lundi 21 janvier 2019
Édito
La Présidente a choisi le réseau social, dénoncé pourtant pour la violence de ses commentaires, pour présenter ses vœux. C’est bien plus que paradoxal.
Questions à...
Le Député de Saône-et-Loire au cours d’une conférence de presse a parlé «gilets jaunes» mais aussi fait le point sur les engagements tenus du Gouvernement. ACTUALISE
Le vice-président du Conseil Régional se confie sur le budget économie de la Bourgogne-Franche-Comté, «au service de toutes les entreprises».
A l'occasion de la session plénière du Conseil Régional consacrée au vote du budget, la question des transports, le premier budget de la Région, a constitué une grande par des discussions. Et l'imbroglio autour de la hausse des tarifs des abonnements TER a masqué d'autres aspect de cette compétence. Le premier vice-président revient pour Infos-Dijon sur les grandes lignes du budget transports 2019 de la Bourgogne-Franche-Comté.
Écouter, lire, voir
> MEDIAS > Médias

Portraits de femmes : La peinture très gaie de Sandrine Gay

08/03/2018 16:00Lu 7889 foisImprimer l’article
Quand on a du talent, on n’est pas obligé de passer par une école. C’est ainsi. Ce n’est certainement pas coupable. C’est un peu irritant pour celles et ceux qui dessinent une patate quand ils veulent faire un cochon, et inversement. Sandrine Gay, dans l’univers de la peinture, est une parfaite autodidacte. Songez qu’elle avait 16 ans, qu’elle était toujours un peu ado, quand elle a fait sa première expo.
«Oui j’ai appris de moi même, parce que j’adorais peindre». Et cette envie elle l’a chevillée au corps. Auxiliaire à la bibliothèque de Montchanin, Sandrine Gay n’a pas mis longtemps à faire de la peinture son métier. Elle a commencé à donner des cours aux enfants. Ils étaient d’abord des parties de rigolade. Car si on préfère les toiles heureuses et joyeuses, autant savoir rigoler de tout.
C’était il y a plus de 20 ans et ses premiers élèves en conservent des souvenirs émus et indélébiles. Car Sandrine pensait à tout. Y compris à faire venir le photographe Philippe Chatonnier, chargé de tirer de vrais portraits. Avec pourquoi pas de la peinture sur les mains, les joues ou le nez, car rien n’était interdit.
Après les enfants, Sandrine Gay a ouvert des cours adultes. A des adeptes de peinture qui pour beaucoup auraient pu être sa maman.
A toutes et à tous, petits et grands, elle transmet sa passion, sa bonne humeur aussi. Même s’il y a des exceptions, il est très clair que les peintures des élèves sont aussi gaies, lumineuses et joyeuses, que l’est Sandrine Gay.
«La peinture a cela de formidable qu’elle permet à des gens de sortir ce qu’ils ont en eux, ce qu’ils ne peuvent pas exprimer avec la parole», juge-t-elle. «Avec juste ce qu’il faut de conseils, on arrive à des travaux qui sont géniaux».
L’artiste peintre en convient : «Oui c’est vrai, mes peintures sont heureuses. Mais ça a toujours été. J’aime ce qui est positif, ce qui est gai, ce qui est joyeux. C’est ma marque de fabrique, mon ADN». Comme pour mieux surmonter les épreuves de la vie.
Les amateurs connaissent ses fleurs et ses compositions florales, ses paysages qui donnent envie, ses terrasses on aimerait partager un verre. L’ensemble elle le cultive, «avec toujours des vaches charolaises».
Et quoi de neuf ? «Depuis un certain temps, je travaille un peu plus sur les personnages, que j’avais déjà inclus dans mes terrasses. J’aime peindre les gens en situation». On pourra les découvrir à sa prochaine exposition. En attendant ses cours sont ouverts le lundi, le mardi et le mercredi, au couvent des ursulines à Montcenis. Pas besoin d’emmener des mouchoirs. Ou plutôt si, pour essuyer des larmes de rires.
Alain BOLLERY
(Photos Manon BOLLERY)

La prochaine exposition de Sandrine Gay aura lieu du 24 au 29 avril à la galerie d’art du Château de la Verrerie au Creusot