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, fait le point après la rentrée des classes. Le nombre de dossiers «à problèmes» liés aux transports a été divisé par deux.
La gratuité du transport scolaire sera de mise à la rentrée 2019, mais peut-être avec des frais de dossier.
Le Président de la FFR était présent samedi au Parc des sports lors de la journée découverte du rugby féminin organisée par le club des Tigresses. Il était accompagné d'Annick Hayraud, Manager de l'équipe de France féminine
A l’occasion d’une conférence de presse de rentrée, le Président du conseil départemental de Saône-et-Loire a annoncé une santé olympique pour le recrutement des médecins.
«Le Creusot a vocation à devenir le 5ème pôle»
«45 antennes vont être ouvertes sur tout le département»
«A Mâcon je veux ouvrir un centre en association avec la faculté de médecine»
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Portraits de femmes : La peinture très gaie de Sandrine Gay

08/03/2018 16:00Lu 6128 foisImprimer l’article
Quand on a du talent, on n’est pas obligé de passer par une école. C’est ainsi. Ce n’est certainement pas coupable. C’est un peu irritant pour celles et ceux qui dessinent une patate quand ils veulent faire un cochon, et inversement. Sandrine Gay, dans l’univers de la peinture, est une parfaite autodidacte. Songez qu’elle avait 16 ans, qu’elle était toujours un peu ado, quand elle a fait sa première expo.
«Oui j’ai appris de moi même, parce que j’adorais peindre». Et cette envie elle l’a chevillée au corps. Auxiliaire à la bibliothèque de Montchanin, Sandrine Gay n’a pas mis longtemps à faire de la peinture son métier. Elle a commencé à donner des cours aux enfants. Ils étaient d’abord des parties de rigolade. Car si on préfère les toiles heureuses et joyeuses, autant savoir rigoler de tout.
C’était il y a plus de 20 ans et ses premiers élèves en conservent des souvenirs émus et indélébiles. Car Sandrine pensait à tout. Y compris à faire venir le photographe Philippe Chatonnier, chargé de tirer de vrais portraits. Avec pourquoi pas de la peinture sur les mains, les joues ou le nez, car rien n’était interdit.
Après les enfants, Sandrine Gay a ouvert des cours adultes. A des adeptes de peinture qui pour beaucoup auraient pu être sa maman.
A toutes et à tous, petits et grands, elle transmet sa passion, sa bonne humeur aussi. Même s’il y a des exceptions, il est très clair que les peintures des élèves sont aussi gaies, lumineuses et joyeuses, que l’est Sandrine Gay.
«La peinture a cela de formidable qu’elle permet à des gens de sortir ce qu’ils ont en eux, ce qu’ils ne peuvent pas exprimer avec la parole», juge-t-elle. «Avec juste ce qu’il faut de conseils, on arrive à des travaux qui sont géniaux».
L’artiste peintre en convient : «Oui c’est vrai, mes peintures sont heureuses. Mais ça a toujours été. J’aime ce qui est positif, ce qui est gai, ce qui est joyeux. C’est ma marque de fabrique, mon ADN». Comme pour mieux surmonter les épreuves de la vie.
Les amateurs connaissent ses fleurs et ses compositions florales, ses paysages qui donnent envie, ses terrasses on aimerait partager un verre. L’ensemble elle le cultive, «avec toujours des vaches charolaises».
Et quoi de neuf ? «Depuis un certain temps, je travaille un peu plus sur les personnages, que j’avais déjà inclus dans mes terrasses. J’aime peindre les gens en situation». On pourra les découvrir à sa prochaine exposition. En attendant ses cours sont ouverts le lundi, le mardi et le mercredi, au couvent des ursulines à Montcenis. Pas besoin d’emmener des mouchoirs. Ou plutôt si, pour essuyer des larmes de rires.
Alain BOLLERY
(Photos Manon BOLLERY)

La prochaine exposition de Sandrine Gay aura lieu du 24 au 29 avril à la galerie d’art du Château de la Verrerie au Creusot