dimanche 27 mai 2018

La fête des Mères c’est ce Dimanche 27 Mai

Retrouvez un large choix de fleurs coupées et de compositions florales au gré de vos envies

Édito
creusot-infos l’avait annoncé : Cette semaine serait celle de tous les dangers pour Marie-Guite Dufay, qui a calé en rase campagne avant de se mettre en marche arrière. Sa majorité, au-delà des apparences d’unité, est durablement ébranlée.
Questions à...
Alors que le championnat se termine, Dominique Juillot se livre dans une interview vérité. Il se projette dans l’avenir et dessine ce que devra être l’Elan Chalon 2018/2019. Avec des jeunes. Avec, pourquoi pas, un retour de John Roberson…
Le tourisme en Saône-et-Loire est sur un vent porteur. 2018 sera d’abord l’année du vélo et 2019 sera l’année de l’œnotourisme annonce Elisabeth Roblot, dans une interview à creusot-infos.
L’ancien Ministre sera ce mercredi à Mâcon pour une visite d’expertise. Il se confie dans une interview à creusot-infos :
«André Accary a eu raison de lancer le recrutement de médecins»
«RCEA : On a perdu de belles années»
«Je soutiens la réforme de la SNCF. L’ouverture des lignes à la concurrence est une bonne chose»
Écouter, lire, voir
> MEDIAS > Médias

Portraits de femmes : La peinture très gaie de Sandrine Gay

08/03/2018 16:00Lu 5134 foisImprimer l’article
Quand on a du talent, on n’est pas obligé de passer par une école. C’est ainsi. Ce n’est certainement pas coupable. C’est un peu irritant pour celles et ceux qui dessinent une patate quand ils veulent faire un cochon, et inversement. Sandrine Gay, dans l’univers de la peinture, est une parfaite autodidacte. Songez qu’elle avait 16 ans, qu’elle était toujours un peu ado, quand elle a fait sa première expo.
«Oui j’ai appris de moi même, parce que j’adorais peindre». Et cette envie elle l’a chevillée au corps. Auxiliaire à la bibliothèque de Montchanin, Sandrine Gay n’a pas mis longtemps à faire de la peinture son métier. Elle a commencé à donner des cours aux enfants. Ils étaient d’abord des parties de rigolade. Car si on préfère les toiles heureuses et joyeuses, autant savoir rigoler de tout.
C’était il y a plus de 20 ans et ses premiers élèves en conservent des souvenirs émus et indélébiles. Car Sandrine pensait à tout. Y compris à faire venir le photographe Philippe Chatonnier, chargé de tirer de vrais portraits. Avec pourquoi pas de la peinture sur les mains, les joues ou le nez, car rien n’était interdit.
Après les enfants, Sandrine Gay a ouvert des cours adultes. A des adeptes de peinture qui pour beaucoup auraient pu être sa maman.
A toutes et à tous, petits et grands, elle transmet sa passion, sa bonne humeur aussi. Même s’il y a des exceptions, il est très clair que les peintures des élèves sont aussi gaies, lumineuses et joyeuses, que l’est Sandrine Gay.
«La peinture a cela de formidable qu’elle permet à des gens de sortir ce qu’ils ont en eux, ce qu’ils ne peuvent pas exprimer avec la parole», juge-t-elle. «Avec juste ce qu’il faut de conseils, on arrive à des travaux qui sont géniaux».
L’artiste peintre en convient : «Oui c’est vrai, mes peintures sont heureuses. Mais ça a toujours été. J’aime ce qui est positif, ce qui est gai, ce qui est joyeux. C’est ma marque de fabrique, mon ADN». Comme pour mieux surmonter les épreuves de la vie.
Les amateurs connaissent ses fleurs et ses compositions florales, ses paysages qui donnent envie, ses terrasses on aimerait partager un verre. L’ensemble elle le cultive, «avec toujours des vaches charolaises».
Et quoi de neuf ? «Depuis un certain temps, je travaille un peu plus sur les personnages, que j’avais déjà inclus dans mes terrasses. J’aime peindre les gens en situation». On pourra les découvrir à sa prochaine exposition. En attendant ses cours sont ouverts le lundi, le mardi et le mercredi, au couvent des ursulines à Montcenis. Pas besoin d’emmener des mouchoirs. Ou plutôt si, pour essuyer des larmes de rires.
Alain BOLLERY
(Photos Manon BOLLERY)

La prochaine exposition de Sandrine Gay aura lieu du 24 au 29 avril à la galerie d’art du Château de la Verrerie au Creusot